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Le mythe du développement durable

Du mythe de la croissance verte à un monde post-croissance (par Philippe Bihouix)

La crois­sance « verte » se base, en tout cas dans son accep­tion actuelle, sur le tout-tech­no­lo­gique. Elle ne fera alors qu’ag­gra­ver les phéno­mènes que nous venons de décrire, qu’em­bal­ler le système, car ces inno­va­tions « vertes » sont en géné­ral basées sur des métaux moins répan­dus, aggravent la complexité des produits, font appel à des compo­sants high tech plus durs à recy­cler. Ainsi du dernier cri des éner­gies renou­ve­lables, des bâti­ments « intel­li­gents », des voitures élec­triques, hybrides ou hydro­gè­ne…

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L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

Un matin de décembre 2012, Bordeaux se réveillait avec une nouvelle pustule sur sa rive droite. Darwin, un « écosys­tème écolo », une « ruche dédiée aux acti­vi­tés écocréa­tives » dans une « démarche de déve­lop­pe­ment durable », un « labo­ra­toire de la ville du XXIe siècle », s’était installé au sein de la métro­pole française la plus en vogue, dans une caserne mili­taire désaf­fec­tée esti­mée à 2 millions d’eu­ros que la Commu­nauté urbaine brada pour deux tiers de sa valeur à Philippe Barre, riche héri­tier de la grande distri­bu­tion. Juteuse affaire immo­bi­lière maquillée par des publi­ci­taires en une étrange promesse de rédemp­tion écolo­gique, Darwin n’est qu’un décor en trompe-l’œil, qui peine à cacher les contra­dic­tions sur lesquelles il est édifié. Ses hérauts avaient d’ailleurs jugé néces­saire de prendre les devants en publiant sur leur site une longue page bour­rée de justi­fi­ca­tions creuses : « Darwin, face aux préju­gés ». À notre tour de tirer les choses au clair.

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Les médias de masse & le business de l’écologie™ : à propos du « jour du dépassement »

Entre les travaux de Noam Chom­sky, ceux de Serge Halimi, du Monde diplo­ma­tique, des médias comme Basta !, et de beau­coup d’autres, il devrait être évident et compris que les médias de masse sont un des prin­ci­paux outils de propa­gande de la classe diri­geante. À l’image de la société capi­ta­liste qu’ils défendent, leur raison d’être est égale­ment forte­ment lucra­tive. La vérité ne les inté­resse pas. Pas plus que le bon sens, la justice, ou la morale. C’est pourquoi, quand ils daignent discu­ter des problèmes écolo­giques graves géné­rés par la civi­li­sa­tion indus­trielle qui les a eux aussi créés, ils se débrouillent toujours pour que leur discours ne la menace en rien. […]

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L’ONU, le philanthrocapitalisme et l’écologisme grand public (par Fabrice Nicolino)

Le texte qui suit est tiré du livre crucial écrit par Fabrice Nico­lino, « Un empoi­son­ne­ment univer­sel : Comment les produits chimiques ont envahi la planète » (Les liens qui libèrent, 2014). Il revient sur la créa­tion d’ins­ti­tu­tions suppo­sé­ment écolo­gistes parmi les plus pres­ti­gieuses, et sur les inté­rêts écono­miques qui se cachent insi­dieu­se­ment derrière. Il complète bien le précé­dent article publié sur notre site, une traduc­tion d’un texte du cher­cheur austra­lien Michael Barker, qui traite à peu près du même sujet. Ils permettent de comprendre pourquoi il est illu­soire de comp­ter sur les insti­tu­tions domi­nantes pour sauver quoi que ce soit (à l’ex­cep­tion de la civi­li­sa­tion indus­trielle).

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Comment les riches ont façonné et neutralisé le mouvement écologiste grand public (par Michael Barker)

En souli­gnant la manière dont les élites, main dans la main avec les Nations unies, sont parve­nus à gérer le terrain envi­ron­ne­men­tal afin de désa­mor­cer les mouve­ments radi­caux visant à déman­te­ler le capi­ta­lisme, j’es­père que les lecteurs compren­dront la futi­lité de placer leurs espoirs entre les mains de gestion­naires envi­ron­ne­men­taux aussi illé­gi­times. […]

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Les médias et la fabrique de l’illusion : à propos de quelques mensonges rassurants

Certains d’entre vous ont sûre­ment remarqué comment quelques exemples de soi-disant réus­sites, de soi-disant « révo­lu­tions », « succès » et autre « progrès » — ayant été repris et repu­bliés à tort et à travers sur inter­net en raison de la soif gran­dis­sante de bonnes nouvelles qui carac­té­rise logique­ment une période d’ef­fon­dre­ment — sont régu­liè­re­ment bran­dis comme des preuves d’une amélio­ra­tion de la situa­tion, des preuves de ce que la civi­li­sa­tion indus­trielle, moyen­nant X ou Y ajus­te­ment, pour­rait être corri­gée, socia­le­ment et/ou écolo­gique­ment. Dans cet article, nous nous propo­sons d’ex­po­ser pour ce qu’ils sont cinq d’entre eux : 1. Le déploie­ment des éner­gies soi-disant renou­ve­lables au Costa Rica, érigé en modèle de soute­na­bi­lité écolo­gique, 2. La soi-disant révo­lu­tion en Islande, 3. Les gouver­ne­ments d’Amé­rique Latine soi-disant « socia­listes » et respec­tueux de la « Pacha­mama », 4. Le soi-disant « modèle nordique », ou scan­di­nave, et 5. Les soi-disant progrès de la ville de San Fran­cisco en termes de recy­clage (son image verte).

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