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Une guerre mondiale a commencé - Brisez le silence (par John Pilger)
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9ae3deca6381c2a9e1ecfec3d7b54303John Pilger est un jour­na­liste de natio­na­lité Austra­lienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’­hui basé à Londres et travaille comme corres­pon­dant pour nombre de jour­naux, comme The Guar­dian ou le New States­man.

Il a reçu deux fois le prix de meilleur jour­na­liste de l’an­née au Royaume-Uni (Britain’s Jour­na­list of the Year Award). Ses docu­men­taires, diffu­sés dans le monde entier, ont reçu de multiples récom­penses au Royaume-Uni et dans d’autres pays.

John Pilger est membre, à l’ins­tar de Vandana Shiva et de Noam Chom­sky, de l’IOPS (Inter­na­tio­nal Orga­ni­za­tion for a Parti­ci­pa­tory Society), une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale et non-gouver­ne­men­tale créée (mais encore en phase de créa­tion) dans le but de soute­nir l’ac­ti­visme en faveur d’un monde meilleur, prônant des valeurs ou des prin­cipes comme l’au­to­ges­tion, l’équité et la justice, la soli­da­rité, l’anar­chie et l’éco­lo­gie.

Article initia­le­ment publié le 20 mars 2016 en anglais, sur le site offi­ciel de John Pilger, à cette adresse.


Je suis allé filmer aux îles Marshall, qui se situent au Nord de l’Aus­tra­lie, au milieu de l’océan Paci­fique. A chaque fois que je raconte cela à des gens, ils demandent, « Où est-ce ? ». Si je leur donne comme indice « Bikini », ils répliquent, « vous parlez du maillot de bain ».

Bien peu semblent savoir que le maillot de bain bikini a été ainsi nommé pour commé­mo­rer les explo­sions nucléaires qui ont détruit l’île de Bikini. Les États-Unis ont fait explo­ser 66 engins nucléaires aux îles Marshall entre 1946 et 1958 – l’équi­valent de 1,6 bombe d’Hi­ro­shima chaque jour, pendant 12 ans.

Bikini est silen­cieuse aujourd’­hui, mutante et conta­mi­née. Des palmiers y poussent sous une étrange forme de grille. Rien ne bouge. Il n’y a pas d’oi­seaux. Les stèles du vieux cime­tière sont vibrantes de radia­tions. Mes chaus­sures ont été décla­rées “dange­reuses” sur un comp­teur Geiger.

Debout sur la plage, j’ai regardé le vert émeraude du Paci­fique dispa­raître dans un vaste trou noir. Il s’agis­sait du cratère laissé là par la bombe à hydro­gène qu’ils avaient appe­lée « Bravo ». L’ex­plo­sion a empoi­sonné les gens et leur envi­ron­ne­ment sur des centaines de kilo­mètres, peut-être pour toujours.

Lors de mon voyage de retour, je me suis arrêté à l’aé­ro­port d’Ho­no­lulu, et j’ai remarqué un maga­zine états-unien inti­tulé « Women’s Health » (la Santé des Femmes) . Sur la couver­ture, une femme souriante dans un maillot de bain bikini, et comme titre : « Vous aussi, vous pouvez avoir un corps bikini ». Quelques jours aupa­ra­vant, aux îles Marshall, j’avais inter­viewé des femmes qui avaient des « corps bikini » très diffé­rents ; elles souf­fraient toutes de cancer de la thyroïde ou d’autres cancers mortels.

Contrai­re­ment à la femme souriante du maga­zine, elles étaient toutes pauvres, victimes et cobayes d’un super­pou­voir vorace, aujourd’­hui plus dange­reux que jamais.

Je relate cette expé­rience en guise d’aver­tis­se­ment et pour mettre un terme à une distrac­tion qui a consumé beau­coup d’entre nous. Le fonda­teur de la propa­gande moderne, Edward Bernays, a décrit ce phéno­mène comme « la mani­pu­la­tion consciente et intel­li­gente des habi­tudes et des opinions » des socié­tés démo­cra­tiques. Il l’a appelé le « gouver­ne­ment invi­sible ».

Combien sont au courant qu’une guerre mondiale a commencé? En ce moment, il s’agit d’une guerre de propa­gande, de mensonges et de distrac­tion, mais cela peut chan­ger instan­ta­né­ment au moindre ordre mal inter­prété, avec le premier missile.

