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Ce qu’est une génération politique — un hommage à Pierre Fournier (par Fabrice Nicolino)

Ce long texte a pour moi de l’importance. Mais pour vous ? Nul n’est heureusement obligé de me suivre. Il est clair que la taille de l’objet du délit contredit les usages ordinaires du net, qui se rapprochent comme il se doit de ceux de la télé. On zappe dès qu’un grain de sable se met de la partie. Dès que Michel Drucker annonce sur une autre chaîne l’arrivée de Carla Bruni. J’en suis bien désolé, mais la lecture toute facultative de ce qui suit demande un peu de temps.

Bien entendu, il y a de quoi désespérer. Le dérèglement climatique menace de dislocation nos fragiles digues et barrières politiques et morales. Le monde va réellement mal, plus mal que jamais, semble-t-il. À ce stade, le pire serait de se perdre dans l’un des si nombreux fantasmes mis à disposition par la machine centrale, celle qui produit les images que tant de gens prennent pour la réalité. Il faut, il vaut mieux, je le crois en tout cas, se pencher une fois de plus sur l’histoire.

Je ne sais pas exactement ce qu’est une génération politique, mais je suis sûr que cette notion existe pourtant. Elle n’est qu’une partie de son temps, mais elle l’exprime mieux que bien d’autres définitions. Elle est cette fraction d’un peuple, engagée, qui donne le sentiment, fondé ou non, de donner le la à la société entière. On lui prête le pouvoir d’orienter, d’infléchir au moins, de décider au mieux. De ce point de vue, et pour ne pas remonter à notre cher vieux Mathusalem, la génération politique d’avant 1914 présente un bilan de faillite complet.

Et pourtant ! Le mouvement ouvrier français d’avant la boucherie était contre la guerre, au point d’organiser contre elle, le 16 décembre 1912, une grève générale. La CGT, seul véritable syndicat, alors proche de l’action directe dite syndicaliste-révolutionnaire, proclamait préférer l’insurrection au carnage guerrier. Regardez par vous-même :

Grève générale contre la guerre organisée par la CGT le 16 décembre 1912

De son côté, la gauche officielle – l’Internationale socialiste, dont était membre la SFIO, ancêtre de nos socialistes – avait, dès 1891,  invité “tous les travailleurs à protester, par une agitation incessante, contre toutes les tentatives de guerre”. Certains socialistes, comme Gustave Hervé, appelaient même à la “guerre sociale” contre la bourgeoisie, plutôt que de servir ses intérêts sous l’uniforme. Jaurès, le grand Jaurès, déclarait dans son ultime discours du 25 juillet 1914, peu de temps avant son assassinat : “La politique coloniale de la France, la politique sournoise de la Russie et la volonté brutale de l’Autriche ont contribué à créer l’état de choses horrible où nous sommes. L’Europe se débat comme dans un cauchemar. Eh bien ! citoyens, dans l’obscurité qui nous environne, dans l’incertitude profonde où nous sommes de ce que sera demain, je ne veux prononcer aucune parole téméraire, j’espère encore malgré tout qu’en raison même de l’énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n’aurons pas à frémir d’horreur à la pensée du cataclysme qu’entraînerait aujourd’hui pour les hommes une guerre européenne”.

Si vous le permettez, deux choses. La première : alors que la guerre est aux portes, Jaurès n’hésite pas à placer sur le même plan la politique française et les autres. Beau. La seconde : ne se croirait-on pas, au-delà des détails, à Copenhague, au sommet sur le climat ? Quoi qu’il en soit, Jaurès fut, comme on sait, assassiné le 31 juillet 1914, moins d’une semaine après ce discours. À son enterrement le 4 août, qui fut celui d’un monde, le secrétaire de la CGT Léon Jouhaux révéla un formidable revirement, déclarant : “Ce n’est pas la haine du peuple allemand qui nous poussera sur les champs de bataille, c’est la haine de l’impérialisme allemand”.

