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La férocité blanche : à propos du livre de Rosa Amelia Plumelle-Uribe (par Nicolas Casaux)
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L’image ci-dessus est tirée du livre de James Allen intitulé Without Sanctuary: Lynching Photography in America (en français : Sans refuge : Photographie du lynchage en Amérique) publié en 2000 aux Etats-Unis. Il s’agit de la photographie d’un lynchage à Marion, dans l’Illinois, aux USA, en août 1930.


« Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord. »

— François Fillon, 28 août 2016

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. Le paysan africain qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. »

— Nicolas Sarkozy, 26 juillet 2007

Vous avez tous dû remarquer à quel point l’aventure humaine et le progrès — tels que les Sarkozy du monde l’entendent — précipitent l’avènement d’un monde merveilleux, où les sociétés humaines sont de plus en plus égalitaires, démocratiques, heureuses, et respectueuse de la nature, qui est elle-même de plus en plus féconde.

Évidemment pas.

Les inégalités sociales ne cessent de croître, de même que les multiples pollutions de tous les milieux naturels (l’air, les sols, les océans, etc.), qui découlent de l’étalement urbain et, plus généralement, de la croissance de la technosphère, qui détruit de jour en jour ce qu’il reste de biosphère.

Ce désastre, le résultat des agissements de certaines cultures humaines qui se sont imposées au fil des siècles et qui s’imposent encore dans la violence, découle en partie des croyances sur lesquelles elles se fondaient, et sur lesquelles se fonde la civilisation industrielle, cette monoculture humaine mondialisée, résultat du fusionnement de ces cultures et de leurs croyances. Parmi ces croyances fondamentales figure le suprémacisme humain — la croyance selon laquelle les humains sont séparés de et supérieurs à toutes les autres formes de vie qui peuplent cette planète, pour paraphraser Derrick Jensen, qui ajoute, à ce propos, que :

« Les croyances indiscutées sont les véritables autorités de toute culture. Une des croyances indiscutées de cette culture suggère que les humains sont supérieurs à et séparés de tous les autres êtres vivants. Le suprémacisme humain est au fondement de la plupart des religions de cette culture, de sa science, de son économie, de sa philosophie, de son art, de son épistémologie, et ainsi de suite. »

Il rappelle aussi que :

« Chaque suprémacisme est unique. Le suprémacisme humain diffère du suprémacisme masculin, qui diffère du suprémacisme blanc.

Cependant, ils partagent certaines caractéristiques. Dont la nécessité de développer une perspective — et une mythologie pour la promouvoir — selon laquelle les membres d’autres classes, groupes ou sous-groupes sont inférieurs. »

Ce qui m’amène à l’excellent livre que je viens de terminer, écrit par une avocate et essayiste colombienne vivant en France, Rosa Amelia Plumelle-Uribe, intitulé La férocité blanche : des non-Blancs aux non-Aryens, génocides occultés de 1492 à nos jours (Albin Michel, 2001), dans lequel elle expose les liens — évidents, et pourtant peu discutés voire niés par le discours dominant — entre le suprémacisme blanc et le suprémacisme aryen des nazis.

Le suprémacisme blanc a ouvertement constitué une caractéristique fondamentale de la culture européenne pendant des siècles. Pas étonnant qu’il continue, aujourd’hui encore, à informer — moins ouvertement, plus implicitement, plus officieusement — les structures sociales de la civilisation industrielle mondialisée.

Ainsi que Rosa Amelia le rappelle, contrairement aux nazis (suprémacistes aryens), les suprémacistes blancs n’ont jamais eu à répondre de leurs agissements parce qu’ils n’ont jamais été battus par leurs opposants, parce qu’ils sont ces fameux vainqueurs qui écrivent les livres d’histoire.

Eduardo Galeano, autre excellent auteur sud-américain, le rappelle dans ses livres (notamment dans Les veines ouvertes de l’Amérique latine) : l’Europe, telle qu’elle existe aujourd’hui, s’est construite sur le pillage des continents qu’elle a colonisés (Afrique, Amérique, Asie, Océanie) — et qu’elle continue encore à piller aujourd’hui, grâce aux dispositifs d’un système économique global conçu par et pour les grandes puissances.

