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Êtes-vous un anarchiste? – La réponse pourrait vous surprendre! (par David Graeber)
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graeberDavid Grae­ber est profes­seur d’an­thro­po­lo­gie sociale à la London School of Econo­mics (LSE). Il est membre de l’IWW (Indus­trial Workers of the World), un syndi­cat anar­chiste. Anar­chiste et acti­viste, fils d’un couple d’au­to­dic­tates ouvriers, il est l’au­teur de plusieurs ouvrages dont “Pour une anthro­po­lo­gie anar­chiste”. Il est aussi l’une des prin­ci­pales figures du mouve­ment Occupy Wall Street.

Cet article est une traduc­tion, l’ori­gi­nal, en anglais, se trouve à l’adresse: http://thea­nar­chist­li­brary.org/library/david-grae­ber-are-you-an-anar­chist-the-answer-may-surprise-you


Il se peut que vous ayez déjà entendu deux ou trois choses à propos des anar­chistes et de ce en quoi ils sont suppo­sés croire. Mais il y a aussi de fortes chances pour que tout ce que vous ayez entendu soit un non-sens total. Beau­coup de gens semblent penser que les anar­chistes sont des adeptes de la violence, du chaos et de la destruc­tion, qu’ils sont contre toute forme d’ordre ou d’or­ga­ni­sa­tion ou encore que ce sont des nihi­listes allu­més qui veulent simple­ment tout faire explo­ser. En réalité, rien n’est plus éloi­gné de la vérité. Les anar­chistes sont simple­ment des gens qui pensent que l’être humain est capable de se compor­ter de manière raison­nable sans avoir à y être forcé. C’est une notion très simple. Mais c’est aussi une notion que les riches et puis­sants ont toujours trou­vée très dange­reuse.

Au plus simple, les croyances de l’anar­chiste se basent sur deux prin­cipes élémen­taires. La première est que les êtres humains sont, d’or­di­naire, aussi raison­nables et décents que possible et peuvent s’or­ga­ni­ser eux et leurs commu­nau­tés sans qu’on leur dise comment faire. La seconde est que le pouvoir corrompt. Mais avant tout, l’anar­chisme est une façon d’avoir le courage de prendre les prin­cipes simples de la décence commune selon laquelle nous vivons tous (NdT: fondée essen­tiel­le­ment sur le droit natu­rel, cf. Lysan­der Spoo­ner) et de les suivre jusqu’à leurs conclu­sions logiques. Aussi étrange que cela puisse paraître, dans les grandes lignes, vous êtes déjà proba­ble­ment un anar­chiste qui s’ignore.

Commençons par quelques exemples de la vie de tous les jours:

  • S’il y a la queue pour prendre le bus, atten­dez-vous votre tour et vous réfré­nez-vous de jouer des coudes pour passer devant les autres même s’il n’y a aucune forme d’au­to­rité présente ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous agis­sez comme un anar­chiste ! Le prin­cipe le plus basique de l’anar­chisme est l’auto-orga­ni­sa­tion: la suppo­si­tion selon laquelle les êtres humains n’ont pas besoin d’être mena­cés de pour­suite judi­ciaire, ni d’au­cune forme de coer­ci­tion pour être capable de se comprendre raison­na­ble­ment les uns les autres ou de se trai­ter mutuel­le­ment avec respect et dignité.arton416Tout le monde pense être capable de se compor­ter raison­na­ble­ment. Si l’on pense que la loi et la police sont néces­saires, c’est parce qu’on consi­dère que les autres n’en sont pas capables. Mais en y réflé­chis­sant, ne pensez-vous pas que tous ces gens pensent la même chose de vous ? Les anar­chistes argu­mentent sur le fait que presque toute l’at­ti­tude anti­so­ciale qui nous fait penser que les armées, polices, prisons et gouver­ne­ments sont néces­saires, provient en fait des inéga­li­tés et des injus­tices systé­ma­tique­ment causées par ces mêmes insti­tu­tions – armées, polices, et prisons. Il s’agit d’un cercle vicieux. Si les gens sont habi­tués à être trai­tés comme si leurs avis n’avaient aucune impor­tance, alors ils seront plus enclins à deve­nir colé­reux, cyniques voire violents – ce qui, par consé­quent, permet à ceux au pouvoir de décré­ter que leurs avis importent peu. Une fois qu’ils comprennent que leur opinion a vrai­ment de l’im­por­tance comme celle de tous les autres, alors les gens deviennent vrai­ment compré­hen­sifs. Pour faire court: Les anar­chistes pensent que c’est le pouvoir en lui-même et les réper­cus­sions de ce pouvoir, qui rendent les gens stupides et irres­pon­sables.

