Activisme

Quelques remarques sur l'idéologie de la non-violence (par Jérémie Bonheure)

[…] Que le pouvoir dénonce la violence tout en exerçant la violence, au fond, c’est dans l’ordre des choses. En revanche, il est plus étonnant d’entendre cette dénonciation formulée par des formations politiques enfermées dans des tactiques à ce point inefficaces qu’elles sont sur la défensive et même en repli continu depuis 40 ou 50 ans. […]

Un message des Radis-co

Nous relayons ici un texte que des camarades de la ZAD de NDDL nous ont fait parvenir. LES RADIS-CO Nous pourrions vous expliquer en détail notre point de vue sur ce qui s’est passé à la Zad ces derniers mois, cette dernière année, et même plus loin encore. Nous pourrions vous raconter nos déceptions, nos […]

Erica Chenoweth ou quand l’État et les banques promeuvent la non-violence (par Nicolas Casaux)

Nous venons de publier, aux Éditions LIBRE, le livre Comment la non-violence protège l’État de l’anarchiste américain Peter Gelderloos. Tandis que nous le promouvions auprès d’anarchistes et d’anticapitalistes (ou soi-disant), nous avons remarqué, non sans étonnement, que certains — qui ne voulaient rien savoir, qui n’avaient pas lu le livre de Gelderloos et ne connaissaient pas ses arguments — défendaient bec et ongle la non-violence en se réfugiant derrière la propagande étatiste d’Erica Chenoweth. […]

Héros de la forêt pluviale : La vie et la mort de Bruno Manser (par Wade Davis / Christopher Kühn)

Note du traducteur : Le texte qui suit est une traduction de l’introduction rédigée par l’anthropologue canadien Wade Davis d’un excellent livre (en anglais) que je viens de finir, intitulé Rainforest Hero: The Life and Death of Bruno Manser (en français : « Héros de la forêt tropicale : la vie et la mort de Bruno Manser »), écrit par Ruedi Suter et publié en 2015. Cet ouvrage retrace l’histoire de Bruno Manser, un activiste suisse qui a dédié sa vie à la lutte pour la protection de la forêt tropicale de Bornéo, où vivait l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs nomades de la planète, le peuple Penan. À la suite de ce texte, vous trouverez un documentaire intitulé Bruno Manser – Laki Penan, réalisé par Christopher Kühn en 2007, qui retrace la vie incroyable de cet infatigable militant.

Martin Luther King, la non-violence et la "croyance en un monde juste" (par Nicolas Casaux)

Cette idée d’un monde juste, de tout temps, a permis aux classes dirigeantes de contrôler les populations : en effet, à partir du moment où l’on est persuadé que le bien va triompher, en attendant que cela arrive, on est à même de tolérer tout et n’importe quoi ; et plus notre situation empire, plus on se raccroche à cette croyance qui, paradoxalement, nous permet ainsi de supporter l’empirement de l’insupportable (Martin Luther King le formule très explicitement quand il parle d’une « foi profonde en l’avenir », qui « donne une raison supplémentaire d’accepter de souffrir »). […]

Le colibri et le sanglier : Faire sa part ou faire le nécessaire ?

L’image de couverture est tirée de l’article suivant du blog d’Alessandro Pignocchi. La légende Quechua qui illustre les valeurs du Mouvement Colibri[1], et est à l’origine de son nom se déroule ainsi : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul […]

Réimaginer un monde au-delà du capitalisme et du communisme (par Arundhati Roy)

Ici, en Inde, même au cœur de toute cette violence et cette cupidité, il y a encore de l’espoir. Si quelqu’un peut s’en sortir, c’est bien nous. Notre population n’a pas encore été complètement colonisée par le rêve consumériste.

L’Inde, le Gange et l’écologie (journalisme, positivisme et propagande)

Le lundi 20 mars 2017, une cour d’appel de l’Etat de l’Uttarakhand, dans les montagnes himalayennes de l’Inde, a octroyé le statut de personne vivante (ou d’entité vivante) à deux fleuves sacrés de cette région : le Gange et la Yamuna. Dès le lundi 21, un grand nombre de médias en tous genres propageaient allègrement la […]

Résistance et activisme : comprendre la dépression grâce à l’écopsychologie (par Will Falk)

Je suis un activiste écologiste. Je souffre de dépression. Être un activiste tout en souffrant de dépression me place directement face à un dilemme sans issue : la destruction du monde naturel engendre un stress qui exacerbe la dépression. Mettre un terme à la destruction du monde naturel soulagerait le stress que je ressens, et, dès lors, apaiserait cette dépression. Cependant, agir pour mettre fin à la destruction du monde naturel m’expose à une grande quantité de stress, ce qui alimente à nouveau ma dépression. […]

Previous page Next page