Les crimes[1] grâce auxquels les pays riches le sont devenus non seulement n’ont jamais été expiés, mais ils n’ont jamais cessé[2].

Il s’agit d’une des raisons pour lesquelles les livres comme celui de Rosa Amelia sont si importants. Pour exposer l’ampleur des injustices sur lesquelles l’Occident s’est bâti. Et dont les conséquences ne disparaîtront pas simplement parce que ceux au pouvoir choisissent de les ignorer.

Pour reprendre la formule du journaliste australien John Pilger, dont j’ai traduit plusieurs articles et sous-titré plusieurs documentaires (que vous pouvez retrouver ici), ce livre est crucial parce qu’il expose « l’histoire cachée. L’histoire occultée. L’histoire qui explique pourquoi nous, les Occidentaux, en savons autant sur les crimes des autres, et si peu sur les nôtres. »

Les mécanismes qui permettent cette occultation ne sont pas toujours très retors. Tandis que les médias grand public français s’en donnent à cœur joie dès qu’ils peuvent produire des articles sur le racisme aux Etats-Unis, nous rappelant, grâce à de nombreuses statistiques ethniques, combien le racisme infecte encore ce pays, en France, ces mêmes statistiques sont tout simplement interdites. Une manière simple et radicale de faire en sorte de ne rien savoir.

Ainsi que mon ami Fausto Giudice me le faisait remarquer, à ce sujet : « Décembre 1973 : une bombe explose au consulat algérien de Marseille, en pleine « crise du pétrole ». Le préfet des Bouches du Rhône déclare : « Ceci n’est pas un crime raciste ». Comme les auteurs de 350 arabicides commis entre 1970 en 1992, la plupart d’entre eux ont nié être racistes. Ils n’en avaient qu’après les Arabes. »

Partout en France, on trouve des rues Napoléon, des places Napoléon, des statues à l’effigie de Louis XIV, des plaques, des inscriptions à la gloire de rois et d’empereurs (et moins de reines et d’impératrices, hasard ou patriarcat ?) qui sont autant de criminels, de meurtriers de masse, mais que la culture dominante continue à considérer d’un bon œil, parce qu’ils font partie des figures historiques qui ont participé à la création de la France telle que nous la connaissons (à son Prestige Passé, à la Gloire de son Empire d’Autrefois).

Aux yeux de ceux qui élaborent le contenu du discours grand public, le racisme, le suprémacisme blanc et les atrocités commises en leur nom ne sont rien en regard du nazisme.

Il n’y a pas — il n’y a plus — en France de rue au nom du Maréchal Pétain. Mais il y a une statue de Colbert, l’auteur du Code noir, à l’Assemblée nationale. Et, comme je viens de le rappeler, on trouve, en France, de nombreuses statues à l’effigie de Louis XIV et de Napoléon Bonaparte, pour ne prendre que deux autres exemples. Deux terribles esclavagistes, deux meurtriers de masse, deux colonisateurs.

C’est Napoléon (Bonaparte) qui nomma Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau, auquel il « vouait une immense admiration », capitaine général de la colonie de Saint-Domingue (Haïti), et qui approuva tous les crimes racistes monstrueux qu’il y commit.

