web analytics

A propos de notre très cher(e) futur(e) président(e) (par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon)

Nous reproduisons ici, à toutes fins utiles, un extrait du livre de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, "Les Prédateurs au pouvoir, Main basse sur notre avenir", publié le 12 avril 2017 aux éditions Textuel.

1. Les Le Pen, l’Argent et le FN

La destruc­tion de la conscience de classe des domi­nés n’in­ter­dit pas le ressen­ti­ment et des formes de haine mais elle peut dévoyer son expres­sion poli­tique vers des choix non conformes à leurs inté­rêts de classe. C’est le cas du vote popu­laire en faveur du FN.

Les Le Pen et le FN ont un rapport très décom­plexé à l’argent public. Le Parquet Natio­nal Finan­cier a ouvert, en janvier 2016, une enquête pour décla­ra­tion inexacte de patri­moine concer­nant Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen. Selon la Haute Auto­rité pour la Trans­pa­rence de la Vie Publique, ils auraient sous-évalué leurs proprié­tés à près des 2/3 de leur valeur. Marine Le Pen, née à Neuilly- sur-Seine, a grandi dans une aisance confor­table. Elle possède avec son père des parts impor­tantes dans le manoir de Montre­tout, dans une belle maison à Rueil-Malmai­son et dans deux villas à La Trinité-sur-Mer et à Millas dans les Pyré­nées Orien­tales. La soli­da­rité finan­cière autour du patri­moine fami­lial est fréquente dans la grande bour­geoi­sie. Cette sous-évalua­tion consti­tue une infrac­tion passible de 3 ans de prison, 10 ans d’iné­li­gi­bi­lité et 45 000 euros d’amende. Le goût de l’argent des Le Pen fait fi des fron­tières : Jean-Marie Le Pen est soupçonné d’avoir eu un compte en Suisse de 2,2 millions d’eu­ros, dont 1,7 million sous forme de lingots et de pièces d’or. Mais les familles fortu­nées ont toujours la possi­bi­lité de négo­cier avec le fisc pour éviter l’ou­ver­ture d’une affaire pénale. Ce que font le père et la fille, au risque pour celle-ci d’être assujet­tie à l’Im­pôt de soli­da­rité sur la fortune comme son père. Éven­tua­lité qui ferait tache dans les corons du Nord.

Depuis 2011 que Marine Le Pen préside le Front Natio­nal l’en­semble des campagnes élec­to­rales ont fait l’objet, pour des raisons finan­cières, de pour­suites judi­ciaires, à l’ex­cep­tion des élec­tions séna­to­riales de 2011. Le tréso­rier du FN, Walle­rand de Saint-Just, avocat à la Cour, membre de l’As­so­cia­tion d’en­traide de la noblesse française, et son vice-président, Jean-François Jalkh, sont tous deux inquié­tés pour Finan­ce­ment frau­du­leux des campagnes légis­la­tives de 2012 : le premier pour « escroque­rie et abus de confiance », le second pour « recel d’abus de biens sociaux ». Marine Le Pen a été placée par les magis­trats dans cette affaire sous le statut de témoin assisté.

Treize mises en examen ont été pronon­cées dans le cadre de la campagne des dépar­te­men­tales de mars 2015, dont celle d’un proche de Marine Le Pen, Frédé­ric Chatillon, ancien membre du GUD (Groupe Union Défense, mouve­ment étudiant d’ex­trême droite). La surfac­tu­ra­tion des dépenses liées à ces élec­tions a pu permettre au FN d’amé­lio­rer ses réserves finan­cières de 1,2 million d’eu­ros sur le dos du contri­buable français à travers le rembour­se­ment des frais de campagne par l’État pour les partis ayant obtenu plus de 5 % des suffrages expri­més. Le total des rembour­se­ments indus pour les diffé­rentes campagnes élec­to­rales a été estimé à plusieurs millions d’eu­ros par les juges d’ins­truc­tion.

