folder Filed in Désastre technocratique, Féminisme
Une histoire d'amour... (par Ana Minski)
comment 0 Comments

Une histoire d’amour…

« … mon cauchemar à moi, le cauchemar de l’adolescence, de grandir fille, de devenir femme dans un monde dressé contre nous, un monde que nous avons perdu et où tout nous évoque notre défaite. » (Kate Millett, La cave, méditations sur un sacrifice humain)

« Moi, je chasse par amour », a dit l’ancien porte-parole de la Fédération nationale de la chasse, sur Europe 1 le 26 octobre 2018. Beaucoup se sont offusqués, récusant l’amour que cet homme ressentirait pour l’animal qu’il chasse et tue. Pourtant, on ne compte plus les crimes d’amour, les crimes passionnels : du viol à la séquestration et au meurtre. Ils sont presque toujours l’œuvre d’hommes, envers les femmes, envers les autres espèces, envers la nature. Amour et passion vont de pair depuis longtemps, trop longtemps peut-être, à chacun d’en juger. Bien souvent j’ai entendu : « … je suis jaloux, je suis possessif parce que je t’aime passionnément, tu me rends fou, avec toi je suis incapable de raisonner, je deviens un animal », et ce, aussi bien dans la vie réelle qu’au cinéma, dans la littérature et dans les confessions d’autres femmes. On se demande bien pourquoi l’amour a encore si bonne presse, pourquoi l’amour possède encore ce pouvoir de leurre. De quel amour s’agit-il ? Quel amour nous vend-t-on ?

Nous ne sommes pas dupes, l’ancien porte-parole de la Fédération nationale de la chasse peut bien affirmer que les femmes aussi aiment chasser, nous ne nous laisserons pas flatter par ce désir intempestif de parité. Parce qu’il ne suffit pas qu’une femme s’enorgueillisse d’être la première femme flic, ou chimiste ou militaire, qu’elle accepte le sale métier de maton ou chancelière pour qu’on puisse en déduire que toutes ces activités font partie de la « nature » humaine. Parce que nous n’oublions pas, du moins certaines d’entre nous, que la nature humaine qu’ils cherchent tant à réduire et définir est celle d’Homo sapiens, espèce nommée par des mâles, blancs et privilégiés, qui se rêvaient — et se rêvent encore — puissants et supérieurs. Souvenons-nous que les femmes, les indigènes et les autres espèces sont les premières victimes de cette idéologie obsédée par les pyramides, les érections et les sacrifices[1]. Mais avant de parler d’amour, parlons de chasse.

J’ai lu les Méditations sur la chasse d’Ortega y Gasset, qui est, si l’on en croit Michel de Courval, auteur de l’avant-propos, « le texte le plus souvent cité dans le monde sur le sujet de la chasse ». Paul Shepard a lui-même tenu à ce que cet ouvrage soit traduit en anglais et le cite dans son ouvrage Retour aux sources du Pléistocène.

À l’origine, les Méditations d’Ortega y Gasset étaient un prologue demandé par un aristocrate, ami du philosophe espagnol, pour un ouvrage intitulé « Vingt ans de grande Chasse ». Ces Méditations ont été rédigées en 1942 par un homme qui ne chassait pas, mais qui s’intéressait à ce sport et était « un ardent lecteur de livres qui en traitent ». Ses méditations sont donc inspirées des livres qui traitent de la chasse, de ce que les chasseurs et l’archéologie de ce début du XXème siècle en disaient.