  • Êtes-vous un membre d’un club ou d’une équipe de sport ou de toute autre orga­ni­sa­tion de volon­taires où les déci­sions ne sont pas impo­sées par un leader mais prises sur la base du consen­te­ment géné­ral ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous appar­te­nez à une orga­ni­sa­tion qui fonc­tionne selon des prin­cipes anar­chistes ! Un autre prin­cipe de base de l’anar­chie est l’as­so­cia­tion volon­taire. Il s’agit simple­ment de l’ap­pli­ca­tion de prin­cipes véri­ta­ble­ment démo­cra­tiques à la vie de tous les jours. La seule diffé­rence c’est que les anar­chistes pensent qu’il est possible d’avoir une société dans laquelle tout est orga­nisé selon cette ligne de conduite, avec des groupes fonc­tion­nant sur la base du consen­te­ment libre de leurs membres et que, par consé­quent, tout type d’or­ga­ni­sa­tion pyra­mi­dale (du haut vers le bas)  de style mili­taire et bureau­cra­tique, ou comme les grandes corpo­ra­tions  fondé sur une chaîne de comman­de­ment, un prin­cipe hiérar­chique, ne serait plus du tout néces­saire. Peut-être ne pensez- vous pas que cela soit possible. Peut-être le pensez-vous. Mais à chaque fois que vous parve­nez à un accord consen­suel, plutôt que coer­ci­tif, chaque fois que vous passez un accord volon­taire avec une ou plusieurs personnes, parve­nez à un accord compré­hen­sif ou à un compro­mis en prenant en consi­dé­ra­tion la situa­tion parti­cu­lière de l’autre ou ses besoins, vous êtes un anar­chiste – même si vous n’en avez pas conscience.

L’anar­chisme c’est juste la façon dont les gens agissent lorsqu’ils sont libres de suivre leur volonté, et quand ils inter­agissent avec d’autres qui sont égale­ment libres et donc conscients de la respon­sa­bi­lité que cela implique pour les autres. Ceci mène à un autre point crucial: alors que les gens peuvent être raison­nables et bien­veillants quand ils inter­agissent avec leurs égaux, la nature humaine est telle qu’on ne peut leur faire confiance lorsqu’ils sont inves­tis d’une auto­rité sur les autres. Donnez à quelqu’un un tel pouvoir et il en abusera d’une manière ou d’une autre.

  • Pensez-vous que les poli­ti­ciens soient des ordures égoïstes ne se préoc­cu­pant pas de l’in­té­rêt public ? Pensez-vous que nous vivions dans un système écono­mique injuste et stupide ?

 Si vous avez répondu “oui”, alors vous sous­cri­vez à la critique anar­chiste de la société d’aujourd’­hui – du moins dans ses grandes lignes. Les anar­chistes pensent que le pouvoir corrompt et que ceux qui passent leur vie entière à le recher­cher sont les derniers qui devraient en être inves­tis. Les anar­chistes pensent que notre système écono­mique actuel a plus tendance à récom­pen­ser les gens pour leur atti­tude égoïste et sans scru­pule que pour leur décence et leur atten­tion. La plupart des gens ont ce senti­ment. La seule diffé­rence c’est que la plupart des gens pensent qu’on ne peut rien faire à ce sujet, ou, de toute façon – et c’est ce sur quoi les servi­teurs des puis­sants vont toujours avoir tendance à insis­ter – rien qui ne ferait empi­rer les choses.

Et si c’était faux ?

