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Trump et comment nous en sommes arrivés là (par Derrick Jensen)
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Traduc­tion d’un article initia­le­ment publié (en anglais), le 20 décembre 2016, sur le site de Seven Stories Press.


En période de trouble, la sagesse de la Mère Marie m’in­té­resse moins que celle de Joe Hill : Ne vous lamen­tez pas, orga­ni­sez-vous.

D’un certain point de vue, l’élec­tion de Trump est une surprise ; tout comme nous sommes régu­liè­re­ment surpris lorsqu’ad­viennent les consé­quences néga­tives aisé­ment prévi­sibles de ce mode de vie. Ainsi, nous sommes surpris lorsque les insec­ti­cides dont nous baignons le monde font s’ef­fon­drer les popu­la­tions d’in­sectes, lorsque les pertur­ba­teurs endo­cri­niens dont nous avons recou­vert la planète perturbent les systèmes endo­cri­niens, lorsque l’en­di­gue­ment et l’as­sè­che­ment des rivières mènent à leur destruc­tion, lorsque le meurtre des océans finit en quelque sorte par les tuer, lorsque le colo­nia­lisme détruit les vies des colo­ni­sés, lorsque le capi­ta­lisme anéan­tit les commu­nau­tés et le monde natu­rel, lorsque la culture du viol engendre des viols, et ainsi de suite. Et nous sommes surpris lorsqu’une culture raciste, qui hait les femmes, élit un homme qui déteste les femmes.

Mais de bien d’autres points de vue, l’as­cen­sion de Trump ou de quelqu’un dans son genre était entiè­re­ment prévi­sible.

La déca­dence de l’Em­pire entraine une résur­gence des valeurs incar­nées par Trump : la haine de la femme, le racisme, la dési­gna­tion à la vindicte de ceux qui mettent des bâtons dans les roues de l’em­pire, et la volonté de faire tout et n’im­porte quoi pour main­te­nir cet empire, pour « rendre sa gran­deur à l’Amé­rique [la Grèce, Rome, le Royaume-Uni, la Chine] ».

C’est une réac­tion clas­sique de la part de ceux qui ont pu exploi­ter les autres en toute impu­nité, et qui se rendent compte que leur mode de vie (et, tout parti­cu­liè­re­ment, l’ex­ploi­ta­tion et les préro­ga­tives sur lesquelles il se base) menace de s’écrou­ler.

Nous avons déjà vu cela. Pourquoi le lynchage des Afri­cains-améri­cains a-t-il rapi­de­ment cru après la guerre de Séces­sion et la fin de l’es­cla­vage ? Pourquoi le Ku-Klux-Klan a-t-il pris de l’am­pleur dans les années 1910 et1920 ? Quelles sont les rela­tions entre l’ef­fon­dre­ment écono­mique alle­mand des années 1920 et l’avè­ne­ment du fascisme nazi ?

Nietzsche nous four­nit une réponse : « On ne hait pas tant qu’on méprise ».

Tant que l’ex­ploi­ta­tion des autres se déroule rela­ti­ve­ment sans heurt, celui qui exploite peut se conten­ter de mépri­ser ceux qu’il exploite. Tant que je contrôle les vies et le travail des Afri­cains-améri­cains, par exemple, de mon point de vue, tout va pour le mieux. Mais entra­vez de quelque manière que ce soit ma capa­cité à les exploi­ter, et les lynchages débu­te­ront. La même chose est vraie de mon accès aux autres soi-disant ressources, que ces « ressources » soient des « ressources de bois », des « ressources halieu­tiques », des merdes chinoises en plas­tique bon marché, ou l’ac­cès sexuel et repro­duc­tif aux femmes. Tant que la rhéto­rique de la supé­rio­rité permet le main­tien de la préro­ga­tive, la haine et le recours direct à la force physique demeurent discrets. Mais lorsque cette rhéto­rique commence à s’ef­fri­ter, la force et la haine attendent en coulisse, prêtes à explo­ser.