Comme nombre d’auteurs, Ortega y Gasset souffre d’un complexe devenu trop commun au fil des siècles, le complexe de la pyramide. Il déclare : « Les autres êtres vivants existent, sans plus. » Selon lui, l’homme, contrairement aux autres espèces, ne peut se laisser vivre, il doit se consacrer à des occupations spécifiques. C’est là son privilège et son tourment. Il affirme : « En elle-même, la vie est insipide parce qu’elle se réduit à « être là » ».  L’homme est voué à mener des occupations forcées, imposées par la nécessité et qui nous sont pénibles. Le travail, ce supplice atroce, lui vole tout son temps libre. Mais, heureusement, l’homme est capable de se projeter et, par sa fantaisie, d’imaginer des occupations qui ne lui feraient pas perdre son temps mais en gagner. Il oppose ainsi une vie de plaisir et de bonheur à une vie de travail, une vie qui « s’autodétruit », qui est un « échec » ; et oppose au travail le sport qui s’accomplit librement et par pur plaisir. Mais quelle est la classe qui a été la moins opprimée par son travail et qui a ainsi pu se consacrer à parfaire son bonheur ? L’aristocratie. Et en quoi consistaient, d’après Ortega, les occupations de l’aristocrate : elles consistaient en des concours équestres et sportifs, des fêtes, la danse, les rencontres sociales et, « […] occupation la plus appréciée et la plus agréable pour l’homme normal […], ce que les rois et les nobles ont préférés : la chasse. » La chasse, qui serait un sport universel et plein de passion. Et plus encore. La chasse qui n’aurait apparemment pas changé dans sa structure générale depuis les temps anciens. Pour Ortega, chasser à l’arc ou au fusil et avec chien ne change pas grand-chose, les changements dans l’armement ne constituant pas, selon lui, un changement significatif. Par contre, la supériorité technique, qui émane de la supériorité rationnelle de l’homme, doit être contrôlée pour ne pas exterminer toutes les proies. Ainsi, la chasse peut encore exister seulement si la raison, qui constitue le plus grand danger pour l’existence de la chasse, est mise en pause. Il différencie donc la chasse — relation entre chasseur et chassé — et le combat entre deux prédateurs, qui constitue une agression mutuelle et à égalité. « La chasse est irrémédiablement un jeu du haut vers le bas », c’est ainsi que s’exprime la « hiérarchie zoologique ». La finalité interne est la prise de possession de la proie, morte ou vive. « Chasser est ce qu’un animal fait pour prendre possession, mort ou vif, d’un autre être qui appartient à une espèce essentiellement inférieure à la sienne. » La chasse, affirme Ortega, est « une humiliation consciente et comme religieuse de l’homme qui limite sa supériorité et se rabaisse vers l’animal. […] un mystère fascinant de la nature se manifeste dans le fait universel de la chasse : l’inexorable hiérarchie entre les êtres vivants. La stricte égalité est trop improbable et anormale. La vie est un terrible conflit, un concours grandiose et atroce. La chasse submerge l’homme délibérément dans ce mystère formidable et a par conséquent quelque chose de l’émotion et du rite religieux, où un hommage est rendu à ce qui est divin et transcendant dans les lois de la nature. […] la chasse, et spécialement dans ses formes supérieures — la chasse à courre, la fauconnerie et la battue —, est une discipline vigoureuse et une opportunité de montrer du courage, de l’endurance et de l’habileté, qui sont les attributs authentiques de la puissance. » On ne peut douter, à la lecture de ces citations, du suprémacisme humain qui caractérise cette vision du monde, et qui caractérise l’idéologie de la civilisation au moins depuis la scala naturæ d’Aristote, cette « grande chaîne de la vie », ou « grande échelle des êtres », qui considère l’être humain comme une créature supérieure. Et qui considère, d’ailleurs, que l’homme est supérieur à la femme (ce cher Aristote considérait que la femme est « inférieure par nature »).

Si la chasse est un privilège et une source de bonheur, nous dit Ortega, c’est parce qu’elle s’enracine au plus profond de notre passé, parce que nos ancêtres s’y livraient intégralement. « La chasse était alors la première occupation, le premier travail et le premier métier de l’homme. » Bien qu’il reconnaisse que la cueillette était aussi pratiquée, il affirme que « cela ne signifiait pas grand-chose, car il n’en découlait pas d’occupation formelle. » Il en conclut donc que la chasse était l’unique activité de l’homme primitif et qu’être humain c’était avant tout être chasseur. Ainsi, le premier homme du Paléolithique était une esquisse d’humanité, un animal entremêlé de lucidités intermittentes, une bête dont l’intellect éclairait de temps en temps la pénombre intime. Et l’homme se serait lentement dirigé vers la raison en s’éloignant de son intimité originelle avec la nature. Chasser constituerait donc un retour vers l’intimité avec la nature, une vacance de l’humanité, et c’est pour cela que la raison ne doit pas s’en mêler. Ainsi, selon lui, quand l’homme chasse, il échappe à sa condition de sapiens excessivement tourné vers la raison. La chasse constituerait une fuite du présent et un moyen de renouer avec cette forme primitive de l’être humain, celle qui inaugure l’histoire, parce qu’avant elle, il n’y a que ce qui est permanent : la nature.