Y a-t-il vrai­ment une seule bonne raison de croire ça ? Quand vous les analy­sez, la plupart des prédic­tions sur ce qu’il se passe­rait sans l’État ou le capi­ta­lisme s’avèrent complè­te­ment fausses. Pendant des milliers d’an­nées, les gens ont vécu sans gouver­ne­ment. Dans bien des endroits du monde, aujourd’­hui encore, des gens vivent en dehors de tout contrôle gouver­ne­men­tal. Ils ne s’en­tre­tuent pas. Ils vaquent à leurs occu­pa­tions, comme tout un chacun. Bien sûr dans une société moderne, urbaine et complexe, ça serait un peu plus compliqué, mais la tech­no­lo­gie peut égale­ment servir à résoudre ces problèmes.

En fait, nous n’avons même pas encore commencé à réflé­chir à ce à quoi ressem­ble­raient nos vies si la tech­no­lo­gie était vrai­ment mise au service des besoins fonda­men­taux de l’hu­ma­nité. Combien d’heures devrions-nous vrai­ment travailler pour main­te­nir une société fonc­tion­nelle – cela s’en­tend, si nous élimi­nions tous les boulots inutiles comme, par exemple, les démar­cheurs télé­pho­niques, les huis­siers de justice, les gardiens de prisons, les analystes finan­ciers, les “experts” en rela­tions publiques, les bureau­crates et les poli­ti­ciens et si nous détour­nions nos esprits scien­ti­fiques les plus brillants de leurs recherches actuelles en arme­ment spatial ou en analyses de marché, pour qu’ils s’em­ploient à méca­ni­ser les tâches dange­reuses ou ennuyeuses comme l’ex­trac­tion de char­bon et le nettoyage de salle de bain, tout en redis­tri­buant le travail restant de manière équi­table ? 5 heures par jours ? 4 heures ? 3 ? 2 ? Personne ne sait, parce que personne ne pose ce genre de ques­tion. Les anar­chistes pensent que ce sont LES ques­tions qui doivent être posées.

  • Croyez-vous vrai­ment en toutes ces choses que vous dites à vos enfants (ou que vos parents vous ont dites) ?

“Peu importe qui a commencé”. “ On ne guérit pas le mal par le mal”, “nettoie ton propre bordel”. “Ne fais pas aux autres…”. “Ne sois pas méchant avec les autres juste parce qu’ils sont diffé­rents”. Nous devrions peut-être cher­cher à savoir si nous mentons à nos enfants lorsque nous leur parlons du bien et du mal, ou si nous sommes prêts à prendre au sérieux nos propres injonc­tions. Parce que si vous suivez ces prin­cipes moraux jusqu’à leurs conclu­sions logiques, vous arri­vez à l’anar­chisme.

Prenez le prin­cipe « on ne guérit pas le mal par le mal ». Si nous prenions cela au sérieux, ça inva­li­de­rait entiè­re­ment le fonde­ment des guerres et du système judi­ciaire. Il en va de même pour le partage: nous disons toujours aux enfants qu’ils doivent apprendre à parta­ger, à prendre en consi­dé­ra­tion les besoins des autres, à s’en­trai­der, quand, dans nos réali­tés de tous les jours, nous suppo­sons que tout le monde est natu­rel­le­ment égoïste et compé­ti­tif. Un anar­chiste ferait remarquer: en fait ce que nous disons à nos enfants est exact. La quasi-tota­lité des plus remarquables prouesses de l’his­toire de l’hu­ma­nité, des décou­vertes et des accom­plis­se­ments qui ont amélioré nos vies, ont vu le jour grâce à l’en­traide et à la coopé­ra­tion ; aujourd’­hui encore, nous dépen­sons plus d’argent pour nos amis et notre famille que pour nous-mêmes ; et bien qu’il risque de toujours y avoir des gens compé­ti­tifs dans le monde, il n’y a aucune raison de fonder la société sur l’en­cou­ra­ge­ment de ce type d’at­ti­tude, et encore moins d’en­cou­ra­ger la compé­ti­tion pour la satis­fac­tion des besoins fonda­men­taux. Cela sert unique­ment les inté­rêts de ceux au pouvoir, qui souhaitent que nous vivions dans la peur de l’autre. C’est pourquoi les anar­chistes imaginent une société fondée non seule­ment sur l’as­so­cia­tion libre mais aussi sur l’en­traide mutuelle (NdT: cf. Pierre Kropot­kin). Le fait est que la plupart des enfants gran­dissent en croyant en une morale anar­chiste, puis, au fur et à mesure, se rendent compte que le monde des adultes ne fonc­tionne pas vrai­ment de cette façon. C’est pourquoi bien des adoles­cents deviennent rebelles, alié­nés, voire parfois suici­daires, et finissent en adultes amers et rési­gnés. Leur seul récon­fort étant souvent d’éduquer des enfants eux-mêmes en préten­dant avec eux que le monde est un endroit juste. Qu’en serait-il si nous pouvions commen­cer à bâtir un monde véri­ta­ble­ment fondé sur, au moins, le prin­cipe de justice ? Ne serait-ce pas le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à nos enfants ?