Nous n’en vien­drions pas là, n’est-ce pas ? Eh bien, imagi­nez que quelqu’un vous dise que peu importe le prix que vous ayez payé pour un morceau de terre, la parcelle ne vous appar­tient pas. Que vous ne pouvez plus faire ce que vous voulez d’elle. Que vous ne pouvez plus y couper les arbres. Que vous ne pouvez pas y construire. Que vous ne pouvez pas la bull­do­zer pour y faire passer une allée. Vous éner­ve­riez-vous ? Et si ces étran­gers vous enle­vaient votre ordi­na­teur en raison des dommages sur la santé de femmes ouvrières dans des usines en Thaï­lande que leur construc­tion entraine. Qu’ils prenaient vos vête­ments parce qu’ils ont été fabriqués dans des ateliers clan­des­tins, votre viande parce qu’elle provient de l’éle­vage indus­triel, vos légumes bon marché parce que l’agro­bu­si­ness qui les vend a fait perdre leurs emplois à de nombreuses familles de marai­chers, et votre café parce que sa produc­tion détruit les forêts tropi­cales, décime les popu­la­tions d’oi­seaux chan­teurs migra­teurs, et chasse de leurs terres des agri­cul­teurs de subsis­tance en Afrique, Asie, Amérique Centrale et Amérique du Sud. Qu’ils s’em­pa­raient de votre voiture en raison du réchauf­fe­ment clima­tique, et de votre bague de fiançailles parce que les extrac­tions minières exploitent des travailleurs, détruisent les paysages et les commu­nau­tés. Imagi­nez que vous commen­ciez à perdre toutes ces parties de votre vie que vous consi­dé­rez comme fonda­men­tales. J’ima­gine que vous seriez assez éner­vés. Peut-être que vous commen­ce­riez à haïr les enfoi­rés qui vous feraient ça, et peut-être que si suffi­sam­ment de gens éner­vés, comme vous, avaient commencé à s’or­ga­ni­ser pour combattre ces gens qui tentent de détruire votre vie — j’ima­gine même que vous vous deman­de­riez : « mais qu’est-ce que ces gens ont contre moi de toute façon ? » — peut-être que vous enfi­le­riez alors des robes blanches et des chapeaux bizarres, et peut-être que vous iriez jusqu’à en malme­ner quelques-uns, si cela vous permet­tait de les empê­cher de détruire votre mode de vie. Ou peut-être que vous vote­riez pour celui qui vous promet de rendre sa gran­deur à votre vie, même sans vrai­ment croire en ces promesses.

L’em­pire US s’ef­fondre. Les salaires réels dimi­nuent depuis des décen­nies, depuis le début de la vie de la plupart de ceux qui vivent aujourd’­hui aux USA. D’ailleurs, si les salaires réels ont atteint leur maxi­mum en 1973, les derniers de ceux qui ont rejoint la force de travail à une époque de pers­pec­tives mondiales de crois­sance prennent leur retraite. Bien sûr, certains secteurs de l’éco­no­mie se portent bien, mais qu’en est-il de ceux qui sont lais­sés derrière ? De ceux dont les exis­tences ont été détruites par une écono­mie mondia­li­sée, par la délo­ca­li­sa­tion d’em­plois vers la Chine, le Viet­nam, ou le Bangla­desh ?

Qu’ad­vient-il des gens à une époque de pers­pec­tives en déclin ? Quelle est la rela­tion entre ces attentes décli­nantes et l’avè­ne­ment du fascisme ?

Il y a 20 ans, un acti­viste de longue date m’a dit que Walmart et ses merdes en plas­tiques bon marché étaient la seule chose qui se dres­sait entre les USA et une révo­lu­tion fasciste.

Mais les merdes en plas­tiques bon marché ne peuvent repous­ser le fascisme que pour un temps.