Le parquet de Paris a ouvert le 15 décembre 2016 une infor­ma­tion judi­ciaire pour « abus de confiance », « recel d’abus de confiance », « escroque­rie en bande orga­ni­sée », « faux et usage de faux » et « travail dissi­mulé » : toutes formu­la­tions aujourd’­hui courantes chez ceux qui veulent leur part du gâteau du pouvoir. Et cela devrait conti­nuer puisque les finances de la campagne des élec­tions de 2017 sont confiées à Axel Lous­tau, jeune diri­geant d’une entre­prise de sécu­rité privée, pour­tant pour­suivi par le parquet de Nanterre pour « abus de biens sociaux », « blan­chi­ment de capi­taux », et « travail dissi­mulé ».

Les emplois fictifs font aussi partie du fonc­tion­ne­ment du Front Natio­nal : cinq euro­dé­pu­tés FN ont embau­ché des assis­tants parle­men­taires rému­né­rés par le Parle­ment euro­péen, donc avec l’argent public appar­te­nant aux diffé­rents peuples de l’Eu­rope. Ils sont soupçon­nés de travailler en réalité au service exclu­sif du Front Natio­nal. Ghis­lain Dubois, avocat au barreau de Liège, assis­tant parle­men­taire de deux euro­dé­pu­tés du FN, est donc bien placé pour prodi­guer de bons conseils juri­diques et judi­ciaires pour assu­rer la défense de ceux qui ont fran­chi la ligne jaune. Marine Le Pen refuse de rembour­ser les 339000 euros que lui réclame le Parle­ment euro­péen pour l’em­ploi présumé fictif de 2 de ses assis­tants, dont sa chef de cabi­net qui a été mise en examen le 22 février 2017 pour « recel d’abus de confiance ». La prési­dente du FN a refusé d’être enten­due par la police judi­ciaire dans le cadre d’une audi­tion libre.

Son immu­nité parle­men­taire liée à son mandat de dépu­tée euro­péenne explique cette arro­gance de classe se préva­lant d’un statut de justi­ciable à part, lui permet­tant de faire fi des insti­tu­tions. Cette posture est en contra­dic­tion avec sa promesse élec­to­rale de soute­nir et d’aug­men­ter le nombre de poli­ciers et de gendarmes et surtout avec ses velléi­tés d’ac­cé­der à l’Ély­sée.

La levée de l’im­mu­nité ne peut concer­ner qu’une seule affaire à la fois. Il n’est donc pas surpre­nant que le parle­ment euro­péen ait approuvé le 1er mars 2017 une levée de l’im­mu­nité parle­men­taire de Marine Le Pen à la demande du parquet de Nanterre pour une infor­ma­tion judi­ciaire pour « diffu­sion d’images violentes » avec des photos des exac­tions commises par Daech qu’elle avait relayées sur son compte twee­ter en décembre 2015. Marine Le Pen avait refusé de se rendre à la convo­ca­tion d’un juge d’ins­truc­tion en avril 2016. Elle encourt dans cette affaire 3 ans d’em­pri­son­ne­ment et 75000 euros d’amende. Que Marine Le Pen se prévale de cette immu­nité pour se préser­ver de répondre aux injonc­tions de l’ins­ti­tu­tion judi­ciaire en dit long sur sa concep­tion de l’élue comme citoyenne hors du commun. Marine Le Pen utilise la même défense que François Fillon. Ils se prétendent être « victimes » du « système » auquel ils appar­tiennent tous les deux avec le même mépris à l’égard de leurs élec­teurs qu’ils jugent inca­pables de comprendre leurs impos­tures. La diri­geante du FN est allée encore plus loin en menaçant les fonc­tion­naires qui auraient contri­bué direc­te­ment ou indi­rec­te­ment aux ennuis judi­ciaires du FN, de devoir « assu­mer le poids de ces méthodes illé­gales » si le FN arrive à l’Ély­sée. Ces menaces à l’égard de certains gardiens de l’État de droit, magis­trats et fonc­tion­naires, sont inquié­tantes.