Crimes dont on peut avoir une idée en lisant cette lettre que cite Rosa Amelia Plumelle-Uribe, écrite par Rochambeau, à la tête des troupes françaises chargées par Napoléon 1er de reconquérir Haïti, au général Ramel le 15 germinal 1803 (5 avril 1803) :

« Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de cent cinquante hommes de la garde nationale du Cap. Il est suivi de vingt-huit chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu’il ne vous sera passé en compte aucune ration, ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. Je vous salue affectueusement. »

Haïti, toujours, a payé le prix fort pour son indépendance : le pays fut obligé sous la menace d’une guerre, par le gouvernement français, de payer « la somme de 150 millions de francs-or, destinée à dédommager les anciens colons[3] ». L’écrivain Jean Métellus commente : « Voilà comment l’impérialisme français a foulé aux pieds la fierté des Haïtiens. » Rosa Amelia rapporte la justification qu’en donne le grand démocrate Alexis de Tocqueville :

« Quelque respectable que soit la position des noirs, quelque sainte que doive être à nos yeux leur infortune, qui est notre ouvrage, il serait injuste et imprudent de ne se préoccuper que d’eux seuls. […] Si les nègres ont droit à devenir libres, il est incontestable que les colons ont droit à n’être pas ruinés par la liberté des nègres. »

En plus d’exposer le cas d’Haïti, dans son livre, Rosa Amelia Plumelle-Uribe examine quelques-unes des principales atrocités historiques ayant été commises sous l’égide du suprémacisme blanc.

Elle revient sur le massacre des Indiens d’Amérique en citant, par exemple, Bartolomé de Las Casas :

« En général, ils tuent les chefs de cette manière, avec des piliers en bois, on improvise des grilles sur lesquelles les personnes sont attachées. En dessous, on allume le feu doucement pour que les victimes soient rôties lentement. Une fois, je vis qu’on rôtissait sur les grilles quatre ou cinq chefs indiens qui hurlaient de douleur. Comme leurs cris dérangeaient le sommeil du capitaine, il ordonna de plutôt les noyer. Mais le bourreau chargé de les faire rôtir (et dont j’ai connu la famille à Séville) préféra étouffer leurs cris avec des morceaux de bois enfoncés dans leurs bouches. »

Sur les exactions commises au Congo sous la domination du roi Léopold, entre autres, en citant Adam Hochschild :

« Comme le caoutchouc abondait dans la forêt tropicale bordant le fleuve Kasaï, William Sheppard et d’autres presbytériens américains en poste là-bas se retrouvèrent au milieu du cataclysme. […] Les hommes armés d’un chef rallié au régime se livrèrent à des saccages à travers la région où travaillait Sheppard, pillant et brûlant plus d’une dizaine de villages, et des flots de réfugiés désespérés vinrent chercher de l’aide à la mission de ce dernier.

En 1899, Sheppard reçut de ses supérieurs l’ordre de s’enfoncer dans la brousse afin d’enquêter sur la source des combats (qui faisaient rage dans la région du Kasaï). Il se lança à contrecœur dans cette entreprise dangereuse et trouva les sols tachés de sang, des villages détruits et de nombreux cadavres ; la puanteur de la chair en décomposition flottait dans l’air. Le jour où il atteignit le camp des maraudeurs, son œil fut attiré par un grand nombre d’objets qu’on enfumait. “Le chef nous conduisit à une charpente formée par des bâtons, sous laquelle brûlait doucement un feu, et elles étaient là ces mains droites, je les ai comptées, il y en avait quatre-vingt-une en tout.” Le chef dit à Sheppard : “regardez, voici notre preuve. Je dois toujours couper la main droite de ceux que nous tuons, de manière à montrer à l’État combien d’hommes nous avons tués”. Il montra à Sheppard certains cadavres auxquels avaient appartenu les mains. Le fumage préservait les mains sous ce climat brûlant et humide, car des jours ou des semaines s’écouleraient peut-être avant que le chef puisse les montrer au fonctionnaire adéquat et être récompensé pour ses tueries. »

Sur celles qui furent commises en Namibie par les colons allemands, en citant par exemple les propos du général Lothar van Trotha, dans une lettre du 5 novembre 1904 :

« Je connais assez les tribus en Afrique. Elles se ressemblent toutes pour penser qu’elles ne céderont qu’à la force. Or, ma politique a toujours été d’exercer celle-ci par le terrorisme brutal, voire par la cruauté. J’anéantis les tribus insurgées dans des flots de sang, car c’est la seule semence pour faire pousser quelque chose de nouveau qui soit stable. »

L’auteure souligne l’hypocrisie des nations dites civilisées qui perpétraient massacres sur massacres dans les endroits qu’elles « civilisaient », sans pour autant formuler explicitement une des réalisations que son livre suggère fortement, à savoir que la civilisation est et a toujours été un concept impliquant l’asservissement du plus grand nombre, un expansionnisme incessant et les ethnocides et les écocides qui en découlent[4].