En 2009, le président Obama se tint devant une foule en liesse au centre de Prague, au cœur de l’Eu­rope. Il s’en­ga­gea à « libé­rer le monde des armes nucléaires ». Les gens applau­dirent et certains pleu­rèrent. Un torrent de plati­tudes jaillit des médias. Par la suite, Obama reçut le prix Nobel de la paix.

Un tissu de mensonge. Il mentait.

L’ad­mi­nis­tra­tion Obama a fabriqué plus d’armes nucléaires, plus de têtes nucléaires, plus de systèmes de vecteurs nucléaires, plus de centrales nucléaires. Les dépenses en têtes nucléaires à elles seules ont plus augmenté sous Obama que sous n’im­porte quel autre président. Le coût sur 3 ans s’élève à plus d’1 billion de dollars.

Une mini- bombe nucléaire est prévue. Elle est connue sous le nom de B61–12. C’est sans précé­dent. Le Géné­ral James Cart­wright, ancien vice-président de l’état-major inter­ar­mées, a expliqué que: « Minia­tu­ri­ser [rend l’uti­li­sa­tion de cette bombe] nucléaire plus conce­vable ».

Au cours des  dix-huit derniers mois, la plus grande concen­tra­tion de forces mili­taires depuis la seconde Guerre Mondiale — opérée par les USA — a lieu le long de la fron­tière occi­den­tale de la Russie. Il faut remon­ter à l’in­va­sion de l’Union Sovié­tique par Hitler pour trou­ver une telle menace envers la Russie par des troupes étran­gères.

L’Ukraine — autre­fois membre de l’Union Sovié­tique — est deve­nue un parc d’at­trac­tion pour la CIA. Ayant orches­tré un coup d’état à Kiev, Washing­ton contrôle effi­ca­ce­ment un régime fron­ta­lier et hostile envers la Russie, un régime litté­ra­le­ment infesté de Nazis. D’im­por­tantes person­na­li­tés du parle­ment Ukrai­nien sont les héri­tiers poli­tiques des partis fascistes OUN et UPA. Ils font ouver­te­ment l’apo­lo­gie d’Hit­ler et appellent à la persé­cu­tion et à l’ex­pul­sion de la mino­rité russo­phone.

Tout cela est rare­ment rapporté en Occi­dent, quand ce n’est pas inversé pour traves­tir la vérité.

En Letto­nie, Litua­nie et en Esto­nie — à côté de la Russie — l’ar­mée US déploie des troupes de combat, des tanks, des armes lourdes. Cette provo­ca­tion extrême de la seconde puis­sance nucléaire du monde est passée sous silence en Occi­dent.

 La pers­pec­tive d’une guerre nucléaire est d’au­tant plus dange­reuse qu’une campagne paral­lèle a été lancée contre la Chine.

Il est rare qu’un jour passe sans qu’on parle de la Chine comme d’une « menace ». Selon l’Ami­ral Harry Harris, le comman­dant en chef US du Paci­fique, la Chine « construit un grand mur de sable dans le Sud de la Mer de Chine ».

Il fait réfé­rence à la construc­tion par la Chine de pistes d’at­ter­ris­sage dans les îles Spratly, qui font l’objet d’un conflit avec les Philip­pines — un conflit sans impor­tance avant que Washing­ton ne mette la pres­sion sur le gouver­ne­ment de Manille et ne tente de le soudoyer, et que le Penta­gone ne lance une campagne de propa­gande appe­lée « liberté de navi­ga­tion ».

Qu’est-ce que cela veut vrai­ment dire? Cela signi­fie la liberté pour les navires de guerre états-uniens de patrouiller et de domi­ner les eaux côtières de la Chine. Essayez d’ima­gi­ner la réac­tion états-unienne si les navires de guerre chinois faisaient la même chose au large de la Cali­for­nie.

J’ai réalisé un film appelé « La guerre invi­sible », dans lequel j’ai inter­viewé d’émi­nents jour­na­listes aux USA et au Royaume-Uni: des repor­ters comme Dan Rather de CBS, Rageh Omar de la BBC, et David Rose de The Obser­ver.

Tous décla­rèrent que si jour­na­listes et radio­dif­fu­seurs avaient joué leur rôle en remet­tant en ques­tion la propa­gande selon laquelle Saddam Hussein possé­dait des armes de destruc­tion massive, que si les mensonges de George W. Bush et de Tony Blair n’avaient pas été ampli­fiés et colpor­tés par les jour­na­listes, l’in­va­sion de l’Irak de 2003 aurait pu ne pas avoir eu lieu, et des centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’en­fants seraient encore en vie aujourd’­hui.