  • Pensez-vous que les êtres humains soient fonda­men­ta­le­ment corrom­pus et mauvais, ou que certaines sortes de gens (les femmes, les personnes de couleur, les gens ordi­naires ni riches ni haute­ment éduqués) soient des spéci­mens infé­rieurs, desti­nés à être domi­nés par ceux qui leurs sont supé­rieurs ?

Si vous avez répondu “oui”, eh bien, il se pour­rait bien que vous ne soyez pas un anar­chiste après tout. Mais si vous avez répondu “non”, alors il y a des chances pour que vous sous­cri­viez à 90% des prin­cipes anar­chistes, et pour que vous viviez d’ores et déjà votre vie en accord avec. A chaque fois que vous trai­tez un autre être humain avec consi­dé­ra­tion et respect, vous êtes un anar­chiste. A chaque fois que vous réglez vos diffé­rends avec les autres en arri­vant à un compro­mis raison­nable, en écou­tant ce que chacun a à dire plutôt qu’en lais­sant une personne déci­der pour tout le monde, vous êtes un anar­chiste. A chaque fois qu’ayant l’op­por­tu­nité de forcer quelqu’un à faire quelque chose, vous déci­dez plutôt de faire appel à sa raison et à son sens de la justice, vous êtes un anar­chiste. Même chose pour toutes les fois où vous parta­gez quelque chose avec un ami, ou déci­dez ensemble qui va faire la vais­selle ou faites quoi que ce soit en gardant l’équité à l’es­prit.

Vous pour­riez main­te­nant objec­ter que tout cela est bien et valable pour de petits groupes de personnes, mais que gérer une ville, une région ou un pays est une autre paire de manches. Bien sûr il y a du vrai là-dedans. Même en décen­tra­li­sant au maxi­mum la société et en mettant autant que faire se peut le pouvoir entre les mains des petites commu­nau­tés, il y aura toujours beau­coup de choses qui devront être coor­don­nées, de la gestion des chemins de fer aux orien­ta­tions de la recherche médi­cale. Mais parce qu’une chose est compliquée ne signi­fie en rien qu’il ne soit pas possible de l’ac­com­plir démo­cra­tique­ment. Ça sera simple­ment compliqué. D’ailleurs, les anar­chistes ont toutes sortes d’idées et de visions sur la manière dont une société complexe puisse se gérer elle-même. Les expliquer en détails ici serait s’éloi­gner de l’in­ten­tion origi­nale ayant motivé l’écri­ture d’un petit texte d’in­tro­duc­tion comme celui-ci. Il suffit de rappe­ler, en premier lieu, qu’ils sont nombreux à avoir dédié beau­coup de temps à l’éla­bo­ra­tion de modèles de socié­tés véri­ta­ble­ment démo­cra­tiques et saines ; et ensuite, et c’est tout aussi impor­tant, qu’au­cun anar­chiste ne prétend déte­nir le plan parfait. La dernière chose que nous voulons c’est impo­ser des modèles préfa­briqués à la société. En vérité, on n’ima­gine proba­ble­ment pas la moitié des problèmes qui se présen­te­ront lorsqu’on tentera de créer une société véri­ta­ble­ment démo­cra­tique ; cepen­dant, nous sommes confiants, l’in­gé­nio­sité humaine étant ce qu’elle est, de tels problèmes pour­ront être réso­lus, tant que l’on respecte nos prin­cipes élémen­taires – qui sont, en fin de compte, les prin­cipes de la décence humaine la plus élémen­taire.