La trans­mis­sion fami­liale frise parfois la perfec­tion puisque Jean-Marie Le Pen est lui aussi pour­suivi par l’Olaf, l’or­ga­nisme anti-fraude de L’Union Euro­péenne, qui lui réclame 320000 euros pour des emplois fictifs. Ce bref rappel n’est pas exhaus­tif car il y a bien d’autres problèmes autour du micro parti de Marine Le Pen, ou de faveurs fami­liales comme le recru­te­ment de son compa­gnon Louis Aliot en tant qu’at­ta­ché parle­men­taire en 2011–2013 avec un salaire de 5000 euros brut mensuel pour en réalité un mi-temps. Toutes ces affaires confirment une dynas­tie fami­liale en cohé­rence avec les méthodes de l’oli­gar­chie. Avec toute­fois une spéci­fi­cité supplé­men­taire puisque le patro­nyme fami­lial Le Pen est un parti poli­tique qui réunit trois géné­ra­tions : Jean-Marie Le Pen, sa fille Marine et son compa­gnon Louis Aliot, son autre fille Yann et sa petite fille Marion Maré­chal-Le Pen. Le FN séduit égale­ment des familles anciennes de la noblesse, qui y trouvent des postes de respon­sa­bi­lité.

Marine Le Pen porte un discours très critique à l’égard de l’oli­gar­chie euro­péenne dont pour­tant elle contri­bue à préser­ver les secrets et l’opa­cité de sa bureau­cra­tie. Elle s’est ainsi oppo­sée à la créa­tion d’une commis­sion d’enquête sur les « Panama Papers » marquant sa compli­cité avec les frau­deurs. Elle a voté « oui », comme tous les dépu­tés français du FN qui ont parti­cipé à ce vote, à la direc­tive euro­péenne instau­rant le « secret des affaires ». Rappe­lons que deux de ses proches, Frédé­ric Châtillon et Nico­las Crochet, sont mention­nés parmi les déten­teurs de comptes offshore des « Panama Papers ».

Tout cela est révé­la­teur de la posture de classe à la faveur des domi­nants d’un parti qui se reven­dique être le porte-parole du peuple. Marine Le Pen est en osmose parfaite avec le « système » qu’elle dénonce comme Emma­nuel Macron et François Fillon ! Ils se coulent tous les trois parfai­te­ment dans la monar­chie prési­den­tielle refu­sant l’ins­tau­ra­tion d’une vie Répu­blique plus démo­cra­tique. […]

2. A propos d’Em­ma­nuel Macron, élu des banques et donc des médias, cata­pulté aux prési­den­tielles

Cette mobi­li­sa­tion intense et systé­ma­tique de l’oli­gar­chie peut faire penser à un complot alors qu’il s’agit du fonc­tion­ne­ment d’une classe sociale qui existe, selon la théo­rie marxiste, en soi, c’est-à-dire objec­ti­ve­ment, et pour soi, c’est-à-dire subjec­ti­ve­ment, avec la conscience d’ap­par­te­nir à cette classe, perçue comme une grande famille, un réseau et un carnet d’adresses bien rempli. La théo­rie du complot n’est pas utile pour rendre compte de l’ef­fi­ca­cité du collec­ti­visme grand bour­geois qui met en commun, au-delà des richesses qu’il détient, des pouvoirs partiels qui ensemble font la réalité du pouvoir.

Si le complot est instru­men­ta­lisé, y compris par les membres de cette caste comme le font Marine Le Pen ou Donald Trump, c’est pour tour­ner à leur profit la thèse marxiste de la lutte des classes. Que François Fillon se pose en victime d’une meute achar­née en vue de son « assas­si­nat poli­tique » en dit long sur le mépris et le cynisme des poli­tiques qui appar­tiennent à la classe domi­nante à l’égard d’élec­teurs qui ne sont utiles que pour leur permettre de faire carrière en poli­tique, avec tous les avan­tages liés à cette posi­tion. L’im­ma­tu­rité de ces histoires de complots ou d’at­taques par un « système » abou­tit à une forme de décer­ve­lage et à l’im­pos­si­bi­lité de perce­voir l’am­pleur des mani­pu­la­tions et des impos­tures.

