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La “Non-Violence” – De Gandhi à la CIA

Qu’est-ce que la Non-Violence?

Les évène­ments de ces derniers mois, de ces dernières semaines, sont riches en affron­te­ments entre poli­ciers et mani­fes­tants, et l’Hexa­gone n’est pas le seul pays touché par ces heurts. En France, le projet du barrage de Sivens a récem­ment fait parler de lui, avec la mort de Rémi Fraisse, lors “d’af­fron­te­ments” avec des gendarmes mobiles; il y a la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, où poli­ciers et autres repré­sen­tants des forces de l’ordre sont régu­liè­re­ment en conflit avec les oppo­sants à la construc­tion de l’aé­ro­port (le site Repor­terre propose un excellent dossier pour suivre l’af­faire). Au Mexique, l’enlè­ve­ment en septembre des 43 étudiants d’Ayot­zi­napa (qui se sont proba­ble­ment fait tuer) a joué le rôle de cata­ly­seur dans un pays en proie à une corrup­tion qui a, depuis de nombreuses années, gangréné tout l’ap­pa­reil étatique. Depuis, de nombreuses mani­fes­ta­tions ont régu­liè­re­ment lieu, avec de nombreux débor­de­ments, et des violences poli­cières comme popu­laires.

C’est donc l’oc­ca­sion de reve­nir sur un concept contro­versé, et dont bien des aspects sont passés sous silence.


Quand on regarde la défi­ni­tion Wiki­pé­dia de la Non-Violence, on trouve:

  • La non-violence est une philo­so­phie qui délé­gi­ti­mise la violence, promeut une atti­tude de respect de l’autre dans le conflit et une stra­té­gie d’ac­tion poli­tique pour combattre les injus­tices.

Le site web latou­pie.org en donne la défi­ni­tion suivante:

  • La non-violence est la philo­so­phie, l’at­ti­tude poli­tique de ceux qui rejettent l’uti­li­sa­tion de la violence dans la réso­lu­tion des conflits. Les parti­sans de la non-violence ont recours à des moyens paci­fiques pour promou­voir leurs idées, combattre une injus­tice ou pour résis­ter à une agres­sion. Ils prônent le respect de l’ad­ver­saire et des luttes qui ne portent pas atteinte à son inté­grité physique ou morale. […]
    Elle a été popu­la­ri­sée au début des années 1920 par Gandhi (1869–1948) pour la libé­ra­tion de l’Inde de la tutelle anglaise et l’abo­li­tion des castes. […]

On en revient souvent à Gandhi, qui serait donc un apôtre de la non-violence.

Pour lui:

  • La non-violence ce n’est pas simple­ment ne pas être violent; c’est aussi agir posi­ti­ve­ment pour résis­ter à l’op­pres­sion et faire naitre le chan­ge­ment.

Il y a prin­ci­pa­le­ment deux raisons pour lesquelles j’écris cet article ; la première c’est la diffé­rence entre ce que Gandhi enten­dait par non-violence (et par exten­sion ce qu’il pensait de la violence), et ce qu’en­tendent par non-violence certains de ses parti­sans d’aujourd’­hui (et par exten­sion ce qu’ils pensent de la violence). La seconde raison, c’est l’uti­li­sa­tion de la non-violence par certaines orga­ni­sa­tions de propa­gande (euphé­misme) améri­caines, un fait complè­te­ment ignoré du grand public, car occulté par les prin­ci­paux médias d’in­for­ma­tions.

L’ONU sur Gandhi et la non-violence:

  • Toute sa vie durant, Gandhi est demeuré convaincu du bien-fondé de la non-violence, même dans des condi­tions oppres­sives et face à des diffi­cul­tés appa­rem­ment insur­mon­tables.

Le site web de l’ONU explique aussi que:

  • Le profes­seur Gene Sharp, grand spécia­liste de la résis­tance non-violente, utilise la défi­ni­tion suivante dans son livre The Poli­tics of Nonviolent Action (Les poli­tiques de l’ac­tion non-violente) :
    « L’ac­tion non-violente est une tech­nique grâce à laquelle ceux qui rejettent la passi­vité et la soumis­sion, et qui consi­dèrent que la lutte est essen­tielle, peuvent livrer leur combat sans recou­rir à la violence. L’ac­tion non-violente ne cherche pas à éviter ou à igno­rer les conflits. C’est une façon de répondre à la ques­tion de savoir comment mener une action poli­tique effi­cace, et de savoir en parti­cu­lier comment utili­ser ses pouvoirs avec effi­ca­cité ».