La messe était tragiquement dite. La CGT se couchait, la SFIO aussi, Gustave Hervé deviendrait un ultranationaliste, et l’Europe mourrait dans les tranchées, préparant malgré elle l’avènement d’un petit caporal nommé Adolf Hitler, et l’autre guerre. Pourquoi remuer de tels souvenirs jaunis ? Parce qu’il le faut bien. La génération politique d’avant 1914 s’est donc montrée incapable de respecter ses engagements prétendument sacrés. Et celle de l’entre-deux-guerres, pourtant née de l’opposition au grand massacre, fut elle incapable de saisir la nature du stalinisme, tache indélébile au front des intellectuels français, et tragiquement impuissante devant la montée du fascisme.

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La toute neuve, à peine sortie de ces catacombes en 1944, ardente, généreuse, résistante, héritait pourtant d’un fardeau insupportable. Celui de la question stalinienne, qu’elle dut, volens nolens, porter sur le dos. À tout prendre, et malgré tant d’erreurs et de fourvoiements, elle me paraît être la moins mauvaise de toutes celles qui occupèrent le temps du siècle passé. Elle ne parvint pas à éviter les guerres coloniales, mais elle mit en musique, tant bien que mal, le programme du Conseil national de la résistance (CNR), qui apparaît, dans la situation où nous sommes plongés en cette fin 2009, un miracle de fermeté et de justice.

La suite est moins agréable. Les résistants prirent de la bedaine, et certains d’entre eux – Robert Lacoste ! – n’hésitèrent pas à couvrir et même encourager la torture de masse contre les Algériens, entre 1954 et 1962. Sous la cendre, une nouvelle génération pointait le nez. Celle des années soixante, avec deux branches principales et des rameaux secondaires. La première des branches majeures s’appelle le gaullisme. Nul n’est tenu de le croire, mais Sarkozy y demeure accroché, vaille que vaille. Car c’est ainsi avec les vieux arbres. Les racines en 1942, de Londres à Paris, la mitraillette Sten en bandoulière. Et les ultimes rejets en 2009, sous les applaudissements conjugués de Jean-Marie Bigard et Mireille Mathieu.

Le gaullisme, donc, et les années soixante. Les technocrates au pouvoir, l’industrialisation d’un pays qui résiste mal au rouleau-compresseur. L’anéantissement des campagnes et la création des cités perdues, de Sarcelles à Montfermeil. Le règne de la bagnole et de la spéculation immobilière. Le triomphe de la chimie de synthèse, l’assassinat de Paris. Pompidou. Giscard. Chirac. Une génération, un nouveau pays.

L’autre branche essentielle n’est autre que celle sur laquelle Mitterrand a fait son nid. Un homme qui a toujours été de droite, d’une droite dure et atlantiste, devient le maître de l’opposition officielle en 1971, au congrès de fondation du parti socialiste, ci-devant SFIO. Tous les autres, pourtant prévenus de ce remarquable sens de l’opportunité en politique, suivent d’un seul mouvement. Pourquoi ? Bonne question. Tous. Jospin, l’adversaire épouvanté de la SFIO du temps de l’Algérie. Rocard, le vibrionnant inventeur d’un parti perpétuellement cocu et cocufiant, le PSU. Chevènement, l’ancien partisan de l’Algérie française, devenu plus stalinien que les staliniens. Estier, l’ami de Moscou. Mauroy, le déjà social-démocrate. Quilès, affûteur de guillotines en carton bouilli. Tous. Sans oublier la phalange des amis de la guerre froide. Les Roland Dumas, les André Rousselet, les Louis Mermaz, cette garde rapprochée qui n’a, elle, jamais eu le moindre doute sur les objectifs réels de Mitterrand.