La propa­gande prépa­rant actuel­le­ment le terrain pour une guerre contre la Russie et/ou la Chine n’est en prin­cipe pas diffé­rente. A ma connais­sance, aucun jour­na­liste du « mains­tream » Occi­den­tal — un équi­valent de Dan Rather, disons — ne pose la ques­tion de savoir pourquoi la Chine construit des pistes d’at­ter­ris­sage dans le Sud de la mer de Chine.

La réponse devrait être flagrante. Les USA encerclent la Chine d’un réseau de bases mili­taires, de missiles balis­tiques, de groupes de combat, de bombar­diers nucléaires.

Cet arc létal s’étend de l’Aus­tra­lie aux îles du Paci­fique, les Mariannes, les îles Marshall et Guam, les Philip­pines, la Thaï­lande, Okinawa et la Corée, et à travers l’Eu­ra­sie, jusqu’à l’Af­gha­nis­tan et l’Inde. Les USA ont passé la corde autour du cou de la Chine. Cela ne fait pas l’objet d’un scoop. Silence média­tique. Guerre média­tique.

En 2015, dans le plus grand secret, les USA et l’Aus­tra­lie ont effec­tué le plus impor­tant exer­cice mili­taire air-mer de l’his­toire contem­po­raine, sous le nom de Talis­man Sabre. Il visait à répé­ter un plan de bataille Air-Mer, bloquant les voies mari­times, comme les détroits de Malacca et de Lombok, ce qui coupe­rait l’ac­cès de la Chine au pétrole, au gaz et à d’autres matières premières vitales prove­nant du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Dans le cirque que consti­tue la  campagne prési­den­tielle états-unienne, Donald Trump est présenté comme un fou, un fasciste. Il est certai­ne­ment odieux; mais il est aussi un pantin de haine média­tique. Ce simple fait devrait suffire à éveiller notre scep­ti­cisme.

Les idées de Trump sur l’im­mi­gra­tion sont grotesques, mais pas plus que celles de David Came­ron. Ce n’est pas Trump le Grand Dépor­ta­teur des USA, mais le prix Nobel de la Paix, Barack Obama.

Selon un prodi­gieux commen­ta­teur libé­ral, Trump « déchaîne les forces obscures de la violence » aux USA. Il les déchaîne?

Ce pays est celui où des bambins tirent sur leur mère et où la police mène une guerre meur­trière contre les noirs améri­cains. Ce pays est celui qui a attaqué et tenté de renver­ser plus de 50 gouver­ne­ments, dont de nombreuses démo­cra­ties, qui a bombardé de l’Asie au Moyen-Orient, entraî­nant la mort et le dépla­ce­ment de millions de gens.

Aucun pays n’at­teint ce niveau record de violence systé­mique. La plupart des guerres états-uniennes (presque toutes contre des pays sans défense) n’ont pas été décla­rées par des prési­dents répu­bli­cains mais par des libé­raux démo­crates: Truman, Kennedy, John­son, Carter, Clin­ton, Obama.

En 1947, une série de direc­tives du conseil de sécu­rité natio­nal illus­trent l’objec­tif primor­dial de la poli­tique étran­gère états-unienne : « un monde consi­dé­ra­ble­ment fait à l’image [de l’Amé­rique] ». L’idéo­lo­gie de l’amé­ri­ca­nisme messia­nique. Nous étions tous améri­cains. Ou autres. Les héré­tiques seraient conver­tis, subver­tis, soudoyés, calom­niés ou broyés.

Donald Trump est un symp­tôme de tout cela, mais c’est aussi un anti­con­for­miste. ll dit que l’in­va­sion de l’Irak était un crime; il ne veut pas de guerre contre la Russie et la Chine. Le danger pour nous n’est pas Trump, mais Hillary Clin­ton. Elle n’a rien d’une anti­con­for­miste. Elle incarne la rési­lience et la violence d’un système dont « l’ex­cep­tion­na­lisme » tant vanté n’est qu’un tota­li­ta­risme au visage occa­sion­nel­le­ment libé­ral.

A mesure que se rapproche l’élec­tion prési­den­tielle, Clin­ton sera saluée comme la première femme prési­dente, sans consi­dé­ra­tion aucune de ses crimes et de ses mensonges — tout comme Obama fut acclamé en tant que premier président noir, et que les libé­raux gobaient ses propos absurdes sur « l’es­poir ». Et l’illu­sion se perpé­tue.