Rete­nez le nom de ce profes­seur, nous y revien­drons plus tard.


Gandhi

Gandhi est consi­déré dans le monde entier, aux yeux du grand public, comme l’apôtre de la non-violence. Et son nom est bien souvent utilisé lors de discus­sions, de débats, pour s’op­po­ser à toute idée violente.Un excellent article de Fakir, s’in­té­resse à des passages moins connus de la vie de Gandhi, extraits:

  • D’abord, la guerre des Boers entre 1899 et 1902. Gandhi réside alors en Afrique du Sud, où il dirige le Natal Indian Congress. Avec ses parti­sans, il incite alors les Indiens à rejoindre les troupes de l’Em­pire britan­nique qui affrontent les Boers, les colons hollan­dais. C’est volon­tai­re­ment qu’ils prennent part au conflit, et ils en seront même déco­rés. Par sa fidé­lité, Gandhi espère séduire le gouver­ne­ment britan­nique, obte­nir l’in­dé­pen­dance avec sa béné­dic­tion. Il déclare alors : « Notre devoir ordi­naire en tant que sujets n’est pas de cher­cher le mérite mili­taire mais, lorsque la guerre a effec­ti­ve­ment éclaté, de prêter main-forte dans la limite de nos moyens.  » Pour lui, « la passi­vité » des Indiens aurait été « crimi­nelle », et se féli­cite donc qu’une « splen­dide et nombreuse divi­sion d’en­vi­ron onze mille Indiens a quitté Durban pour le front ».

  • Il est diffi­cile de conce­voir une telle atti­tude comme un modèle de non-violence ! Plus fort encore, Gandhi exprima de l’ad­mi­ra­tion non seule­ment pour les quali­tés mili­taires des Anglais, «  qui se battaient vaillam­ment sur le champ de bataille », mais égale­ment pour celles de l’en­nemi : « Chaque boer est un bon combat­tant » et « ils n’ont pas besoin d’en­traî­ne­ment inten­sif, car le combat est une carac­té­ris­tique de toute leur nation  ». De manière simi­laire, lorsqu’ils voient leur liberté mena­cée, ils sont prêts à «  se battre comme un seul homme », « vaillam­ment  ». Les femmes sont quali­fiées de « coura­geuses » et ont démon­tré qu’elles « n’avaient pas peur du veuvage et refu­saient de se perdre à penser au futur ». La violence n’est pas condam­née, mais devient syno­nyme de courage et d’hé­roïsme, hono­rée indé­pen­dam­ment des objec­tifs pour­sui­vis – et alors même que cette violence était infli­gée à une popu­la­tion entière, femmes comprises.
  • Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Gandhi s’en­gage à recru­ter cinq cent mille hommes pour l’ar­mée britan­nique. Il s’ac­tive avec une telle ferveur qu’il écrit au secré­taire privé du vice-roi : « J’ai dans l’idée que si je deve­nais votre recru­teur en chef, je ferais pleu­voir des hommes sur vous. » Mais ses compa­triotes sont réti­cents à l’idée de se battre, voire de mourir, pour servir les inté­rêts de la puis­sance colo­niale. Aussi, il les sermonne : «  Nous sommes consi­dé­rés comme un peuple lâche. Si nous voulons faire mentir ce reproche, il nous faut apprendre l’usage des armes.  » À une autre occa­sion, il déclare : « Si l’Em­pire périt, avec lui péri­ront nos espoirs chéris.  » Et sa propa­gande fonc­tionne : « à l’au­tomne 1914, envi­ron un tiers des effec­tifs britan­niques en France étaient d’ori­gine indienne  », et vers la fin de la guerre, un million d’In­diens avaient combattu après avoir effec­tué un long périple. Grâce à ses efforts, égale­ment, ces soldats « n’étaient pas des conscrits réti­cents mais se montraient tous volon­taires et enthou­siastes ».