Comment est-il possible d’affirmer que l’homme du Paléolithique, terme déplorable selon Ortega, était uniquement chasseur ? En s’appuyant sur les figurations pariétales, il affirme que les chasseurs peignaient des animaux à dessein de magie, parce que l’homme primitif n’était pas entraîné à abstraire et à distinguer, qu’il confondait la représentation des choses et la chose même, il peignait par magie de la chasse et de la fécondité, « pour que l’animal soit abondant et ses femelles fertiles ». Remarquons en passant qu’il distingue l’animal, seul, mâle et participant au jeu de la chasse, de ses femelles qui elles doivent être fertiles. Malheureusement, l’interprétation de l’art préhistorique comme rituel magique de chasse est écartée depuis plusieurs décennies[2]. Et c’est vite oublier le nombre important de signes abstraits qui existent dans l’art préhistorique, l’importance que nos ancêtres accordaient aux pierres qu’ils taillaient et la complexité même des différentes techniques de taille[3]. Il semble d’autre part peu probable que les groupes du paléolithique ne distinguaient pas la représentation de « l’objet », comme l’affirme François Bordes, Préhistorien du XXème siècle, l’homme de la Préhistoire était un homme comme nous. Mais, comme beaucoup, Ortega considère les peuples indigènes actuels comme des « fossiles vivants ». Encore aujourd’hui, les hommes des sociétés sans écriture représentent trop souvent la part obscure, animale et sauvage de notre passé. Tour à tour faire-valoir de notre civilisation, ou idéalisé pour en dénoncer les dérives, l’homme « primitif » est encore trop souvent assimilé aux pulsions fondamentales, essentielles, profondes, de la vie, comme s’il n’avait pas accompli le saut « qualitatif » menant à la culture[4].

Ainsi, l’homme normal pour Ortega est celui qui peut se libérer des activités d’Homo faber[5], en exploitant les autres, pour se consacrer à l’activité religieuse qu’est la chasse, qui l’unit mystiquement à l’animal, et plus particulièrement à l’animal qu’un jour il fut.

Ortega précise que c’est : « … quand l’homme en a exclus d’autres de son terrain de chasse, quand il a marqué son territoire, qu’il a en même temps défini sa culture. […] Ce qui coule au fond de toute chasse, ce sont des éléments orgiaques et dionysiaques. » Il ajoute : « La terre tachée de sang est comme maudite. Une guenille blanche tachée de sang n’est pas seulement répugnante, elle nous semble violée et son humble matériel textile, déshonoré. C’est l’effrayant mystère du sang ! […] Quand il est versé et que le dedans essentiel sort dehors, une réaction de dégoût et de terreur se produit dans toute la nature, comme si la plus radicale absurdité avait été commise : ce qui est purement interne est devenu externe. […] Il y a un cas où le sang ne produit pas ce dégoût : c’est lorsqu’il jaillit de la croupe d’un taureau qui a été bien piqué et qu’il se répand des deux côtés de l’animal. […] Le sang a une puissance orgiaque inégalée. » Il nous apprend que déshonorer et tuer ont une même étymologie en espagnol et désigne l’activité du boucher et du tueur. Comme l’écrivait Pierre Moinot dans les années 1950 : « L’instinct de la chasse garde avec celui de l’amour l’obscure parenté héritée du temps où ils assuraient seuls la continuité de l’espèce. » Mais aux fantasmes de Pierre Moinot je préfère l’honnêteté du Marquis de Sade : « C’est une chose très différente que d’aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu’on aime tous les jours sans jouir et qu’on jouit encore plus souvent sans aimer. »