 David Grae­ber

august1


Traduc­tion: Nico­las CASAUX

 

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  1. Je suis anarchiste, non pas parce que je souhaite détruire ce qui existe mais parce que je souhaite que l’humanité s’élève par elle-même car elle porte en elle, par son essence et ses ascendances, les conditions et les clés de sa lumière. Notre héritage est bien ce que nos ancètres nous ont transmis, il y a du tellement bon dedans, que gardons-nous et que transformons-nous ? Notre héritage est notre terreau ! La terre à partir de laquelle peuvent naitre et croitre de nouvelles fleurs et de nouveaux fruits. Ces fruits ne peuvent émerger depuis le néant. Ils se nourrissent de leur terre féconde. Notre terre est notre héritage. Alors pas question de la brûler ni de la nier. La stratégie de la terre brûlée est suicidaire…
    Je suis anarchiste parce que je suis persuadé que le changement fondamental du monde se fait par l’élévation de nos consciences à partir de ce que nous sommes. La tête d’un groupe cherche par tous les moyens à maintenir ses prérogatives… la tête est seule, le corps est multiple. Quand les consciences s’élèvent depuis le coeur de la base, même le sommet de la pyramide évolue et accepte… plus de questions posées ni de coercitions stratégisées. Cela s’impose de soi… rien ne peut vivre sans fondation.
    L’évolution des consciences est la sève qui nourrit toutes les parties du corps depuis les racines dans la terre jusqu’au bout de chaque branche du houppier puis à la cime. Nous sommes la sève et en cela nous sommes responsables de ce que la cime manifeste. Que mettons nous dans la sève ? La soumission ou la liberté responsable et décente en chaque être vivant ?
    Ils pourront bien résister en haut, et ils le feront avec force et violence, au début, puis ils succomberont car nous leur couperont leur nourriture. Leur nourriture est notre consentement muet, fatigué et nonchalant ! J’arrête de leur offrir mon consentement et je vis pleinement dans mon énergie d’homme libre et responsable.

    1. Merci, j’ai enfin compris pourquoi je suis anarchiste, si seulement je pouvais en parler, savez vous ou je peux trouver des personnes avec lesquelles je peux échanger en toute simplicité …
      Frederique Gruber

      1. Il y a une fédération anarchiste à paris, et plusieurs en France, et puis les partisans du mouvement démocratie réelle, les gentils virus, sont proches de cette idéologie, cherchez sur internet vous allez trouver pas mal de choses là-dessus, cherchez aussi voir si il y a des ateliers constituants près de chez vous!

        1. Les gentils virus anarchistes ? Mouvement créé par Etienne Chouard, il n’est plus à prouver que cette personnalité est fasciste, ses relations aussi !

          1. Démocratie réelle n’est pas vraiment une référence « anarchiste » non plus, bien au contraire ! L’article est pas mal mais j’ai de sérieux doute sur l’auteur vu les références citées !

          2. Au contraire, ça reste à prouver. Pour l’instant, on a juste une poignée de liens (sur plusieurs milliers sur le site d’Etienne Chouard) qui pointent vers des sites ou vidéos « douteux », genre E&R ou Soral. Et l’immense majorité des propos et des liens qui sont tout à fait dans la ligne anarchiste et autogestion. Mais c’est tellement facile de ranger les gens dans des boites…

  2. Je suis anarchiste car je ne supporte pas qu’on m’impose des idées, des lois ,une certaine façon de vivre, je supporte pas d’être dominée par par des gens qui se croient au dessus et mieux que moi, je ne supporte pas qu’on puisse me priver d’une totale liberté de faits et d’expressions, par contre je reprouve d’y parvenir par le crime ou tout acte injusye pour les autres.