À cela nous pouvons ajou­ter quelques cita­tions tirées de ses livres ou de ses discours:

  • Il vaut mieux être violent, si la violence est dans nos cœurs, que de se réfu­gier derrière la non-violence pour camou­fler notre impuis­sance. La violence est toujours préfé­rable à l’im­puis­sance. L’es­poir de deve­nir non-violent existe l’homme violent. Il n’y a pas d’es­poir pour l’im­puis­sant.
  • Celui qui ne peut se proté­ger lui, ou ses proches, ou leur honneur, en affron­tant la mort non-violem­ment, peut et doit se servir de la violence contre son oppres­seur. Celui qui ne peut faire ni l’un ni l’autre est un fardeau.
  • Si la possi­bi­lité de légi­time défense non-violente est manquante, il ne doit y avoir aucune hési­ta­tion à user de moyens violents.
  • Quand la violence sert à se défendre, ou à défendre les dému­nis, elle est un acte de bravoure incom­pa­rable à une lâche soumis­sion.

Rappe­lons, bien évidem­ment, que Gandhi était en premier lieu toujours favo­rable à la non-violence, qu’il consi­dé­rait comme la plus effi­cace des formes de lutte.

Mais si la plupart des occi­den­taux connaissent Gandhi, qui a entendu parler d’Am­bed­kar? Gandhi était un défen­seur des castes indiennes, contrai­re­ment à Ambed­kar, et qui a entendu parler de Baghat Singh? Un révo­lu­tion­naire indien aux méthodes plus radi­cales, qui fut presque aussi connu que Gandhi en Inde, mais aujourd’­hui tombé dans l’ou­bli…

Les gouver­ne­ments préfèrent négo­cier avec les plus modé­rés, les plus à même d’ac­cep­ter des compro­mis, et les mettre en avant, les décla­rer leader des mouve­ments d’op­po­si­tions, ainsi Gandhi fut choisi, à l’ins­tar de Martin Luther King Jr, qui fut bien plus mis en avant par les médias, par l’his­toire offi­cielle, que Malcolm X.


Autres critiques de la non-violence

Léon Trotski, Frantz Fanon, Rein­hold Niebuhr, Subhash Chan­dra Bose, George Orwell, Ward Chur­chill et Malcolm X étaient de fervents critiques de la non-violence, soute­nant de maintes façons que la non-violence et le paci­fisme sont des tenta­tives d’im­po­ser au prolé­ta­riat la morale de la bour­geoi­sie, que la violence est un accom­pa­gne­ment néces­saire au chan­ge­ment révo­lu­tion­naire, ou que le droit à la légi­time défense est fonda­men­tal.

GEORGE ORWELL

George Orwell (ci-dessus) écri­vait :

  • Le Paci­fisme est objec­ti­ve­ment pro-fasciste. Le dire n’est que faire preuve de sens commun élémen­taire. Si vous entra­vez l’ef­fort de guerre d’un côté, vous aidez auto­ma­tique­ment celui de l’autre camp.”

Durant les années 1960, pendant les répres­sions violentes des mouve­ments radi­caux noir améri­cains aux États-Unis, George Jack­son, membre des Black Panther, dit des méthodes non-violentes de Martin Luther King, Jr.:

  • « Le concept de non-violence est un faux idéal. Il présup­pose l’exis­tence de la compas­sion et d’un sens de la justice de la part de l’ad­ver­saire. Lorsque cet adver­saire a tout à perdre et rien à gagner en faisant preuve de justice et de compas­sion, sa réac­tion ne peut être que néga­tive. »

Malcolm X s’est égale­ment opposé aux leaders de la lutte noir-améri­caine pour les droits civiques sur la ques­tion de la non-violence, en soute­nant que la violence n’est pas à exclure si aucune autre solu­tion n’existe : « Je crois que c’est un crime pour quiconque est bruta­lisé que de conti­nuer à accep­ter cette bruta­lité sans faire quelque chose pour se défendre. »

Lance Hill critique la non-violence en tant que stra­té­gie inef­fi­cace et soutient que l’auto-défense de noirs armés et la violence civile ont plus moti­vés la réforme des droits civiques que les appels paci­fiques à la morale et la raison (voir Lance Hill Diacres de la Défense).

Dans son livre Comment la non-violence protège l’État, l’anar­chiste Peter Gelder­loos critique et défi­nit la non-violence comme étant inef­fi­cace, raciste, étatique, patriar­cale, tactique­ment et stra­té­gique­ment infé­rieure à l’ac­ti­visme mili­tant, et bercée d’illu­sions. Gelder­loos affirme que l’his­toire tradi­tion­nelle dissi­mule l’im­pact réel de la non-violence, en igno­rant l’im­pli­ca­tion des mili­tants dans des mouve­ments tels que le mouve­ment pour l’in­dé­pen­dance de l’Inde et le mouve­ment des droits civiques et donnant une fausse image de Gandhi et de Martin Luther King, en les décri­vant comme étant les mili­tants les plus actifs de ces mouve­ments. Il soutient de plus que la non-violence est géné­ra­le­ment prônée par les blancs privi­lé­giés qui s’at­tendent à ce que les « personnes oppri­mées, qui sont pour beau­coup des personnes de couleur, souffrent patiem­ment sous une violence de plus en plus forte, jusqu’à ce que le Père Blanc soit influencé par les reven­di­ca­tions du mouve­ment ou que les paci­fistes parviennent à réunir une légen­daire « masse critique » ».