La chasse, dans nos sociétés, est depuis bien longtemps une histoire de jouissance et non d’amour. Et la jouissance, dans une société patriarcale où le despote est un homme qui bande, est intimement liée au viol. Comment doit-on interpréter cette phrase : « La seule réponse adéquate à un être qui vit obsédé par la peur d’être capturé est de tenter de le capturer. » Ortega nous livre ici, et malgré lui, l’obsession du mâle dans toute société patriarcale : la pyramide, l’érection et le sacrifice.

Et c’est à cela que fait écho le livre de Kate Millet La cave, Méditations sur un sacrifice humain. Kate Millett écrit : « … pour le chasseur professionnel. Voici enfin le frisson. La dimension. Ce qu’on n’avait jamais vu. Le meurtre. Le seul grand, le seul immense crime mystique. […] La cave, c’était un jeu de garçons ; un jeu de jeunes enfants à ce stade où garçons et filles jouent encore ensemble mais où la partie est menée par les garçons, par cette violence obsessionnelle qui les envahit pour ne plus jamais les quitter, au gendarme et au voleur, à l’Indien, et on ligote et on exécute. Ou encore à l’assassin, jeu plus sophistiqué, plus cinéma, dans la maison obscure ; on peut y jouer en haut, si on est seul chez soi, si on est adolescent, et les filles y participent, dans un suspens à la fois terrible et extatique, l’attente dans le noir, attente presque sexuelle, le moment de l’attaque, moment décrit dans une centaine de films où l’héroïne en négligée, la main sur le téléphone alors que le bruit des pas se rapproche, ouvre la bouche pour hurler. Le téléphone est muet, les fils sont coupés. Un millier de femmes retiennent leur souffle et saisissent le poignet de leur compagnon. C’est ainsi que nous sommes élevés. » La victime qui a hanté Kate Millett s’appelait Sylvia, elle avait 16 ans. Celle qui me hante depuis mes 8 ans s’appelait Mari, elle avait mon âge, nous étions voisines, nous jouions ensemble, elle a été violée puis tuée, à coups de pierre et de hache, par un voisin de 18 ans. Combien sont hantées par ces victimes, ces proies ? Que les tortures de Sylvia aient été orchestrée par une femme, elle-même victime d’un compagnon violent, n’est pas sans lien avec une certaine vision de la sexualité et du sacrifice dans nos sociétés et la question de ces quelques femmes tortionnaires mérite d’être analysée en soi.

Pour finir, je voudrais donner un autre exemple de chasse qui résonne étrangement avec les propos aristocratiques d’Ortega :