Dépeint par le chro­niqueur du Guar­dian Owen Jones comme « drôle, char­mant, telle­ment cool qu’il éclipse pratique­ment tous les autres poli­ti­ciens », Obama a récem­ment envoyé des drones massa­crer 150 personnes en Soma­lie. Il tue habi­tuel­le­ment des gens le mardi, selon le New York Times, lorsqu’on lui remet une liste de personnes à tuer par drone. Telle­ment cool.

Lors de la campagne prési­den­tielle de 2008, Hillary Clin­ton a menacé de « tota­le­ment obli­té­rer » l’Iran par voie d’armes nucléaires. En tant que secré­taire d’état sous Obama, elle a parti­cipé au renver­se­ment du gouver­ne­ment démo­cra­tique du Hondu­ras. Sa contri­bu­tion à la destruc­tion de la Libye en 2011 fut une quasi-jubi­la­tion. Lorsque le leader Libyen, le colo­nel Kadhafi, fut publique­ment sodo­misé avec un couteau — un meurtre rendu possible par la logis­tique états-unienne — Clin­ton se réjouit de sa mort : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ».

L’une des plus proches alliés de Clin­ton est Made­leine Albright, l’an­cienne secré­taire d’état, qui s’en est pris à des jeunes filles parce qu’elles ne soute­naient pas « Hillary ». La tris­te­ment célèbre Made­leine Albright qui célé­bra à la télé­vi­sion la mort d’un demi- million d’en­fants irakiens comme « valant le coup ».

Parmi les plus impor­tants soutiens de Clin­ton, on retrouve le lobby Israé­lien et les compa­gnies d’ar­me­ment qui ont alimenté la violence au Moyen-Orient. Elle et son mari ont reçu une fortune de la part de Wall Street. Et pour­tant, elle s’ap­prête à se voir affu­blée du titre de candi­date des femmes, à même de triom­pher du diabo­lique Trump, le démon offi­ciel. On dénombre égale­ment de nombreux fémi­nistes parmi ses suppor­ters: ceux de la trempe de Gloria Stei­nem aux USA et d’Anne Summers en Austra­lie.

Une géné­ra­tion aupa­ra­vant, un culte post-moderne que l’on appelle aujourd’­hui « la poli­tique iden­ti­taire » a bloqué de nombreux esprits libé­raux intel­li­gents dans leur examen des causes et des indi­vi­dus qu’ils soute­naient — comme les fraudes que sont Obama et Clin­ton; comme le mouve­ment progres­siste bidon Syriza en Grèce, qui a trahi son peuple en s’al­liant avec ses enne­mis.

L’auto-absorp­tion [le narcis­sisme, NdT], une forme « d’égo­cen­trisme », devint le nouvel esprit du temps dans les socié­tés occi­den­tales privi­lé­giées et signala la défaite des grands mouve­ments collec­tifs contre la guerre, l’injus­tice sociale, l’iné­ga­lité, le racisme et le sexisme.

Aujourd’­hui, ce long sommeil prend peut-être fin. Les jeunes s’agitent à nouveau. Progres­si­ve­ment. Les milliers de britan­niques qui ont soutenu Jeremy Corbyn comme leader du parti travailliste font partie de cette agita­tion — ainsi que ceux qui se sont ralliés au séna­teur Bernie Sanders.

Au Royaume-Uni, la semaine dernière, le plus proche allié de Jeremy Corbyn, le tréso­rier de l’op­po­si­tion John McDon­nell, a engagé le gouver­ne­ment travailliste au paie­ment des dettes frau­du­leuses des banques, et, dans les faits, à conti­nuer sa poli­tique de soi-disant austé­rité.

Aux USA, Bernie Sanders a promis de soute­nir Clin­ton si ou lorsqu’elle sera nomi­née. Lui aussi a voté pour l’uti­li­sa­tion de la violence par les USA contre d’autres pays lorsqu’il jugeait cela « juste ». Il dit qu’O­bama a « fait un excellent travail ».

En Austra­lie, il règne une sorte de poli­tique mortuaire, dans laquelle des jeux parle­men­taires assom­mants sont diffu­sés dans les médias tandis que les réfu­giés et les peuples indi­gènes sont persé­cu­tés et que croissent les inéga­li­tés, ainsi que la menace d’une guerre. Le gouver­ne­ment de Malcolm Turn­bull vient d’an­non­cer un budget de la soi-disant défense de 195 milliards de dollars, véri­table inci­ta­tion à la guerre. Il n’y eut aucun débat. Silence.

