Le mythe du développement durable

Les industries des énergies « vertes » et le « mangerbio » : deux fausses solutions (par Nicolas Casaux)

Depuis plusieurs années, dans les médias grand public, la propagande en faveur du développement des énergies dites « vertes » (et, plus largement, en faveur du « développement durable ») ne cesse de s’intensifier. En parallèle, l’état du monde naturel ne cesse d’empirer (je pourrais citer une liste interminable d’indicateurs de la catastrophe écologique en cours, mais il est plus simple de souligner qu’aucun indicateur ne témoigne d’une amélioration véritable). […]

De la colonisation au « développement » : un seul et même projet (par Thierry Sallantin)

La guerre des mots organisée discrètement par nos ennemis : Comment ils ont introduit le mot « développement » puis comment est arrivé l’adjectif « soutenable » travesti ensuite en « durable ».

Ni anthropocène, ni capitalocène : le problème, c'est le mégalocène (par Thierry Sallantin)

Le mal, ce n’est pas le « capitalisme », ce qui laisserait supposer que si la société industrielle était gérée autrement, c’est-à-dire par les anticapitalistes que sont les communistes, les usines cesseraient soudain de polluer, de produire des gaz à effet de serre ! Non ! Le mal est plus profond : c’est l’industrialisme de Marx, Saint-Simon et Keynes ou Hayek qu’il faut remettre en cause. Ce sont tous les auteurs de l’anti-industrialisme qu’il faut relire, comme Thoreau, Tolstoï ou Gandhi, [et les auteurs de l’Encyclopédie des Nuisances, et Bernard Charbonneau, et Jacques Ellul, et tous les autres, NdE] et aujourd’hui Derrick Jensen […]

350.org et les énergies "renouvelables" : le greenwashing de la colonisation (par Nicolas Casaux)

Il y a quelques jours, j’ai regardé une vidéo[1] d’une discussion entre plusieurs jeunes figures de l’écologie relativement grand public, intitulée « Face à l’effondrement, continuer à se battre ? ». Parmi les intervenants qui prenaient part à cette discussion, on retrouvait Nicolas Haeringer, qui travaille pour la branche française de l’ONG internationale 350.org. Ainsi que le suggère […]

Dépossession, gigantisme et irresponsabilités renouvelables (par Nicolas Casaux)

« Un monde s’était organisé sans nous. Nous y sommes entrés alors qu’il commençait à se déséquilibrer. […] On ne pouvait pas lutter d’homme à homme comme dans les sociétés précédentes – ni d’idée à idée. » — Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, Nous sommes des révolutionnaires malgré nous (Seuil, 2014). « La vie, dans sa plénitude et son […]

La théorie de la fiction-panier (par Ursula K. Le Guin)

Ursula Kroeber Le Guin, décédée le 22 janvier 2018, est une auteure de science-fiction et de fantasy dont les romans ont exploré des thèmes beaucoup plus marqués par l’univers des sciences humaines que par celui des sciences dures. Fille de deux anthropologues, elle met en scène des personnages qui sont souvent des observateurs immergés dans des cultures ou des sociétés auxquelles ils sont étrangers et qu’ils s’efforcent de découvrir sans préjugés et sans influencer le cours de choses. Des Dépossédés, réflexion sur une utopie anarchiste, à Le nom du monde est forêt, récit de l’invasion d’un monde d’indigènes rêveurs par des colons armés, Ursula K. Le Guin a développé une manière de raconter des histoires qui s’écarte des canons de la science-fiction traditionnelle. Comme elle l’explique dans ce court essai écrit en 1986, […]

Empreinte : comment la civilisation industrielle détruit les écosystèmes aquatiques

Dans un précédent article, nous avons publié le premier film documentaire (Manufactured Landscapes / Paysages manufacturés) du photographe canadien Edward Burtynsky, sorti en 2007. En 2013, toujours avec la réalisatrice Jennifer Baichwal, il sortait un deuxième long-métrage intitulé Watermark (L’empreinte), qui nous entraîne aux quatre coins du monde afin d’explorer la manière dont la société industrielle se […]

Paysages industriels : comment la civilisation défigure la planète (Edward Burtynsky)

Le film documentaire que nous vous proposons ici, originellement intitulé Manufactured Landscapes, officiellement traduit par Paysages manufacturés (titre français), mais ce que nous préférons traduire par Paysages industriels, sorti en 2007, a été réalisé par un photographe canadien relativement célèbre (toléré et même apprécié dans le cercle des médias grand public) : Edward Burtynsky.

La transition anti-écologique : comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux)

En 1974, le philosophe André Gorz publiait un texte intitulé « Leur écologie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers — en un mot, le capitalisme. Voici ce qu’il écrivait :

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