La non-violence instru­men­ta­li­sée?

 

Le site Réseau Voltaire (que je n’ap­pré­cie pas parti­cu­liè­re­ment, mais qui fut le seul à soule­ver des FAITS impor­tants et trop mécon­nus…) explique, dans un article de 2007, rédigé par Thierry Meys­san, comment la non-violence, étudiée et érigée au rang de doctrine par le profes­seur Gene Sharp, que cite l’ONU (voir le début de cet article), a été instru­men­ta­li­sée.

Le profes­seur Gene Sharp est le fonda­teur de l’Albert Einstein Insti­tu­tion, une asso­cia­tion à but non lucra­tif spécia­li­sée dans l’étude des méthodes de résis­tance non-violente dans les conflits. Les buts de l’Al­bert Einstein Insti­tu­tion sont la défense de la liberté et de la démo­cra­tie, et la réduc­tion de la violence par l’ac­tion non-violente.

Là ou ça se complique, c’est quand on lit sur sa page wiki­pé­dia:

“Des attaques malveillantes ont accusé Gene Sharp et son insti­tu­tion de travailler pour la CIA et le gouver­ne­ment améri­cain. Ces accu­sa­tions sont fausses et relèvent de théo­ries du complot comme l’a démon­tré un cher­cheur indé­pen­dant, Stephen Zunes.”

Mais qui est ce “cher­cheur indé­pen­dant” Stephen Zunes?

->> Il s’avère être un des membres diri­geants de l’ICNC (Inter­na­tio­nal Center on NonViolent Conflict). Cette orga­ni­sa­tion privée est prin­ci­pa­le­ment finan­cée par les capi­taux person­nels de Peter Acker­man, son président fonda­teur.

ackermanPeter ACKERMAN

Peter Acker­man est un ancien banquier, colla­bo­ra­teur de Michael Milken à propos de Mica­hel Milken: une enquête pour délit d’ini­tié amena à sa mise en examen pour 98 chefs d’in­cul­pa­tion de fraude en 1989. Après un accord, Michael Milken fut condamné à dix ans de prison, mais en fit moins de deux. Il entre­prit ensuite une campagne de rela­tions publiques pour mettre en avant son rôle d’in­no­va­teur dans la finance, et fit des dons cari­ta­tifs. Peter Acker­man a été direc­teur de la banque d’af­faires Drexel Burn­ham Lambert, qui a fait faillite sous sa direc­tion…

Peter Acker­man est aussi membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’Albert Einstein Insti­tu­tion

L’ac­tuel direc­teur de l’ICNC, Jack DuVall, a fondé, avec un ancien direc­teur de la CIA, R. James Wool­sey, Jr, l’ins­ti­tut Arling­ton, un think-tank à but non-lucra­tif, qui étudie les pers­pec­tives futures de l’hu­ma­nité (…).

En bref, des gens très honnêtes et tous très indé­pen­dants.

Reve­nons donc à la Albert Einstein Foun­da­tion, dont la doctrine et les thèses non-violentes sont mises en avant par l’ONU. En décembre 2007, sa direc­trice exécu­tive, Jamila Raqib, a écrit que:

“Les allé­ga­tions de finan­ce­ment de l’ins­ti­tu­tion Albert Einstein par n’im­porte quel organe gouver­ne­men­tal est caté­go­rique­ment fausse.”

Le problème, c’est que lorsqu’on se rend sur leur site offi­ciel, et qu’on jette un œil à un de leurs bilans annuels, on trouve rapi­de­ment ceci:

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Parmi ces géné­reux dona­teurs donc, la fameuse NED (Natio­nal Endow­ment for Demo­cracy); cet article du monde diplo­ma­tique, ainsi que la page wiki­pe­dia de la NED expliquent clai­re­ment, preuves à l’ap­pui, les rôles plus que douteux de la NED dans de nombreux évène­ments, parfois violents, un peu partout sur la planète (dont le fameux coup d’état raté contre Chavez au Vene­zuela en 2002). La NED a été fondée en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du dépar­te­ment d’État des États-Unis, avec appro­ba­tion du Congrès.