Arrivée au pouvoir, cette génération politique-là aura fait le contraire de ce qu’elle promettait pourtant. Non seulement elle n’a pas rompu avec le capitalisme, mais elle l’a installé dans le moindre recoin, y compris dans les têtes à priori les plus rétives. Elle a vendu la télé, canonisé Tapie, manipulé le mouvement immigré, et bien entendu fait exploser les inégalités sociales. Sur le plan écologique, inutile même de se fatiguer à écrire, car il n’y a rien à dire. Rien. C’est-à-dire tout : au moment où l’action volontaire et collective nous aurait tant aidés, la gauche regardait à la loupe binoculaire la carte électorale. Quant aux staliniens, déjà profondément social-démocratisés, ils trouvèrent en Mitterrand un maître dans l’art du go. Ils pensaient encercler au moment même où l’autre les enserrait jusqu’à les étouffer. Le 10 mai 1981 ? Un orage sur Paris, suivi de tant d’années d’hiver.

Parlons rameaux et radicelles. Mai 68. Le même arbre, au fond les mêmes bourgeons, mais en musique s’il vous plaît. Le pire : Geismar, Glucksmann, Sollers, July, Kouchner. Tous ayant été staliniens, à des titres divers, tous finissant dans la caricature de leurs caricatures d’il y a quarante ans. Je préfère ne pas même insister. Le meilleur : Krivine, Bensaïd et ces milliers de jeunes qui pensèrent de bonne foi s’attaquer aux bonne causes. Et qui se trompèrent. Sur les causes. Sur les moyens de la confrontation. Quoi qu’il en fût, mai 68 est le rejeton de la culture politique née dans les années 60. De cet après-guerre sans rivages où l’individu imposait d’autant plus facilement ses droits supposés qu’il jouait ainsi le rôle dévolu par la machine. Car ne rêvez pas : la production de masse des objets avait besoin de jeunes gens audacieux, ingénieux, inventifs et même révoltés. Il fallait quelqu’un pour conduire la caravane publicitaire de la marchandise pour tous et pour chacun. Fondamentalement, essentiellement, le capitalisme de 1968, qui l’ignorait bien sûr, avait besoin de changement cosmétique et bruyant. Il en eut pour son compte.

Reste la critique écologiste. Oui, à qui appartient donc celle-là, si elle existe seulement ? Vous allez me trouver bien dur, mais je place sans hésiter le mouvement associatif et le mouvement politique incarné par les Verts dans le même sac, l’attachant à la traîne de 1968. Je crois, sans esprit de provocation, que les deux sont, dans leur plus grande masse, une queue de comète des événements du printemps 68. Avec le recul – je reconnais que tout est bien plus simple avec le recul -, que peut-on dire des associations écologistes et de protection de la nature ? Petit un, elles sont apparues parce qu’une jeunesse combative se mettait enfin de la partie. Auparavant, avant 1968, n’existaient qu’une poussière de sociétés savantes, et qui le seraient restées sans les barricades. Des sociétés savantes. Une poussière.

Petit deux, la jeunesse de 68 se mit à construire des huttes et des niches à partir desquelles, pensait-elle, on pourrait sauver cette nature qu’on savait menacée. Mais la pensée restait prise dans la glu d’un paradigme qui n’a pas dit son dernier mot quarante années plus tard : le progrès. Le développement. Les supermarchés. L’industrie nucléaire. Le produit intérieur brut. La croissance. L’économie. En refusant de sortir du cadre imposé par les droites et les gauches, en refusant d’assumer la rupture avec ce monde, les Frapna, Bretagne Vivante, WWF, Amis de la terre, Greenpeace ont fini par lui donner raison. Ce monde avait raison sur le fond, et ses critiques n’entendaient le réformer qu’à la marge, dans la forme extrême que prenaient les pollutions les plus évidentes, comme les marées noires. Les associations, dès lors, ne pouvaient, tôt ou tard, que se trouver intégrées au processus de la destruction en cours. Elles se croyaient différentes, elles n’étaient – hélas – que complémentaires.