Elle rappelle comment, « encore en 1920, dans le Mississippi comme en Géorgie, dans l’Arkansas, en Floride et en Alabama, les foules blanches se livraient aux lynchages de Noirs avec un enthousiasme qui […] n’a pas retenu l’intérêt des psychologues et autres spécialistes en manifestations de violence. » Et ajoute que : « Ces actes reproduits jusqu’aux années 60 ne sont pas le fait de quelques assassins genre Ku Klux Klan. Il ne s’agit pas non plus de ces crimes racistes qui, de nos jours encore, encombrent la rubrique des faits divers aux États-Unis. Nous sommes devant des manifestations collectives de lynchage d’un ou plusieurs Noirs avec prises de photographies et qui se terminaient par des barbecues sur la pelouse pour se détendre. »

Elle expose également très bien l’hypocrisie des grandes puissances qui, juste après avoir traduit en justice les responsables nazis à Nuremberg, soutinrent l’apartheid organisé par des anciens nazis en Afrique du Sud. Comble de cette hypocrisie, l’État d’Israël fut un des plus fervents soutiens du régime nazi d’Afrique du Sud.

À propos de l’Afrique du Sud, j’ai été assez étonné qu’elle ne cite pas l’histoire du projet Coast, développé par le gouvernement du pays dans les années 80, à un moment où l’Apartheid était menacé (ce projet ayant été exposé relativement récemment, possible qu’il l’ait été au moment où le livre sortait). L’objectif de ce projet était la production de substances mortelles ethniquement sélectives, dans l’optique de développer une « bombe noire », une arme chimique qui n’aurait touché – affaibli ou tué – que la population noire.

Ainsi que le rapporte le journal Libération[5] :

« Le projet a commencé à être dévoilé après la chute de l’ancien régime, à l’occasion des travaux de la Commission Vérité et Réconciliation (TRC), chargée de mettre au jour les atrocités commises pendant l’apartheid. Deux cents chercheurs et biologistes ont travaillé pour Project Coast. Beaucoup d’entre eux ignoraient – ou préféraient ignorer – qu’ils étaient les petites mains d’un programme effroyable. Des médecins ont aussi avoué avoir participé à l’élaboration d’un vaccin destiné à stériliser les femmes à leur insu. Vingt-quatre sortes de poisons ont été testées et développées durant ces années-là : des cigarettes bourrées d’anthrax, des venins recueillis sur des serpents, des bactéries de salmonelle saupoudrées dans des sucrières. Des tournevis, des parapluies, des sous-vêtements ont également été contaminés avec des substances asphyxiantes. Des armes dignes des mauvais James Bond. Danie Phaal, l’un des coordinateurs du projet, a ainsi reconnu avoir inoculé certains de ces poisons sur des membres du mouvement de libération noire. Le révérend Frank Chikane, un homme proche du Congrès national africain (ANC, au pouvoir depuis 1994), est tombé dans un profond coma après que ses habits furent contaminés de substances étouffantes.

[…] certains témoins ont révélé que des recherches avaient été menées dans le cadre du programme pour développer la bactérie du choléra ou le virus du sida. »

Wouter Basson, le médecin qui dirigeait ce projet, surnommé le « Mengele sud-africain », ou encore « Docteur la mort », a été acquitté en 2002 par des juges proches de l’ancien régime et, en 2012, il exerçait encore tranquillement son activité de cardiologue au Cap.

Quoi qu’il en soit, Rosa Amelia énumère beaucoup d’autres exemples d’atrocités commises à l’encontre des non-Blancs par les puissances occidentales — atrocités légales donc, institutionnalisées, et jamais expiées.