Il y a une diffé­rence entre les fins des précé­dents empires et la fin de l’em­pire actuel. Cette diffé­rence relève de l’ef­fon­dre­ment écolo­gique mondial. Les empires ont toujours été basés non seule­ment sur l’ex­ploi­ta­tion des pauvres mais aussi sur l’exis­tence de nouvelles fron­tières. Toute écono­mie en expan­sion — et tous les empires sont, par défi­ni­tion, des écono­mies en expan­sion — doit conti­nuer à croître pour ne pas s’ef­fon­drer. Les USA ont pu croitre parce qu’il y avait toujours une autre crête à fran­chir, avec une autre forêt à couper de l’autre côté, une autre rivière à endi­guer, un autre banc de pois­son à trou­ver et pêcher. Mais les forêts, les rivières et les pois­sons ne sont plus. Le système pyra­mi­dal sur lequel la civi­li­sa­tion, et plus récem­ment, le capi­ta­lisme, reposent, touche à sa fin.

Et plutôt que s’at­taquer de manière effi­cace et honnête à notre problème, qui est aussi celui du monde entier, il est bien plus simple que nous nous mentions les uns aux autres, comme nous nous mentons à nous-mêmes. Pour certains — et les démo­crates choi­sissent habi­tuel­le­ment ce mensonge — le mensonge peut être que malgré l’évi­dence, le capi­ta­lisme n’est pas néces­sai­re­ment nocif pour les pauvres et pour le monde natu­rel, que la « main invi­sible d’Adam Smith » peut « avoir le pouce vert », comme Bill Clin­ton le prétend. Nous n’au­rions qu’à faire un bon capi­ta­lisme. Un autre mensonge — que préfèrent les répu­bli­cains et que Trump incarne — est que les origines de notre misère ne relèvent pas du capi­ta­lisme mais des Mexi­cains qui « volent nos emplois » et qui ne restent pas à leur place, et des femmes qui ne restent pas à leur place, et des Afri­cains-améri­cains qui ne restent pas à leur place. Leur place étant, bien évidem­ment, à notre service. Et, bien sûr, ces maudits écolo­gistes — qu’ils appellent parfois des « écolos-gêneurs » — qui nous empêchent d’ac­cé­der au dernier pourcent de forêts anciennes, au dernier pourcent de pois­sons, sont aussi à blâmer. Ce mensonge s’en prend à tout et tous ceux qui gênent les objec­tifs de l’Em­pire.

Tout ceci nous mène à la respon­sa­bi­lité des Démo­crates dans l’élec­tion de Trump. Jamais durant toute ma vie d’adulte — j’ai 55 ans — je n’ai vu les Démo­crates ne serait-ce que prétendre repré­sen­ter le peuple contre les corpo­ra­tions. Pendant tout ce temps, les Démo­crates ont joué le rôle des bons flics contre les méchants flics repré­sen­tés par les Répu­bli­cains, trahis­sant à chaque coup leurs élec­teurs pour servir les corpo­ra­tions, dont tout le monde sait que ce sont elles qui mènent la danse. Depuis des géné­ra­tions les Démo­crates savent et tiennent pour acquis que ceux d’entre nous qui se soucient plus de la terre, de la justice ou du bon sens que de l’aug­men­ta­tion du contrôle corpo­ra­tiste ne vont pas chan­ger de bord et se mettre à soute­nir les fascistes souvent décla­rés « de l’autre côté de la barri­cade », donc ces Démo­crates ont tranquille­ment dérivé toujours plus vers la droite.

Le mauvais flic George Bush 1er menaça de sabrer la loi sur les espèces mena­cées. Une fois qu’il nous tenait, et que nous étions effrayés, le gentil flic Bill Clin­ton fit son appa­ri­tion, qui fit bien pire que Bush à l’en­contre du monde natu­rel, préten­dant l’in­verse tout en évis­cé­rant les agences censées super­vi­ser la loi. Clin­ton, comme tout bon flic dans une mauvaise pièce, affirma « ressen­tir notre douleur » tout en nous enfonçant l’ALENA dans la gorge.

