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Moins d'humains ou plus d'humanité ? (par Yves-Marie Abraham)
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Texte paru, en guise d’épilogue, dans : Yves-Marie Abraham, David Murray (dir.), Creuser jusqu’où ? Extractivisme et limites à la croissance, Montréal, Écosociété, pp. 369–377.


Les pages qui précèdent constituent un réquisitoire sans appel contre l’extractivisme. Sur le plan économique, l’exploitation industrielle des ressources naturelles tend à fragiliser les régions et les pays qui se reposent trop exclusivement sur elle. La récession qui menace le Canada en ce début d’été 2015, du fait de la chute des cours du pétrole, pourrait bien en attester une nouvelle fois. Sur le plan social, dans le meilleur des cas quelques populations ouvrières peuvent bénéficier pendant un temps de leur participation à des activités extractives, mais les bénéfices demeurent restreints et surtout éphémères. Le plus souvent, qui dit extractivisme dit exploitation d’une main-d’œuvre sans défense et désordres sociaux en tous genres. Sur le plan politique, il n’y a d’extractivisme qu’avec le soutien des États, pour qui ce type d’activités économiques représente une source de revenu relativement facile d’accès. Garantes en principe de l’intérêt général, ces organisations ne résistent donc jamais à la tentation de mettre leur « monopole de la violence physique légitime » au service de l’industrie extractive, quitte à se placer sous la dépendance d’intérêts étrangers et/ou à nier les droits de leurs populations. Sur le plan écologique enfin, ces activités sont désastreuses, à la fois parce qu’elles sont synonymes d’épuisement de ressources précieuses (même quand elles sont « renouvelables ») et parce qu’elles génèrent directement et indirectement de nombreuses pollutions. Elles dégradent ainsi les formes de vie présentes et futures, dont les vies humaines, non seulement sur les territoires où elles s’exercent mais souvent bien au-delà, comme c’est le cas des pollutions atmosphériques dues à l’extraction de sables bitumineux.

Kalgoorlie, Australie-Occidentale, 2007 / Photo : Edward Burtynksy

Il y a quelque chose de profondément autodestructeur au principe de ces pratiques. Leurs conséquences ultimes, on le sait, pourraient bien être l’effondrement de notre civilisation, ce qui signifie entre autres la disparition de millions d’êtres humains et la dégradation des conditions de vie de millions d’autres. Les auteurs de Halte à la croissance ! étaient les premiers à le dire au début des années 1970. Aujourd’hui, un nombre grandissant de chercheurs leur font écho, à commencer par ceux qui sont réunis au sein du GIEC. D’où les questions suivantes : si ses effets pervers sont si graves, pourquoi l’extractivisme n’a-t-il jamais été aussi dynamique ? Comment se fait-il qu’il ne soit pas davantage remis en question ? À quelles conditions pourrait-on sortir de cette logique délétère ? Mais répondre à cette dernière question suppose d’avoir identifié la ou les causes du problème. Or, quelles sont-elles ?

Un animal suicidaire ?

La façon la plus courante, notamment chez bon nombre d’écologistes et chez la plupart des économistes, d’expliquer la passion extractiviste de notre monde consiste à invoquer, en dernière analyse, la nature humaine. Le succès considérable de l’ouvrage Effondrement de Jared Diamond, qui n’est jamais qu’une version savante de cette explication, témoigne de sa prédominance[1]. Il y aurait chez les humains une tendance « écocidaire » qui, à défaut d’être contenue par quelques circonstances extérieures, conduirait les sociétés d’homo sapiens (pas si sapiens donc !) à l’effondrement. Dans cette perspective, le destin funeste des habitants de l’île de Pâques aurait valeur d’emblème : l’effondrement possible de notre civilisation planétaire n’en serait dans le fond qu’une réplique de plus grande ampleur. Mais d’où viendrait cette tendance à l’autodestruction ? À la base de cette thèse, on trouve un postulat anthropologique, qu’Adam Smith, père fondateur putatif de la science économique, a le mérite de formuler clairement. Pour lui, l’un des motifs principaux de l’action humaine est « le désir d’améliorer notre sort ; désir qui est en général, à la vérité, calme et sans passion, mais qui naît avec nous et ne nous quitte qu’au tombeau. Dans tout l’intervalle qui sépare ces deux termes de la vie, il n’y a peut-être pas un seul instant où un homme se trouve assez pleinement satisfait de son sort, pour n’y désirer aucun changement ni amélioration quelconque[2] ».