En réalité François Fillon redoute la confron­ta­tion avec des juges d’ins­truc­tion qui, d’une part, refusent la « trêve judi­ciaire » en période élec­to­rale qu’au­cun texte n’a jamais prévue et qui, d’autre part, traitent désor­mais les affaires poli­tico-finan­cières et la délinquance en col blanc avec les mêmes méthodes que celles employées contre le grand bandi­tisme.

Se placer en dehors du « système » est égale­ment reven­diqué par Emma­nuel Macron, le jeune banquier d’af­faires souriant de chez Roth­schild. À 39 ans cet énarque n’hé­site pas à se présen­ter à l’élec­tion prési­den­tielle alors qu’il ne s’est jamais confronté à une quel­conque élec­tion. Mais il n’en a cure car la tech­no­cra­tie ouvre désor­mais les portes du pouvoir. Les rela­tions sociales que cet inspec­teur des Finances a accu­mu­lées à Bercy, puis chez Roth­schild en 2008 avant d’être nommé par François Hollande en 2012 Secré­taire Adjoint de l’Ély­sée vont lui être précieuses pour réali­ser ses ambi­tions élyséennes. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, appré­cie cet exemple parfait du diri­geant néo-libé­ral qui fait fi des élec­tions et des fron­tières entre le secteur public et le privé car dans les affaires le consen­sus oligar­chique est préfé­rable aux divi­sions.

En 2011 Emma­nuel Macron accède au statut pres­ti­gieux d’As­so­cié-Gérant chez Roth­schild, derrière lequel se cache en réalité la pers­pec­tive de commis­sions encais­sées à la suite d’opé­ra­tions d’achat ou de vente de socié­tés qui doivent se réali­ser à courte vue pour passer à la suivante afin de maxi­mi­ser ses profits. Depuis le service des fusions-acqui­si­tions Emma­nuel Macron pilote l’achat par Nestlé d’une filiale de Pfizer, une tran­sac­tion à plus de 9 milliards d’eu­ros. Le chou­chou des puis­sants parvient ainsi au statut de million­naire avec 2 millions d’eu­ros gagnés entre 2011 et 2012. Ce qui ne l’a pas empê­ché de sous-évaluer la valeur de son patri­moine auprès de la Haute Auto­rité pour la trans­pa­rence de la vie publique pour les années 2013 et 2014. La décla­ra­tion recti­fi­ca­tive qu’il a dû remplir l’a fait bascu­ler dans le camp des riches assujet­tis à l’ISF, impôt de soli­da­rité sur la fortune auquel il est opposé. « C’est même une mesure de gauche que de le suppri­mer », a-t-il clamé en octobre 2016 lors d’un dîner de levée de fonds auprès des exilés fiscaux dans la maison de Marc Gros­man, le fonda­teur de Celio, à Uccle, commune chic de la banlieue de Bruxelles.

« En Marche », le parti ni de droite ni de gauche qu’il a créé au prin­temps 2016 avec des soutiens finan­ciers depuis Londres et New York, où il a rencon­tré des PDG de fonds d’in­ves­tis­se­ment, met en avant l’ur­gence du chan­ge­ment et de la moder­ni­sa­tion d’une vieille France accro­chée à ses services publics et à ses droits sociaux. Emma­nuel Macron refuse de publier la liste de ses dona­teurs.