Qu’est deve­nue la grande tradi­tion popu­laire d’ac­tion directe, libre de tout parti? Où sont le courage, l’ima­gi­na­tion et l’en­ga­ge­ment qu’exige la lutte pour un monde meilleur, juste et paisible? Où sont les dissi­dents de l’art, du cinéma, du théâtre, de la litté­ra­ture?

Où sont ceux qui oseront briser le silence? Devons-nous attendre que le premier missile nucléaire soit tiré?

John Pilger


Traduc­tion: Nico­las Casaux

Édition & Révi­sion: Héléna Delau­nay

guerre pilger propagande

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  1. Well, what do we do ? Apart from shooting a revolution ? A revolution is great but the after-match is always difficult and it’s were dictatures emerge.
    So, that paper talk about the upcoming American election. Clinton is crap-knew that-. Bernie seems to be also crap. The only one not being bashed is… Trump ? Seriously ?
    What’s the freaking solution ?
    I agree with most of the things said here but I just see a dead-end.
    What’s the good answer ? Who’s a good candidate ?
    Damn…

    1. What we do ? We write our selves our own constitution. People of power shall NOT write the rules of power.
      A revolution ? yeah of course, but we’ve got to be ready for what’s next : A true Democratie. and not the fake one we believe we have.
      Read and share this message on http://www.le-message.org (translated in english, german, spannish, french…). Lets all wake up to become true citizens. Lets leave this unpowered situation of being a simple elector.
      Become a gentle virus, spread le-message.org, read it, understand it, spread it, and take back the power for the good of all. Yes we can !

  2. Hi, I believe the solution is true democracy through revolution. Once the people have regained power it must make sure that it doesn’t give this power back to some masters it believes are more clever to write the new institutions. The people must write itself the new social contract and cannot let the professional politicians do it in its stead. The new constitutionnal assembly must be really representative of the population if we want the common interest to be the main goal and for this the only solution is to randomly draw people to write the new constitution. Do not elect them or you are back in the old vicious circle of following masters! We would need an assembly of 2000 people to be really representative of the population (LAW OF LARGE NUMBERS IN STATISTICS used for the surveys). Obviously the new constitution would have to be approved by referendum and the people who wrote it cannot have a political function afterwards to avoid the actual ongoing conflict of interests. Of course this means you need to believe in mankind but that’s what real democracy is all about. I know it sounds very utopic but I believe it’s the only hope we have to stop us from running into the massacre they’re pushing us towards.We cannot expect them to change, they are crazy lunatics (the article above proves it). The change will have to come from the People. Let’s hope and make everything we can for this revolution to happen very soon. This idea of a popular constitutionnal assembly is from Etienne Chouard. I invite everybody to watch his conferences on internet. There must be some with english translations.

  3. Le monde est toujours en guerre. La guerre d’aujourd’hui est d’essence atypique et d’une autre dimension de la guerre classique,nucléaire ou stratégique. Elle est invisible et mondiale. Elle mis en confrontation un monde unipolaire à des organisations terroristes à base religieuse, ethnique et politico-mafieuse. Depuis plus de 25 ans que le monde en ébullition a craché les debris de la confrontation est-ouest pour annoncer la nouvelle guerre atypique opposant des Etats à des mouvements et organisations non gouvernementales…

  4. Et tout cela car l’humanité doit s’harmoniser avec du 432 HZ et qu’à défaut de cette énergie essentielle les êtres vivants deviennent fous !
    Vous n’avez même pas su lire la sage prophétie, une religieux est plus belle que l’autre mais vous ne savez pas en lire le contenu car vous n’avez rien avoir avec Dieu !
    Exode 20
    …3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. 4 Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. 5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,…
    Apocalypse 22
    …12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son oeuvre. 13 Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. 14 Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville!…

  5. L’Homme a inventé la guerre. Il n’y renoncera jamais. Aucune horreur ne l’effraye et il est prêt à en commettre autant qu’il est possible. Cette planète n’a jamais connu un seul jour de paix.

    1. Non. La civilisation c’est la guerre. L’humanité a des millions d’années. Il a existé et il existe encore des cultures non-civilisées, tribales, « sauvages », qui n’ont rien à voir avec la culture dominante (la civilisation). Ne pas les occulter serait les respecter. Les ignorer et faire de grandes déclarations sur une soi-disant nature absolue de l’homme en extrapolant uniquement à partir d’un seul ensemble monoculturel, c’est absurde, et méprisant.
      http://partage-le.com/2015/02/1084/