Ce postulat une fois accepté, la révolution néolithique et la révolution industrielle apparaissent comme inscrites dans la nature de l’Homme en tant qu’elles lui permettent d’accroître les moyens de satisfaire ses besoins infinis. Et pour expliquer que certaines sociétés humaines aient tardé à opter pour de telles « stratégies » ou ne s’y soient jamais engagés, on invoquera par exemple, comme le fait Jared Diamond dans ses livres, des facteurs géographiques – on ne peut cultiver de blé au pôle Nord ! Sous-entendu : s’ils n’avaient été contrariés par des réalités indépendantes de leur volonté, tous les humains sur la planète auraient choisi l’agriculture puis la production industrielle. De la même façon, les catastrophes écologiques trouvent ainsi une explication relativement simple : les humains seraient capables d’aller jusqu’à détruire les conditions de possibilité de leur propre existence par goinfrerie atavique. C’est bien cette idée qui s’exprime, par exemple, dans le constat désabusé de ce chercheur en santé communautaire de l’Université Laval : « La protection des océans est un échec permanent de l’espèce humaine. Ce qui nous attend, c’est le hamburger à la méduse. Ce sont les seules qui vont survivre. »[3] Outre le fait que les formes de vie marines sont ici réduites à l’état de biens de consommation pour les humains, on notera que c’est notre espèce toute entière, donc sa « nature », qui est mise en cause. « La tragédie des communs » du biologiste Garett Hardin, l’un des textes les plus cités de l’histoire de la pensée écologiste, très apprécié par les économistes, repose tout entier sur le même raisonnement : l’épuisement des ressources naturelles et la pollution sont la conséquence ultime du fait que l’être humain cherche constamment à « maximiser son gain ».

Que faire alors si le problème est d’ordre ontologique ? Trois sortes de solutions sont généralement préconisées par celles et ceux qui adhérent au postulat des besoins illimités chez l’Homme. La première prend la forme d’un discours moralisateur, appelant les humains à être raisonnables et à moins consommer. Prisée par certains écologistes, cette solution est privilégiée aussi par les églises chrétiennes, dont l’Église de Rome. Il faut dire que le glouton impénitent d’Adam Smith ressemble à s’y méprendre au pécheur biblique. Mais si la conception de l’être humain est la même, la manière d’obtenir de sa part un comportement qui ne soit pas autodestructeur diffère. Pour Smith et ses héritiers intellectuels, l’appel à la raison est inutile. Une seconde sorte de solutions est préférable, qui consiste à orienter l’activité des humains dans une direction qui leur soit moins néfaste sans même qu’ils en prennent conscience. C’est ce que sont censées permettre les incitations, autrement dit le système de la carotte et du bâton. Un dispositif comme le marché du carbone repose tout entier sur cette idée : plutôt que d’obliger des émetteurs de CO2 à réduire leurs émissions, il s’agit de leur donner intérêt à le faire ! Troisième solution, considérée souvent comme la plus efficace ou même la seule efficace, mais que ses promoteurs savent peu avouable : l’arrêt de la croissance démographique. La proposition est cohérente avec le postulat de départ. S’il est vraiment dans la nature de l’humanité de chercher à satisfaire toujours plus de besoins, la seule manière d’empêcher la raréfaction absolue de ressources naturelles vitales, c’est que le nombre de représentants de l’espèce cesse d’augmenter et même diminue pendant un temps. Hardin a le mérite d’être clair à ce sujet : « Aucune solution technique ne peut nous sauver de la misère de la surpopulation. La liberté de se multiplier apportera la ruine à tous. […] La seule voie pour préserver et cultiver les autres et plus précieuses libertés est d’abandonner la liberté de se multiplier et cela très bientôt. « La Liberté est la reconnaissance de la nécessité » – et c’est le rôle de l’éducation de révéler à tous la nécessité d’abandonner la liberté de se multiplier. »[4] Diamond est plus mesuré, ou plus ambigu, mais ses propos louangeurs sur le contrôle démographique imposé par l’État chinois pour éviter toute « surpopulation » sur son territoire ne laisse guère de doute quant à sa sympathie pour ce type de solutions.

