Tout ce que la vie sauvage a patiemment mis en place depuis la fin de l’âge de glace, l’homme néolithique va le détruire systématiquement, plus ou moins consciemment. [...]
Que devrions-nous faire, ou ferions-nous — ou faisons-nous —, vivant au sein de cette culture aliénée, et détruisant la Terre, si (ou lorsque) nous réalisions que ce monde se porterait mieux si nous n’étions jamais nés, ou si, étant nés, nous venions à mourir ?
Pour l’instant, du moins, je remarque plusieurs options pour lesquelles beaucoup de gens optent.
Bien des mouvements d'opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils régénèrent le gouvernement, l'économie, la morale, l'armée et la police. L'histoire de l'URSS en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l'État et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le mouvement d'opposition à la société industrielle occidentale que l'on qualifie de « mouvement écologique » n'échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France où il s'est manifesté tardivement à la suite des USA.
Excellent mais finalement comme le livre nous enseigne le pouvoir de la lecture face au dessin photo etc… Et on y revient en bd pour dénoncer…