Que cela nous indique-t-il sur la conscience collective des membres de sociétés bâties sur de telles choses ? Que cela nous apprend-il sur ces sociétés, ou sur cette société (si l’on considère que les États-nations modernes participent tous d’une même société internationale, dirigée par les plus puissants d’entre eux et par les multinationales) ?

Dans cet excellent livre, Rosa Amelia Plumelle-Uribe illustre la réflexion d’Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme de 1955 :

« Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches de Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en soi un Hitler qui s’ignore, que Hitler l’habite, que Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

Ainsi que Rosa Amelia le formule : « Il faut donc rendre conscient le poids, souvent écrasant, de la suprématie blanche sur notre inconscient. C’est seulement à cette condition que nous pourrons l’identifier et, consciemment, essayer au moins de contrôler les dégâts qui en découlent. »

Cette ambition constitue un axe principal si ce n’est l’axe central de son livre.

***

Un dernier point que je tiens à exposer, et qui me ramène au début de ce texte, c’est que tout au long du livre, Rosa Amelia discute des caractéristiques communes aux suprémacismes raciaux. Bien qu’elle n’examine que les suprémacismes blanc et aryen, ses remarques sont tout aussi justes en ce qui concerne le suprémacisme humain. Un exemple :

« On ne peut pas attribuer les qualités les plus nobles et l’intelligence la plus développée à ceux qu’on doit écraser ou qu’on est déjà en train d’anéantir. C’est l’inverse qui est indispensable et c’est ainsi que s’établissent les rapports d’asservissement. »

Cette remarque reste juste que le « ceux » désigne les Noirs, les Juifs, les espèces non-humaines (les autres animaux, les plantes, etc.) ou le vivant en général.

Nicolas Casaux

Révision : Lola Bearzatto

L’ouvrage en question : http://www.albin-michel.fr/ouvrages/la-ferocite-blanche-9782226121875

P.S. : Ce passage du livre de Rosa Amelia Plumelle-Uribe permet d’établir un parallèle assez saisissant :

« En Pologne par exemple, l’attitude des masses populaires face à l’agonie des Juifs, sauf quelques actes de solidarité héroïque, “paraissait surtout faite d’indifférence, tandis que des minorités agissantes s’attachaient à recueillir les innombrables fruits que le pillage et les dénonciations pouvaient leur assurer”. »

Si l’on remplaçait « En Pologne » par « Dans le monde entier », « l’agonie des Juifs » par « la destruction du monde naturel », et « dénonciations » par « destructions », n’obtiendrait-on pas un tableau très exact de la situation actuelle ?



  1. https://blogs.mediapart.fr/richard-abauzit/blog/160115/le-temps-beni-des-colonies-passe-present
  2. Voir, par exemple : http://partage-le.com/2018/01/8584/
  3. Source : http://www.huffingtonpost.fr/arnousse-beauliere/dette-haiti-france_b_7258264.html
  4. « Et si le problème, c’était la civilisation ? » : http://partage-le.com/2017/10/7993/
  5. « Afrique du Sud : le fantôme du docteur Folamort » : http://www.liberation.fr/planete/2012/05/27/afrique-du-sud-le-fantome-du-docteur-folamort_821760

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  1. Tout à fait d’accord pour relater les exactions contre les non-Blancs. Sauf qu’il n’y a pas que le suprémacisme blanc qui est un problème. Les suprémacismes arabe et chinois ont étendu leur emprise pendant des siècles dans leurs régions respectives. Les plus grands esclavagistes de la planète sont les Arabes avec l’islam, et il est toujours pratiqué (en Mauritanie par exemple). Infliger la souffrance à autrui n’est pas le monopole de « l’homme blanc ».

    1. Une lecture du livre en question et l’acquisition d’un minimum de savoirs sur la suprematie blanche sur 6 siecles..permettra d ‘eviter ce commentaire non seulement faux mais egalement hors sujet.

      Doudou Thiam