« Sous la photographie, on peut lire « CHASSEURS DE MARMOTTES ». Deux hommes blancs, habillés en chasseurs, sont assis dans une Jeep noire. La Jeep occupe presque tout l’espace de l’image. Les deux hommes sont armés de carabines. Les carabines sortent du cadre de l’image et s’étendent jusqu’à l’espace blanc qui l’entoure. Les hommes et la Jeep font face à l’objectif. Une femme blanche est attachée au capot de la Jeep noire. C’est une corde très solide qui la retient. Elle est écartelée. Ses poils pubiens et son entrejambe sont en plein milieu du capot et de la photo. Sa tête est tournée sur le côté, maintenue dans cette position par la corde qui est tendue en travers de son cou, qui s’étend et qui s’enroule plusieurs fois autour de ses poignets, avant de passer autour des rétroviseurs de la Jeep, pour revenir autour de ses bras, zigzaguer sous ses seins et autour de ses cuisses, puis ramenée autour du pare-chocs et noue ses chevilles. Entre ses pieds, sur le pare-chocs, un sticker orange annonce en lettres noires « Je freine que pour Billy Carter ». Le texte qui accompagne l’image indique : « Des sportifs de l’ouest nous font savoir que la chasse aux marmottes fut particulièrement bonne dans toute la région des Rocheuses la saison dernière. Ces deux chasseurs ont facilement atteint leur quota dans les montagnes. Ils ont dit à HUSTLER qu’ils avaient fourrés et montés leur trophée dès qu’ils l’avaient ramenée à la maison ». Les hommes sur la photo ont la maîtrise d’eux-mêmes ; c’est à dire qu’ils détiennent le pouvoir du moi. Ce pouvoir émane de la photo. Ils sont armés : d’abord, parce qu’ils sont entièrement vêtus ; ensuite, parce qu’ils transportent des carabines, qui ressortent de l’image à la verticale, suggérant une érection ; puis, parce qu’en étant assis à l’intérieur de la voiture, ils se retrouvent protégés par la carrosserie, encadrés par le pare-brise ; enfin, parce que seule la partie supérieure de leurs corps est montrée. La femme, elle, est possédée ; c’est à dire qu’elle ne dispose pas de moi. Elle n’est rien d’autre qu’un animal capturé, elle est nue, ligotée, exposée aux yeux de tous sur le capot de la voiture, les traits de son visage ne sont pas reconnaissables à cause de la façon dont sa tête est tordue et attachée. Les hommes sont assis, extrêmement droits et confiants, exhibant la proie piégée devant l’appareil photo. L’immobilité de la femme est semblable à l’immobilité de la mort, analogie qui se trouve renforcée par l’évocation de la taxidermie dans le paragraphe qui accompagne l’image. Il est, il prend ; elle n’est pas, elle est prise. Cette photographie glorifie le pouvoir physique des hommes sur les femmes. Ils sont des chasseurs, ils utilisent des armes. Ils ont capturé et ligoté une femme. Ils vont la fourrer et la monter. Elle est un trophée. Certaines personnes seraient peut-être tentées d’arguer que la victoire de deux hommes armés sur une femme ne prouve en rien leur supériorité physique, mais cette affirmation ne tient pas dès lors que l’on fait l’expérience (ou que l’on se souvient) de cette photo. La supériorité physique des hommes est établie de manière irréfutable par l’existence même de cette photographie et les connaissances que chacun.e y ajoute en en faisant la lecture : l’image actualise une relation banale et bien réelle où l’homme est fort et la femme faible, où la chasse – le fait de cibler, pister, poursuivre, maîtriser, immobiliser et même blesser – est une pratique courante, qu’elle soit appelée poursuite sexuelle, séduction ou romance. » (Andrea Dworkin, Pornographie, les hommes s’approprient les femmes)

Nous chassons depuis longtemps, mais pas de cette manière-là, pas avec tous ces fantasmes que seul, peut-être, un aristocrate pouvait oser avouer : « C’est l’histoire de tous les gens cruels en volupté ; la faiblesse, la délicatesse d’une femme les irritent bien plus, leur férocité a bien plus d’action sur la débilité que sur la force ; moins on peut se défendre, plus ils attaquent avec violence, et comme il entre ainsi plus de scélératesse dans le crime, ils ont aussi plus de plaisir. T’a-t-il bien fait mal ? » (Sade, Histoire de Juliette, 1797)

Cette cruauté voluptueuse, c’est elle qu’il nous faut regarder en face si nous voulons devenir autre chose que des victimes sans devenir bourreau. Et elle nous concerne tous parce qu’elle torture quotidiennement des enfants, des femmes, des hommes, des animaux… Au cœur de cette cruauté se trouve peut-être l’altérité engendrée par le premier dualisme masculin/féminin, qui se réfléchit dans celui qui oppose culture/nature, civilisé/indigène, homme/animal…

Ana Minski


  1. http://partage-le.com/2018/04/9258/
  2. http://mitaghoulier.blogspot.com/2018/01/art-prehistorique-2.html
  3. http://vivreencomminges.org/Art-paleolithique-les.html
  4. PRICE S., 2006 – Arts primitifs, regards civilisés, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 203 p.
  5. http://partage-le.com/2018/03/9133/

 

amour chasse homo sapiens rapport au monde

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cancel Laisser un commentaire