Le mythe du développement durable

Empreinte : comment la civilisation industrielle détruit les écosystèmes aquatiques

Dans un précé­dent article, nous avons publié le premier film docu­­men­­taire (Manu­­fac­­tu­­red Land­s­capes / Paysages manu­­fac­­tu­­rés) du photo­­graphe cana­­dien Edward Burtynsky, sorti en 2007. En 2013, toujours avec la réali­­sa­­trice Jenni­­fer Baich­­wal, il sortait un deuxième long-métrage inti­­tulé Water­­mark (L’em­­preinte), qui nous entraîne aux quatre coins du monde afin d’ex­­plo­­rer la manière dont la société indus­­trielle se […]

Paysages industriels : comment la civilisation défigure la planète (Edward Burtynsky)

Le film docu­men­taire que nous vous propo­sons ici, origi­nel­le­ment inti­tulé Manu­fac­tu­red Land­scapes, offi­ciel­le­ment traduit par Paysages manu­fac­tu­rés (titre français), mais ce que nous préfé­rons traduire par Paysages indus­triels, sorti en 2007, a été réalisé par un photo­graphe cana­dien rela­ti­ve­ment célèbre (toléré et même appré­cié dans le cercle des médias grand public) : Edward Burtynsky.

La transition anti-écologique : comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux)

En 1974, le philo­sophe André Gorz publiait un texte inti­tulé « Leur écolo­gie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récu­pé­ra­tion de l’éco­lo­gie par l’in­dus­trie, les groupes finan­ciers — en un mot, le capi­ta­lisme. Voici ce qu’il écri­vait :

Zoos : Non à l'imposture ! (Par Jean-Claude Nouët)

Pour offrir le maxi­mum de chances à la préser­va­tion des espèces, ce n’est pas aux zoos qu’il faut penser, car tout y est réuni pour son échec. C’est, avant tout, à la préser­va­tion abso­lue et sévè­re­ment respec­tée des espaces natu­rels. […]

Du mythe de la croissance verte à un monde post-croissance (par Philippe Bihouix)

La crois­sance « verte » se base, en tout cas dans son accep­tion actuelle, sur le tout-tech­no­lo­gique. Elle ne fera alors qu’ag­gra­ver les phéno­mènes que nous venons de décrire, qu’em­bal­ler le système, car ces inno­va­tions « vertes » sont en géné­ral basées sur des métaux moins répan­dus, aggravent la complexité des produits, font appel à des compo­sants high tech plus durs à recy­cler. Ainsi du dernier cri des éner­gies renou­ve­lables, des bâti­ments « intel­li­gents », des voitures élec­triques, hybrides ou hydro­gè­ne…

L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

Un matin de décembre 2012, Bordeaux se réveillait avec une nouvelle pustule sur sa rive droite. Darwin, un « écosys­tème écolo », une « ruche dédiée aux acti­vi­tés écocréa­tives » dans une « démarche de déve­lop­pe­ment durable », un « labo­ra­toire de la ville du XXIe siècle », s’était installé au sein de la métro­pole française la plus en vogue, dans une caserne mili­taire désaf­fec­tée esti­mée à 2 millions d’eu­ros que la Commu­nauté urbaine brada pour deux tiers de sa valeur à Philippe Barre, riche héri­tier de la grande distri­bu­tion. Juteuse affaire immo­bi­lière maquillée par des publi­ci­taires en une étrange promesse de rédemp­tion écolo­gique, Darwin n’est qu’un décor en trompe-l’œil, qui peine à cacher les contra­dic­tions sur lesquelles il est édifié. Ses hérauts avaient d’ailleurs jugé néces­saire de prendre les devants en publiant sur leur site une longue page bour­rée de justi­fi­ca­tions creuses : « Darwin, face aux préju­gés ». À notre tour de tirer les choses au clair.

La démesure, l’ignorance systémique, et la destruction du monde naturel (par Nicolas Casaux)

Quelques éléments de réflexion sur la civi­li­sa­tion, la déme­sure, l’igno­rance systé­mique et la destruc­tion du monde natu­rel (l’éco­cide)…

Les médias de masse & le business de l’écologie™ : à propos du « jour du dépassement »

Entre les travaux de Noam Chom­sky, ceux de Serge Halimi, du Monde diplo­ma­tique, des médias comme Basta !, et de beau­coup d’autres, il devrait être évident et compris que les médias de masse sont un des prin­ci­paux outils de propa­gande de la classe diri­geante. À l’image de la société capi­ta­liste qu’ils défendent, leur raison d’être est égale­ment forte­ment lucra­tive. La vérité ne les inté­resse pas. Pas plus que le bon sens, la justice, ou la morale. C’est pourquoi, quand ils daignent discu­ter des problèmes écolo­giques graves géné­rés par la civi­li­sa­tion indus­trielle qui les a eux aussi créés, ils se débrouillent toujours pour que leur discours ne la menace en rien. […]

Ce n’est pas seulement la production d’électricité qui pose problème, c’est son utilisation (et tout le reste)

& : Les médias alter­na­tifs sont-ils vrai­ment alter­na­tifs ? […]

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