Environnement / Écologie

Remettre l’État à sa place (par James C. Scott)

Toute étude, telle que celle-ci, portant sur la forma­tion de l’État, risque, par défi­ni­tion, de lui attri­buer une impor­tance sures­ti­mée qu’il n’au­rait pas eu dans une descrip­tion mieux équi­li­brée des affaires humaines. J’ai­me­rais éviter cet écueil. Les faits, tels que j’en suis venu à les comprendre, nous enseignent qu’une histoire impar­tiale de notre espèce devrait accor­der à l’État un rôle bien plus modeste que ce qu’il est d’usage de lui accor­der. […]

Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (par René Riesel et Jaime Semprun)

L’ex­tinc­tion finale vers laquelle nous entraîne la perpé­tua­tion de la société indus­trielle est deve­nue en très peu d’an­nées notre avenir offi­ciel. Qu’elle soit consi­dé­rée sous l’angle de la pénu­rie éner­gé­tique, du dérè­gle­ment clima­tique, de la démo­gra­phie, des mouve­ments de popu­la­tions, de l’em­poi­son­ne­ment ou de la stéri­li­sa­tion du milieu, de l’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion des êtres vivants, sous tous ceux-là à la fois ou sous d’autres encore, car les rubriques du catas­tro­phisme ne manquent pas, la réalité du désastre en cours, ou du moins des risques et des dangers que comporte le cours des choses, n’est plus seule­ment admise du bout des lèvres, elle est désor­mais détaillée en perma­nence par les propa­gandes étatiques et média­tiques. […]

Empreinte : comment la civilisation industrielle détruit les écosystèmes aquatiques

Dans un précé­dent article, nous avons publié le premier film docu­­men­­taire (Manu­­fac­­tu­­red Land­s­capes / Paysages manu­­fac­­tu­­rés) du photo­­graphe cana­­dien Edward Burtynsky, sorti en 2007. En 2013, toujours avec la réali­­sa­­trice Jenni­­fer Baich­­wal, il sortait un deuxième long-métrage inti­­tulé Water­­mark (L’em­­preinte), qui nous entraîne aux quatre coins du monde afin d’ex­­plo­­rer la manière dont la société indus­­trielle se […]

Paysages industriels : comment la civilisation défigure la planète (Edward Burtynsky)

Le film docu­men­taire que nous vous propo­sons ici, origi­nel­le­ment inti­tulé Manu­fac­tu­red Land­scapes, offi­ciel­le­ment traduit par Paysages manu­fac­tu­rés (titre français), mais ce que nous préfé­rons traduire par Paysages indus­triels, sorti en 2007, a été réalisé par un photo­graphe cana­dien rela­ti­ve­ment célèbre (toléré et même appré­cié dans le cercle des médias grand public) : Edward Burtynsky.

La fin de la nuit : comment la lumière artificielle nocturne détraque le monde

L’être humain fait égale­ment partie de ces espèces qui ont besoin du noir, pour lesquelles une vraie nuit est une néces­sité vitale. Durant des milliards d’an­nées, la vie sur Terre s’est déve­lop­pée et a pros­péré en s’adap­tant à une alter­nance nette de jour et de nuit. La lumière arti­fi­cielle nocturne balaie cet équi­libre crucial. […]

Réimaginer un monde au-delà du capitalisme et du communisme (par Arundhati Roy)

Ici, en Inde, même au cœur de toute cette violence et cette cupi­dité, il y a encore de l’es­poir. Si quelqu’un peut s’en sortir, c’est bien nous. Notre popu­la­tion n’a pas encore été complè­te­ment colo­ni­sée par le rêve consu­mé­riste.

La transition anti-écologique : comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux)

En 1974, le philo­sophe André Gorz publiait un texte inti­tulé « Leur écolo­gie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récu­pé­ra­tion de l’éco­lo­gie par l’in­dus­trie, les groupes finan­ciers — en un mot, le capi­ta­lisme. Voici ce qu’il écri­vait :

Zoos : Non à l'imposture ! (Par Jean-Claude Nouët)

Pour offrir le maxi­mum de chances à la préser­va­tion des espèces, ce n’est pas aux zoos qu’il faut penser, car tout y est réuni pour son échec. C’est, avant tout, à la préser­va­tion abso­lue et sévè­re­ment respec­tée des espaces natu­rels. […]

Du mythe de la croissance verte à un monde post-croissance (par Philippe Bihouix)

La crois­sance « verte » se base, en tout cas dans son accep­tion actuelle, sur le tout-tech­no­lo­gique. Elle ne fera alors qu’ag­gra­ver les phéno­mènes que nous venons de décrire, qu’em­bal­ler le système, car ces inno­va­tions « vertes » sont en géné­ral basées sur des métaux moins répan­dus, aggravent la complexité des produits, font appel à des compo­sants high tech plus durs à recy­cler. Ainsi du dernier cri des éner­gies renou­ve­lables, des bâti­ments « intel­li­gents », des voitures élec­triques, hybrides ou hydro­gè­ne…

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