  3. Je ne sais pas si je suis anarchiste, mais on me reconnait comme tel, souvent.
    Pour moi, l’Anarchie ce n’est pas, sous prétexte de liberté, le droit de faire tout et surtout pas n’importe quoi et encore moins au détriment des autres.
    Je crois que, par rapport ‘au système de société’ dans lequel nous vivons, l’Anarchie ne peut être, malheureusement, qu’une utopie…
    Pour moi, l’Anarchie c’est un état de l’homme dans lequel le mot ‘conscience’ prend toute sa valeur. C’est un état dans lequel l’individu a atteint un tel degré de conscience que pour se gérer le monde n’a plus besoin de lois, mais seulement de règles pour permettre le vivre ‘bien’ ensemble.
    J’en veux pour référence une phrase de Léo Campion à laquelle j’adhère totalement et qui disait ceci : « La liberté c’est de traverser dans les clous ». Malheureusement, autour de moi, quand je dis cette phrase, je ne m’entends répondre que : « Non mais çà ne va pas non ! La liberté, c’est de traverser où je veux !»…. On n’est pas rendu… 🙂

  4. « L’Indigné du Canapé, enfant métis d’un monde capitaliste qui crée violence et injustice et d’une pensée anarchiste qui n’a que l’amour et le partage comme horizon. Je viens de partout, oui. Car d’où que vous veniez, je suis sûr que votre cœur à la même couleur que le mien. Ma seule famille est celle des modestes et des humanistes. »
    >> http://www.indigne-du-canape.com/lindigne-du-canape-rages-et-utopies-dun-enfant-du-siecle/

    Oui je suis anarchiste, mais j’ai tendance à ne pas le dire. Car au-delà de tout, je suis un être humain, et toute désignation m’enfermant dans une case me ferme à l’autre. Et mon seul souhait, c’est d’être ouvert à l’autre, c’est d’être l’autre, totalement. Avec ouverture et empathie, on crée la société idéale, pour de vrai !

    Bravo pour ce texte. Pensez-vous que je pourrais (en citant l’auteur et le traducteur bien évidemment) le reproduire son mon modeste blog ?

    Merci.

    L’ I

  5. David Graeber est professeur d’anthropologie sociale à la London School of Economics (LSE).

    😀

    anarchiste ?

    😀 😀 😀

    Arrêter de vous raconter des histoires les enfants !
    C’est marrant les « super-anarchistes » présentés dans ce genre d’article font toujours partie de la même classe sociale… comme si les pauvres étaient pas vraiment capables de comprendre les choses basiques écrites dans l’article. En contradiction totale avec ce que dit l’article justement. On dirait que certains ont toujours besoin de MAITRES à penser.

    Et selon les principes libertaires de base, ce message ne sera pas censuré bien sûr!

    Au passage, l’anarchisme et le socialisme sont 2 choses totalement différentes et même opposées.

    Un anarchiste

    1. Pas de « maître à penser », mais des textes qui font réfléchir, et apprennent à penser différemment, si je suis ton raisonnement, ne lisons aucun livre, n’écoutons personne, ainsi pas de « maitre à penser ». Puis penser que Graeber est à discréditer automatiquement à cause de son revenu…
      Et les « principes libertaires de base », comme si c’était un ordre strict et fixe auquel se conformer. Le message n’est pas censuré parce que respectueux. D’autres pourraient l’être si irrespectueux.

  6. Je suis anarchiste et pour moi c’est pas une utopie mais la realite dans lequel nous pouvons vivre aujourd’hui. ce qui pensent que anarchie c’est une utopie croient que il est impossible du convaincre la majorite de prendre la responsabilite de tout les aspectes de la vie socialle. mais moi je croi que il faut simplement detruire le systeme capitaliste au niveau physique: les pétroleries, les portes, les gazoducs de haute pression… et les capitalistes n’auron plus la capacite de faire les guerres, opprimer les gens, detruir la vie sur notre planete…

  7. Suis Anar,mais voudrait tout faire sauter.Car les non-anars ont gagné.Trop tard pour espérer,ils ont tout infectés,faut emputer !

  8. Comment se fait-il possible qu’on trouve dans cette page quelqu’un d’assez con pour juger Chouard facho parce qu’il a eu des relations intellectuelles avec Soral, et comment peut-on être assez con pour juger Soral facho par la même occasion ? Soral est marxiste !
    La première règle qu’un anar s’impose, c’est de se cultiver très fort avant de s’autoriser à ouvrir sa gueule en public.

  9. ssoral marxiste
    Marx etait bien juif non ??
    ssoral est bien national/socialiste comme il se definit lui meme
    on a les amis qu on merite