Qu’al­lions-nous faire? Voter pour Bod Dole ? Pas la moindre chance.

Obama fit tout un plat de sa suspen­sion du pipe­line Keys­tone XL tandis qu’il encou­ra­geait la construc­tion de plusieurs autres pipe­lines, et qu’il auto­ri­sait le forage dans de plus en plus de régions. Il préten­dit « mener une guerre contre le char­bon », tout en augmen­tant l’ex­trac­tion pour expor­ta­tions de char­bon.

Qu’al­lions-nous faire ? Voter pour Mitt Romney ?

Pendant trop long­temps le premier et souvent le seul argu­ment que les Démo­crates ont utilisé élec­tion après élec­tion a été « Votez pour moi. Au moins, je ne suis pas un Répu­bli­cain ». Aussi terri­fiant que je trouve Trump, Giuliani, Ryan, etc., cet argu­ment des démo­crates n’est pas soute­nable. Trom­pez-moi cinq, six, sept, huit fois, et peut-être qu’à la longue je fini­rais par ne plus me faire avoir.

Ce qu’il nous faut enfin réali­ser c’est que l’ar­naque du bon flic n’est elle aussi que du théâtre, et que ni les bons flics ni les mauvais flics n’ont nos inté­rêts à cœur.

La fonc­tion première des Démo­crates et des Répu­bli­cains est de s’oc­cu­per du busi­ness. Leur fonc­tion première n’est pas de prendre soin des commu­nau­tés. Pas de prendre soin de la planète. Leur fonc­tion première est de servir les inté­rêts de la classe possé­dante, par quoi j’en­tends ceux qui détiennent le capi­tal, qui possèdent la société, les proprié­taires des poli­ti­ciens.

Nous avons observé, au cours des deux dernières géné­ra­tions, une dérive vers la droite de la poli­tique US ; jusqu’à aujourd’­hui où nos choix poli­tiques ont été réduits à d’un côté une Répu­bli­caine modé­ré­ment conser­va­trice se faisant passer pour une Démo­crate, et de l’autre un fasciste déclaré se faisant passer pour un Répu­bli­cain. Si nous défi­nis­sons « la gauche » comme un mini­mum anti­ca­pi­ta­liste, il n’y a pas de gauche opéra­tion­nelle dans ce pays.

Pour toutes ces raisons, l’élec­tion de Trump n’est pas une surprise.

Mais il y a une autre raison. Les USA sont cultu­rel­le­ment, profon­dé­ment et fonc­tion­nel­le­ment un pays raciste, haïs­sant la femme, la nature et les pauvres, et basé sur l’ex­ploi­ta­tion des humains et des non-humains du monde entier. Pourquoi, alors, devrions-nous être surpris lorsqu’un indi­vidu incar­nant ces valeurs est élu ? Il n’est pas le premier. Andrew Jack­son ?

Si cet acti­viste avait raison il y a si long­temps, à propos des merdes en plas­tique bon marché de Walmart comme la seule chose qui se dresse entre nous et une révo­lu­tion fasciste (et, bien sûr, ces merdes en plas­tiques bon marché n’ont fait que dépla­cer ailleurs les destruc­ti­vi­tés sociales et natu­relles), il devait aussi savoir que ces merdes en plas­tique bon marché ne seraient pas bien long­temps un rempart contre le fascisme. Elles ne peuvent que le repous­ser pour un temps, avant qu’il revienne en force.

Le jeu de rôle du bon flic/mauvais flic est un outil clas­sique utilisé par les abuseurs. Faites ce que je dis, ou bien je vais vous frap­per. Vendez-moi votre coton pour 50 centimes le dollar, ou je vous pends à un arbre près du dernier noir qui a refusé mon offre. Les Alle­mands lais­sèrent le choix aux juifs entre diffé­rentes couleurs de cartes d’iden­tité, et beau­coup de juifs épui­sèrent leur éner­gie à essayer de comprendre quelle était la meilleure couleur. Cela visait à les garder occu­pés tout en les persua­dant qu’ils avaient une certaine part de respon­sa­bi­lité dans leur propre victi­mi­sa­tion.

