Le mythe du développement durable

"Ça commence par moi", quelle blague (par Kevin Amara)

Précision : L’image de couverture (ci-dessus) du présent article est un détournement de l’image de présentation du Guide pour les paresseux qui veulent sauver la planète que l’ONU propose sur son site web depuis de nombreuses années. « Quand les enfants me demandent pourquoi la mer est-elle salée ? je suis obligé de répondre parce que les poissons […]

De Paul Hawken à Isabelle Delannoy : les nouveaux promoteurs de la destruction « durable » (par Nicolas Casaux)

Dans son dernier livre, Petit traité de résistance contemporaine, Cyril Dion explique que la société écolo idéale qu’il imagine correspond à la dystopie technocratique imaginée par Isabelle Delannoy dans son livre L’économie symbiotique. Il expose donc ainsi assez explicitement à la fois son soutien du capitalisme vert et du solutionnisme technologique. Pour bien le comprendre, voici une brève présentation de ce livre d’Isabelle Delannoy. […]

Quelques petits problèmes concernant le discours d’Aurélien Barrau (par Nicolas Casaux)

En à peine quelques semaines depuis que son appel a été diffusé sur le site du journal Le Monde, Aurélien Barrau est devenu la coqueluche de l’écologie grand public. S’il énonce des choses tout à fait justes, comme la nécessité pour l’humanité de cesser de s’étendre et même de laisser davantage d’espace aux autres espèces, et la nécessité de consommer moins, de décroître, de renoncer au principe de croissance, son discours pose problèmes pour plusieurs raisons. Retour sur un engouement tout à fait attendu. […]

La consom'action, un moyen pour les puissants d'égarer la résistance (par George Monbiot)

Nous devons défier les corporations qui nous imposent de vivre dans une société jetable plutôt que de chercher des manières « plus vertes » de maintenir le statu quo. […]

Cyril Dion, bonimenteur de l’écologisme médiatique et subventionné (par Nicolas Casaux)

On nous demande souvent pourquoi nous critiquons les Colibris, Pierre Rabhi, Cyril Dion & cie. J’y vois un malentendu important. Pour tenter de le dissiper, revenons sur le dernier livre de Cyril Dion, Petit manuel de résistance contemporaine, récemment publié par la maison d’édition de notre chère ministre de la Culture, Françoise Nyssen. […]

L’Islande est un désastre écologique, contrairement à ce qu’affirme Arte (par Nicolas Casaux)

« Les îles du futur : Islande, un paradis vert à la croisée des chemins ». C’est le titre d’un documentaire réalisé par Daniel Münter, sorti en 2015 et régulièrement diffusé par la chaîne Arte, qui s’inscrit dans la longue série des documentaires visant à promouvoir le mythe d’une société industrielle écologique. Ma critique sera brève. Il s’agit d’un mensonge grotesque. […]

Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)

La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire Demain, réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement. […]

Pourquoi l'efficacité énergétique ne résout rien, bien au contraire (par Max Wilbert)

Dans notre culture, et dans le mouvement écologiste en particulier, le mot d’ordre est de promouvoir et de développer ce qu’on appelle « l’efficacité énergétique », ou les « bonnes pratiques énergétiques » dans tous les domaines de la vie humaine sur la planète, du commerce à l’agriculture, des corporations aux maisons individuelles, de l’arène économique au domaine législatif, du secteur universitaire à la sphère militante. […]

We Love Green(washing), festival-vitrine de l'écocapitalisme (par Nicolas Casaux)

Près de 40 ans après l’invention de ce concept de « développement durable », la situation écologique planétaire, qui n’a jamais cessé d’empirer, est pire que jamais. L’inanité de ce concept est manifeste. Pourtant, d’un point de vue commercial, le « développement durable » est une incroyable réussite. Toutes les entreprises et tous les gouvernements s’en réclament. L’illusion fonctionne, notamment grâce au complexe médiatico-culturel doté de moyens colossaux et toujours plus envahissant qui n’a de cesse de relayer les mensonges du capitalisme vert. L’imbécillité de toute cette entreprise de propagande culmine dans le festival de musique soi-disant « écolo » et « engagé » We Love Green. […]

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