Une cita­tion claire (phrase pronon­cée par le premier président de la NED), qui permet rapi­de­ment de comprendre ce qu’est la NED:

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L’USIP, United States Insti­tute of Peace, est, elle, finan­cée par le congrès des Etats-Unis et autres agences gouver­ne­men­ta­les…

Donc, l’Ins­ti­tu­tion Albert Einstein, contrai­re­ment à ce que proclame sa direc­trice, est bien finan­cée, entre autres, par des organes gouver­ne­men­taux, qui ne sont pas des exemples d’hon­nê­teté non plus.

Sur son site inter­net l’Ins­ti­tu­tion Albert Einstein explique qu’elle agit en finançant des projets de recherche, des groupes d’ac­ti­vistes résis­tants, pro-démo­cra­tie, et travaille à propa­ger l’idée de la non-violence via toutes sortes d’ou­tils média­tiques, et dans le monde entier.

On a donc là tout un sac de nœuds de diri­geants, de prési­dents, de direc­teurs exécu­tifs, d’an­ciens banquiers, d’an­ciens direc­teurs de la CIA, des finan­ce­ments par des organes gouver­ne­men­taux plus que louches d’ins­ti­tu­tions et d’or­ga­ni­sa­tions prônant la non-violen­ce…

Cela soulève des ques­tions inté­res­santes; la non-violence et le paci­fisme sont-elles des tenta­tives d’im­po­ser au prolé­ta­riat la morale de la bour­geoi­sie?

Plus on creuse voir qui finance qui, qui a des liens avec qui, et plus l’on se rend compte des centaines de connexions établies entre toutes ces orga­ni­sa­tions, asso­cia­tions, c’en est verti­gi­neux…


A chacun de faire son enquête, et son propre avis.

Le but de cet article n’est pas d’in­si­nuer que la non-violence est une arnaque, ni que la violence est une solu­tion, simple­ment de nuan­cer en appor­tant des preuves inté­res­santes de collu­sions et de mani­pu­la­tions de la part d’or­ga­ni­sa­tions “à but non lucra­tif”, et censées œuvrer pour un monde meilleur…

Pour conclure, une cita­tion de Nelson Mandela, à propos de Gandhi:

  • « Nous avons tous les deux souf­fert de l’op­pres­sion colo­niale et nous avons tout deux mobi­lisé nos peuples contre des gouver­ne­ments qui ne respec­taient pas notre liberté […] Je me suis éloi­gné de lui mais […] lui-même n’a jamais complè­te­ment désa­voué la violence. Violence et non-violence ne sont pas mutuel­le­ment exclu­si­ves…”

 

Sources et divers liens complé­men­taires:

http://www.swans.com/library/art14/barker01.html

http://books.google.fr/books?id=qN96J­giMlscC&print­sec=front­co­ver&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

http://mail­star.net/Sharp-Soros-NED-CIA.html

http://www.voltai­re­net.org/arti­cle15870.html

http://www.lavie­de­si­dees.fr/IMG/pdf/20100726_gand­hi­laurent.pdf

http://www.fakir­presse.info/Au-pays-de-Gandhi-786.html

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1 Comment on "La “Non-Violence” – De Gandhi à la CIA"

  1. L’attitude mortifère consiste à rejeter ou adhérer à l’un ou l’autre [mode violent/mode non violent] d’un point de vue moral. L’article évoque la dangerosité de l’adhésion au mode non violent selon ce point de vue et la manipulation par l’image Gandhi. De sorte qu’est créé de l’impuissance politique.
    Soulignons qu’il existe aussi une adhésion au mode violent [rejet du mode non violent] selon ces mêmes principes.
    Le plus dangereux me semble être l’obéissance – avec l’aveuglement comme prérequis. Après tout on peut se retrouver à combattre l’injustice en obéissant dans l’autre sens. Et obéir dans l’autre sens (le “bon” donc) c’est encore être dans l’aveuglement. De sorte qu’il est tragique de s’apercevoir qu’on peut contribuer à la reproduction d’un monde tout en pensant le combattre.
    Il apparaît que le plus utile est le déconditionnement par l’analyse de ce qui est – en dehors du jugement.
    Et y’a du boulot !

    Sur ce, merci pour l’article,
    et bonne continuation ! peace !

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