Quant aux Verts, ce mouvement né officiellement en 1984, il est l’héritier en droite ligne d’un des legs les plus détestables de 1968. C’est-à-dire ce mélange d’individualisme petit-bourgeois et d’hédonisme que symbolisent si bien la “bataille” pour le haschisch et celle pour le mariage gay. Je prends la précaution de dire que je suis pour la dépénalisation totale des usages du shit, et que le mariage homo ne me pose pas davantage de problème que l’autre. Je le précise, à toutes fins utiles. Mais pour le reste ! Je sais qu’il existe quantité de militants formidables chez les Verts. Je le sais, car je les ai rencontrés. En nombre. Mais je sais que leur parti n’exprime rien d’autre qu’une douillette contestation franchouillarde du monde réel. J’assume : franchouillarde. Oh certes, vous trouverez toujours un communiqué sous la pile, qui condamne tout ce que vous voulez, et son contraire.

Certes. L’un des derniers que j’ai lus m’a d’autant plus saisi qu’il parlait de viande et de biocarburants, sujets auxquels j’ai consacré deux livres. Que disait le communiqué des Verts du 8 décembre 2009 ? Que “deux dérives doivent être particulièrement combattues pour lutter contre le changement climatique : la surconsommation de viande, d’origine industrielle, et les agrocarburants industriels”. Je devrais m’écrier : hourrah !, car je ne doute pas d’avoir joué mon rôle dans cette tardive prise de conscience. Mais je ne le peux. Car ce communiqué n’est hélas qu’un chiffon de papier. Rien d’autre.

Je sais bien que certains de vous me trouveront plus injuste encore que sévère. À ceux-là, je poserai une question : où sont leurs campagnes ? Où ? Écrire un communiqué prend trois minutes, et démontre aux naïfs que, décidément, rien n’échappe à la sagacité du parti. Mais veuillez plutôt me citer une mobilisation authentique et populaire, depuis vingt-cinq ans que les Verts existent, sur un thème vraiment central. Allez, je vous aide, en vous proposant quelques exemples : l’ours, le climat, le loup, le nucléaire, la maison passive, la surpêche, l’élevage industriel, les biocarburants, l’amiante, la qualité des eaux douces, les pesticides, l’agriculture biologique, la forêt, le Rwanda, le barrage chinois des Trois-Gorges et ses turbines made in France, etc, etc.

Vingt-cinq ans d’existence, des dizaines de millions d’euros dépensés, mais aucun mouvement d’envergure  jamais suscité. Est-ce bien normal, alors que tant de milliers d’heures ont été gaspillées pour des postes, des conflits de personnes, des causes subalternes ? Est-ce bien normal ? Je perdrai mon temps et le vôtre en rappelant tant d’épisodes que nous ne sommes plus que quelques-uns à savoir, et qui ne serviront plus à personne. Mon sentiment peut aisément se résumer : les Verts n’auront servi à rien. À rien d’autre qu’à mimer l’action tout en restant sur place. Ils n’auront pas même été capables de nouer des liens durables avec cette frange d’intellectuels critiques qui ne demandaient que cela. Avez-vous entendu parler d’un seul colloque marquant son temps, qui aurait été organisé par les Verts ? Contemporains de la crise fantastique et oppressante de la vie sur terre, ils n’ont rien su mener, rien su élever, ni su inventer. En revanche, oui, ils ont des sénateurs.

Une autre voie était possible, mais elle n’a pas été suivie. Elle ne fut parcourue que par une poignée de valeureux et d’inconscients. Je mets au premier rang d’entre eux, à jamais, Pierre Fournier l’inflexible. Cet homme unique, né en 1937, mourut hélas très jeune, en 1973. Il avait eu le temps, dans Hara-Kiri hebdo, puis Charlie-Hebdo, dans La Gueule ouverte enfin, de formuler une critique fondamentale de l’industrialisation du monde. Je feuillette en ce moment même Y en a plus pour longtemps, un livre paru après sa mort, qui reprend des articles sélectionnés par l’ami Roland de Miller, oui, celui de la Grande Bibliothèque de l’Écologie.