Le discours néoli­bé­ral avance masqué dans la langue veni­meuse des préda­teurs qui prétendent se battre contre « le système » et « l’entre soi » pour mieux servir les plus riches dans une régres­sion sociale sans tabou pour les plus dému­nis. Avec la flexi­sé­cu­rité renfor­cée dans le sens de la flexi­bi­lité, les coti­sa­tions patro­nales encore réduites et l’en­tre­prise comme seul niveau pour les négo­cia­tions concer­nant les droits des travailleurs, le pouvoir du capi­tal serait dange­reu­se­ment conforté. Le confor­misme jusqu’à la cari­ca­ture est trans­fi­guré en un progres­sisme ouvrant un avenir radieux à la France de demain. « Rencon­trer notre esprit de conquête pour bâtir une France nouvelle » tel est son contrat avec la nation. La mani­pu­la­tion idéo­lo­gique consiste à faire passer une liberté néga­tive et indi­vi­dua­liste pour la liberté sociale et de progrès collec­ti­ve­ment partagé. Mais ce type d’es­croque­rie linguis­tique néces­site de l’en­trai­ne­ment. Le candi­dat Macron l’a appris à ses dépens lors de l’al­ter­ca­tion en mai 2016 avec un ouvrier auquel il a dit de manière mépri­sante : « Vous n’al­lez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ! »

Les mili­tants du néoli­bé­ra­lisme de tous les secteurs de l’ac­ti­vité écono­mique, poli­tique et sociale qu’Em­ma­nuel Macron a su mobi­li­ser depuis Bercy, l’Ely­sée et la banque Roth­schild dessinent ensemble une toile d’arai­gnée à la trame complexe mais très solide. Chaque membre de l’oli­gar­chie, comme les banquiers Chris­tian Dargnat ou Bernard Mourad, apporte à Emma­nuel Macron ses rela­tions, son propre carnet d’adresses et les liens avec les PDG de fonds d’in­ves­tis­se­ment ou d’hommes d’af­faires comme Patrick Drahi dont la fortune repose sur la holding Altice fondée au Luxem­bourg en 2001. Ces réseaux comme ceux du cercle Le Siècle sont une réserve inépui­sable de contacts pouvant être utili­sés ou réani­més à tout moment de la campagne élec­to­rale.

Une élec­tion prési­den­tielle est une occa­sion de type monar­chique pour réac­ti­ver le prin­cipe de la coop­ta­tion sur la base de l’ap­par­te­nance à cette classe sociale. La socia­bi­lité mondaine, qui a pu se nour­rir égale­ment de l’argent public avec dîners et déjeu­ners à Bercy pour lancer la campagne de celui qui était alors ministre de l’Éco­no­mie (esti­ma­tion à 120000 euros), liée à une élec­tion de cette impor­tance pour l’oli­gar­chie est une excel­lente tech­nique sociale de réac­ti­va­tion des rela­tions et d’en­tre­tien de ce maillage infini du pouvoir. Mais la vigi­lance des citoyens, des jour­na­listes et des magis­trats doit faire vivre les oligarques sur le pied de guerre. Ainsi alors qu’il était encore ministre à Bercy, Emma­nuel Macron s’est fait ovation­ner à Las Vegas en janvier 2016 par 500 diri­geants de star­tups françaises. Cette soirée, montée dans l’ur­gence, sans appel d’offres, et dont le coût avoi­sine les 400000 euros, fait l’objet d’une enquête préli­mi­naire ouverte le 13 mars 2017 par le Parquet de Paris pour « favo­ri­tisme, compli­cité et recel de favo­ri­tisme ». Si les oligarques se regroupent massi­ve­ment autour de la candi­da­ture Macron c’est parce qu’il présente un recours présen­table à tous les citoyens qui ne sont plus en mesure, du seul fait de leur lobo­to­mie effec­tuée par les médias des patrons du CAC 40, de comprendre que c’est un requin de la finance qui offrira les ors de la Répu­blique à ses cama­rades de classe.

L’ex­pres­sion « théo­rie du complot » est lancée en pâture pour empê­cher de voir et de comprendre que l’on baigne dans un roman marxiste du XIXe siècle, ripo­liné par un jeu vision­naire dit moderne, dont le mouve­ment En marche.

Monique Pinçon-Char­lot et Michel Pinçon

Share

Be the first to comment on "A propos de notre très cher(e) futur(e) président(e) (par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon)"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*