On notera que, du point de vue des bénéficiaires de l’extractivisme, ces solutions et en particulier la dernière, présentent deux avantages très appréciables : elles n’impliquent aucune remise en question fondamentale de l’ordre en place et n’imposent d’efforts véritables qu’aux habitants des pays à forte croissance démographique, c’est-à-dire aux pays les plus pauvres. Elles permettent ainsi aux plus riches occidentaux (et à ceux qui rêvent de les rejoindre) d’espérer pouvoir continuer à s’enrichir, notamment du fait de l’exploitation des ressources naturelles de ces pays du Sud, sans craindre d’avoir à partager ces richesses avec un nombre grandissant d’humains ni à subir les conséquences d’un effondrement civilisationnel. On comprend que ce type de solutions ait la faveur de la droite conservatrice[5].

Une société inhumaine

Cependant, ces propositions sont-elles bien fondées ? L’être humain est-il vraiment cet animal « maximisateur » qu’elles présupposent ou postulent ? En pratiquant le détour anthropologique, consistant à contraster notre civilisation à d’autres sociétés humaines, il est permis d’en douter. Citons par exemple l’historien et sociologue Max Weber qui, dans son ouvrage le plus fameux sur les origines du capitalisme, contredit totalement Smith : « L’homme ne désire pas “par nature” gagner de plus en plus d’argent, mais il désire, tout simplement, vivre selon son habitude et gagner autant d’argent qu’il lui en faut pour cela. Partout où le capitalisme a entrepris son œuvre d’augmentation de la productivité du travail humain par l’accroissement de son intensité, il s’est heurté à la résistance obstinée de ce leitmotiv du travail de l’économie précapitaliste. Il s’y heurte d’autant plus aujourd’hui que la main-d’œuvre à laquelle il a affaire est plus “arriérée” (du point de vue capitaliste)[6]. » Plus récemment, l’anthropologue Marshall Sahlins a lui aussi soutenu, en s’appuyant notamment sur des enquêtes ethnographiques, que ce penchant pour le « toujours plus » n’avait rien d’universel. « De cette attitude [indifférente] du chasseur envers les biens de ce monde, nous tirons un enseignement important : à considérer les choses de l’intérieur – c’est-à-dire du point de vue de l’économie en question –, il semble faut de dire que les besoins sont “réduits”, les désirs “refoulés”, ou même que la notion de richesse est “limitée”. […] Ces mots postulent le renoncement à des besoins d’appropriation qui, en réalité, ne se sont jamais fait sentir, l’abandon de désirs qui ne se sont jamais manifestés. L’Homo œconomicus est une invention bourgeoise […]. Les chasseurs-collecteurs n’ont pas bridé leurs instincts matérialistes ; ils n’en ont simplement pas fait une institution[7]. »

Voir aussi :

Les chasseurs-cueilleurs et la mythologie du marché (par John Gowdy)

Loin d’être ce goinfre systématique, capable d’engloutir ses moyens d’existence au point de se mettre en danger, l’être humain semble au contraire avoir été le plus souvent un animal raisonnable sur ce plan. Certes, il est arrivé que certaines des sociétés qu’il a formées s’effondrent, mais on ne peut généralement mettre en cause une quelconque voracité aveugle de sa part. Revisitant les cas d’effondrements évoqués par Diamond dans son best-seller, un collectif d’anthropologues, d’historiens et d’archéologues souligne que ces exemples témoignent au contraire des extraordinaires capacités de résilience dont les sociétés humaines ont fait preuve dans l’histoire, y compris face aux pires catastrophes écologiques. Et quand les choses ont vraiment mal tourné, comme sur la fameuse île de Pâques, les coupables venaient de l’extérieur. En l’occurrence, les rats et les colonisateurs occidentaux ont été la principale cause du désastre, semble-t-il[8]. Il n’y a pas eu écocide, mais génocide. Après une enquête ethnologique menée sur cette île mythique au cours des années trente, l’anthropologue Alfred Métraux était d’ailleurs arrivé à une conclusion similaire. Pour lui, l’extermination de la civilisation pascuane constituait « l’une des pires atrocités commises par l’homme blanc dans les mers du Sud ».[9] En revanche, le cas de la civilisation contemporaine paraît beaucoup plus préoccupant aux auteurs de Questioning Collapse, parce que nous ne fixons effectivement aucune limite à notre consommation de ressources naturelles. S’il y a dans l’histoire de l’humanité un véritable exemple d’attitude irresponsable vis-à-vis des contraintes biophysiques de la planète, c’est celui de nos sociétés[10].