Formidable Fournier ! Je vous offre une citation, qui vous fera comprendre qu’il était loisible de se battre autrement qu’il ne fut fait. Mais jugez plutôt :

“Autrefois, pour empêcher les rats de bouffer les récoltes, les paysans des Alpes et de Scandinavie se crevaient la paillasse à construire d’admirables petites maisons de madriers empilés, hermétiquement closes d’une architecture aussi parfaite que les habitations japonaises traditionnelles sur lesquelles il fut de mode, il y a dix ans, de se pâmer. Aujourd’hui, ces greniers devenus inutiles sont retapés à mort par des banlieusards qui les aménagent avec goût pour y passer les vacances, et les semences de céréales sont conservées de manière rationnelle par enrobage au méthyl mercure. Lequel, entraîné par les eaux de ruissellement dans les lacs et les mers, se concentre dans le plancton, les coquillages, les crustacés, les petits poissons, les gros poissons, les animaux nourris de farine de poisson, les œufs, le lard et la margarine “végétale” à tel point que la France est obligée d’admettre comme “inoffensive” la dose de 0,7 ppm de mercure dans l’alimentation, dose 15 fois supérieure à celle tolérée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), mais rassurez-vous, les contrôles sont extrêmement sévères et l’on vous jure que cette dose, multipliée par 15, qui couvre largement les besoins de l’industrie française, n’est jamais dépassée”.

Lisez, relisez, et encore une autre fois. Moi, je ne m’en lasse pas. Il existait une autre voie que celle de l’acceptation de l’empoisonnement universel. Qui passait par le combat, ce gros mot qui fait claquer les dents de toutes les rosières de notre mouvement écologiste officiel. Est-il possible d’en sortir ? Est-il encore possible d’imaginer une génération politique autre que toutes celles, si semblables, qui tiennent la parole publique ? Je ne sais, je suis seulement certain que si l’on espère y parvenir, il faudra rompre. Les amarres. Non sans état d’âme, non sans crainte, non sans regret. Mais rompre, oui ! car aucune autre voie ne s’offre à nous. Tenez, encore quelques lignes de Fournier, qui datent, elles, d’avril 1969, dans Hara-Kiri hebdo :

“Pendant qu’on nous amuse avec des guerres et des révolutions qui s’engendrent les unes les autres en répétant toujours la même chose, l’homme est en train, à force d’exploitation technologique incontrôlée, de rendre la terre inhabitable, non seulement pour lui mais pour toutes les formes de vie supérieures qui s’étaient jusqu’alors accommodées de sa présence… Au mois de mai 68, on a cru un instant que les gens allaient devenir intelligents, se mettre à poser des questions, cesser d’avoir honte de leur singularité, cesser de s’en remettre aux spécialistes pour penser à leur place. Et puis la Révolution, renonçant à devenir une Renaissance, est retombée dans l’ornière classique des vieux slogans, s’est faite, sous prétexte d’efficacité, aussi intolérante et bornée que ses adversaires.”

Fournier, ce frère.

Fabrice Nicolino

21 décembre 2009


Une autre citation de Pierre Fournier (Charlie Hebdo du 12 février 1973):

Un fou à diplômes, qui se croit raisonnable, comme tous les fous, explique à ses étudiants, car il est professeur d’économie politique, comme beaucoup de fous, que le seul et unique problème actuel est celui de la croissance démographique. Or, c’est un fait d’expérience, le taux de natalité ne diminue qu’à partir d’un certain niveau de vie. Lequel niveau de vie ne peut ne peut être atteint que par l’industrialisation à outrance.  Laquelle industrialisation exige une main-d’œuvre abondante et donc un taux de natalité élevé. Le seul moyen de résoudre à long terme le problème de la surpopulation, c’est donc d’encourager (dans un « premier » temps) la surnatalité. CQFD.

La citation (utilisée par Nicolino dans son billet) de Pierre Fournier, en entier, pour finir:

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