J’ai long­temps été inspiré par les mots de Meir Berli­ner, qui est mort en combat­tant les SS à Treblinka : « Lorsque les oppres­seurs me présentent deux choix, je choi­sis toujours le troi­sième ».

Par choi­sir le troi­sième, je ne parle pas simple­ment du choix d’un candi­dat d’un tiers parti, de se perce­voir comme pur et au-dessus de la mêlée tandis que le capi­ta­lisme tue la planète.

Je parle d’ad­mettre les véri­tés de ce système coer­ci­tif, insou­te­nable, raciste, et haïs­sant les femmes. De recon­naitre que la fonc­tion des poli­ti­ciens dans un système capi­ta­liste est de prétendre agir comme des êtres humains tandis qu’ils actent ce qui est bon pour le capi­tal, qu’ils faci­litent, ratio­na­lisent, mettent en place, et imposent un système socio-patho­lo­gique. De recon­naître que le capi­tal — tout comme les fonc­tion­naires du capi­ta­lisme que l’on appelle “poli­ti­ciens” — ne s’op­po­sera pas au capi­tal parce que c’est la chose juste à faire. Que ces fonc­tion­naires ne s’op­po­se­ront pas au capi­tal parce qu’on leur demande genti­ment. Qu’ils ne s’op­po­se­ront pas au capi­tal parce que le capi­ta­lisme appau­vrit les pauvres du monde entier. Qu’ils ne s’op­po­se­ront pas au capi­tal parce que le capi­ta­lisme tue la planète. Qu’ils ne s’op­po­se­ront pas au capi­tal. Point.

Le pouvoir qu’ils détiennent, et la manière dont ils l’uti­lisent, ne relèvent pas du dysfonc­tion­ne­ment. Il s’agit de ce pourquoi le capi­ta­lisme est conçu.

Ce qui nous amène à Joe Hill. Ne faites pas que vous plaindre de Trump. Ne bais­sez pas les bras par déses­poir. Ne tombez pas dans la pensée magique qui suggère que les bons flics, s’ils n’étaient pas contraints par ces mauvais flics, feraient les choses justes ou agiraient dans votre inté­rêt. Ne tombez pas dans la pensée magique qui suggère que les capi­ta­listes agiront autre­ment que de la manière dont ils agissent. Et ne prenez certai­ne­ment pas pour acquis que d’une manière ou d’une autre, magique­ment, le monde et nous-mêmes allons réchap­per de cette situa­tion, ou qu’un mouve­ment anti­ca­pi­ta­liste, ou anti­ra­ciste, ou fémi­niste, ou visant à empê­cher cette culture de détruire la planète, va spon­ta­né­ment voir le jour. Ces mouve­ments n’émergent que de la lutte orga­ni­sée. Et quelqu’un doit s’oc­cu­per de son orga­ni­sa­tion. Quelqu’un doit lutter. Et ce quelqu’un, c’est vous, c’est moi.

Un de mes amis, qui est méde­cin, me dit toujours que le premier pas vers la guéri­son est un diagnos­tic appro­prié. Diagnos­tiquez les problèmes, et vous devien­drez le remède.

Vous ferez ce qu’il faut.

Ce que je voudrais, suite à cette élec­tion de Donald Trump, c’est que vous vous leviez et que vous œuvriez en faveur du monde que vous voulez. Ne vous lamen­tez pas de l’élec­tion de Trump, orga­ni­sez-vous pour résis­ter à son règne, et pour détruire l’em­prise du Parti Capi­ta­liste sur les proces­sus poli­tiques, l’em­prise que détiennent les capi­ta­listes et les racistes et ceux qui haïssent les femmes sur la planète et sur toutes nos vies.

Derrick Jensen


Traduc­tion : Nico­las Casaux

Édition : Fausto Giudice

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