Ati Quigua fait partie d’un peuple des montagnes de la Sierra Nevada en Colombie.

Cela étant dit, s’il n’est pas dans la « nature » de l’Homme, comment le comportement maximisateur caractéristique de l’homo œconomicus s’est-il alors répandu dans nos sociétés ? Car force est bien d’admettre qu’il y est effectivement très présent et qu’il sous-tend les pratiques extractivistes dont ce livre fait la critique. Comme le suggèrent Weber et Sahlins, cette manière d’être au monde est d’abord typique de la bourgeoisie. La quête du « toujours plus » est historiquement celle du marchand puis de l’industriel capitaliste. Comprendre comment leur comportement a pu être accepté, puis même socialement valorisé, suppose de comprendre comment cette classe s’est constituée et s’est imposée peu à peu en Occident à la fin de l’époque médiévale. Mais cela suppose de comprendre aussi comment ce comportement s’est diffusé dans les autres classes de nos sociétés, de telle sorte que la raison marchande ou la raison économique a fini par s’imposer à toutes les autres.

On peut schématiser ce processus de la façon suivante : l’accaparement progressif des moyens de production, c’est–à-dire des moyens d’existence, par la minorité capitaliste, force de plus en plus la majorité à subvenir à ses besoins en achetant des marchandises. Mais pour ce faire, il lui faut de l’argent. L’une des seules façons d’en obtenir est d’aller vendre sa force de travail à un capitaliste. Celui-ci ne l’achètera que dans la mesure où elle lui permettra de faire du profit. Tel est le sort des prolétaires, « qui ne vivent qu’à condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que si leur travail accroît le capital[11] ». Pour cela, il faut que toujours plus de marchandises soient produites et vendues. Les salariés ont donc eux aussi finalement intérêt au succès des capitalistes. Comme le résume André Gorz : « Pour pouvoir vendre notre travail, nous avons intériorisé la logique propre au capitalisme : pour celui-ci, ce qui est produit importe pour cela seulement que cela rapporte ; pour nous, en tant que vendeurs de notre travail, ce qui est produit importe pour autant seulement que cela crée de l’emploi et distribue du salaire. Une complicité structurelle lie le travailleur et le capital : pour l’un et pour l’autre, le but déterminant est de “gagner de l’argent”, le plus d’argent possible. L’un et l’autre tiennent la “croissance” pour un moyen indispensable d’y parvenir. L’un et l’autre sont assujettis à la contrainte immanente du “toujours plus”, “toujours plus vite”[12]. »

Cette dynamique est triplement inhumaine. D’abord parce qu’elle tend à détruire la planète Terre (en particulier à cause de l’extractivisme), qui constitue l’habitat unique de notre espèce. Ensuite parce qu’elle repose sur l’instrumentalisation d’une grande partie de l’humanité, réduite à l’état de « ressource humaine », en tant que salariée, et de « débouché », en tant que consommatrice. Enfin parce qu’elle nous impose de nous soumettre à des normes collectives que nous n’avons pas choisies. « Le puritain voulait être un homme besogneux – et nous sommes forcés de l’être, dit Weber. Car lorsque l’ascétisme se trouva transféré de la cellule des moines dans la vie professionnelle et qu’il commença à dominer la moralité séculière, ce fut pour participer à l’édification du cosmos prodigieux de l’ordre économique moderne. Ordre lié aux conditions techniques et économiques de la production mécanique et machiniste qui détermine, avec une force irrésistible, le style de vie de l’ensemble des individus nés dans ce mécanisme – et pas seulement de ceux que concerne directement l’acquisition économique. Peut-être le déterminera-t-il jusqu’à ce que la dernière tonne de carburant fossile ait achevé de se consumer. Selon les vues de Baxter, le souci des biens extérieurs ne devait peser sur les épaules de ses saints qu’à la façon d’“un léger manteau qu’à chaque instant l’on peut rejeter”. Mais la fatalité a transformé ce manteau en une cage d’acier[13]. »

Dans cette perspective, le salut de l’espèce humaine ne passe donc pas par une réduction du nombre d’humains sur Terre mais plutôt par l’avènement de sociétés réellement humaines. C’est avant tout d’un surcroît d’humanité dont nous avons besoin. Pour ce faire, il faut commencer par abattre le capitalisme, ce qui réclame du courage bien sûr, mais aussi beaucoup de précautions. Comme dit le mystérieux P. M., auteur d’une forte intéressante utopie anarchiste : « La Machine Travail Planétaire doit être démantelée soigneusement car nous ne voulons pas mourir avec elle. N’oublions pas que nous sommes une partie de la Machine et qu’elle fait partie de nous-mêmes[14]. » Il n’en faut pas moins être radical, au sens étymologique du terme. Voilà plusieurs siècles à présent que nous vivons sous le règne de la marchandise. Et en dépit d’innombrables luttes et de vastes insurrections, ce règne n’a jamais été plus étendu ni mieux établi. Les fondements du capitalisme constituent pour nous des évidences. Qui ose en effet aujourd’hui remettre en question la propriété privée ? Qui appelle à l’abolition du salariat ? Qui demande la suppression du prêt à intérêt ? Qui réclame l’interdiction de l’entreprise privée à but lucratif ? Centrales au XIXe siècle, ces revendications ont pratiquement disparu du débat politique contemporain et n’apparaissent jamais ou presque dans les discours de nos stratèges révolutionnaires. Il va bien falloir pourtant les porter à nouveau, si nous voulons conserver une petite chance de provoquer la fin du capitalisme avant la fin du monde.

Yves-Marie Abraham


  1. Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Paris, Gallimard, 2006.
  2. Adam Smith, La Richesse des Nations, tome I, Paris, GF/Flammarion, 1991 [1776], p. 429.
  3. Éric Dewailly, cité par Alexandre Shields, Le Devoir, 3 mai 2014.
  4. Garett Hardin, « The Tragedy of the Commons », Science, décembre 1968. (http://www.garretthardinsociety.org/articles/art_tragedy_of_the_commons.html)
  5. Voir notamment la critique de Collapse (J. Diamond) par Daniel Tanuro, sous le titre « L’inquiétante pensée du mentor écologiste de M. Sarkozy » (Le Monde diplomatique, 18 janvier 2008)
  6. Max Weber, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Paris, Plon, 1964, p. 61–62.
  7. Marshall Sahlins, Âge de pierre, âge d’abondance, Paris, Gallimard, 1976, p. 52
  8. Terry L. Hunt, Carl P. Lipo, « Ecological catastroph, collapse, and the Myth of « Ecocide » on Rapa Nui (Easter Island) », in Patricia A. McAnany et Norman Yoffee (dir.), Questioning Collapse, New York, Cambridge University Press, 2010, p. 21–44.
  9. Ibid., p. 38–39.
  10. Patricia A. McAnany et Norman Yoffee, « Why we question Collapse and Study human resilience, ecological vulnerability, and the aftermath of empire », in Patricia A. McAnany et Norman Yoffee (dir.), op. cit., p. 1–15. .
  11. Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste, Paris, Éditions sociales, 1976 [1848], p. 39.
  12. André Gorz, Écologica, Paris, Galilée, 2007, p. 115.
  13. Max Weber, op. cit., p. 249–250
  14. P.M., Bolo Bolo, Paris, Éditions de l’éclat, 2013, p. 72

capitalisme écocide extractivisme industrialisme

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