Environnement / Écologie

Produire ou ne pas produire : Classe, modernité et identité (par Kevin Tucker)

La classe consti­tue une rela­tion sociale. Rame­née à l’es­sen­tiel, elle est un fait écono­mique. Elle distingue le produc­teur du distri­bu­teur et du proprié­taire des moyens et des fruits de la produc­tion. Quelle que soit sa caté­go­rie, elle défi­nit l’iden­tité d’une personne. Avec qui vous iden­ti­fiez-vous ? Ou plus préci­sé­ment, avec quoi vous iden­ti­fiez-vous ? Nous pouvons tous être rangés dans un certain nombre de caté­go­ries socio-profes­sion­nelles. Mais là n’est pas la ques­tion. Votre iden­tité est-elle défi­nie par votre travail ? Par votre niche écono­mique ?

L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

Un matin de décembre 2012, Bordeaux se réveillait avec une nouvelle pustule sur sa rive droite. Darwin, un « écosys­tème écolo », une « ruche dédiée aux acti­vi­tés écocréa­tives » dans une « démarche de déve­lop­pe­ment durable », un « labo­ra­toire de la ville du XXIe siècle », s’était installé au sein de la métro­pole française la plus en vogue, dans une caserne mili­taire désaf­fec­tée esti­mée à 2 millions d’eu­ros que la Commu­nauté urbaine brada pour deux tiers de sa valeur à Philippe Barre, riche héri­tier de la grande distri­bu­tion. Juteuse affaire immo­bi­lière maquillée par des publi­ci­taires en une étrange promesse de rédemp­tion écolo­gique, Darwin n’est qu’un décor en trompe-l’œil, qui peine à cacher les contra­dic­tions sur lesquelles il est édifié. Ses hérauts avaient d’ailleurs jugé néces­saire de prendre les devants en publiant sur leur site une longue page bour­rée de justi­fi­ca­tions creuses : « Darwin, face aux préju­gés ». À notre tour de tirer les choses au clair.

L’Inde, le Gange et l’écologie (journalisme, positivisme et propagande)

Le lundi 20 mars 2017, une cour d’ap­­pel de l’Etat de l’Ut­­ta­­ra­­khand, dans les montagnes hima­­layennes de l’Inde, a octroyé le statut de personne vivante (ou d’en­tité vivante) à deux fleuves sacrés de cette région : le Gange et la Yamuna. Dès le lundi 21, un grand nombre de médias en tous genres propa­­geaient allè­­gre­­ment la […]

La civilisation, le suprémacisme humain et l’écologie (par Nicolas Casaux)

La culture domi­nante, la civi­li­sa­tion indus­trielle, et ses formes précé­dentes (diverses civi­li­sa­tions), ont en commun certaines carac­té­ris­tiques fonda­men­tales, raison pour laquelle est aujourd’­hui établie une sorte de conti­nuité tempo­relle concep­tuelle appe­lée Histoire, basée sur une idée de progrès (de progres­sion). Des peuples pré-indus­triels deviennent ainsi indus­triels, puis post-indus­triels. […]

La civilisation et l’écocide : l’extinction d’une plante nommée Silphium (par Nicolas Casaux)

Une plante de l’An­­tiquité nommée Silphium fit la fortune de Cyrène, capi­­tale de la Cyré­­naïque, région hellé­­ni­­sée à l’ouest de l’Égypte, dans le nord-est de la Libye. Elle figure sur des pièces émises de 570 à 525 avant notre ère. Y figurent la plante entière, parfois la racine, une tige épaisse et canne­­lée, les gaines […]

La civilisation et l’écocide : l’histoire tragique du perroquet de l’Amérique du Nord (par Nicolas Casaux)

Saviez-vous que l’Amé­rique du Nord abri­tait autre­fois sa propre espèce de perroquet ? Très sociale, curieuse, empa­thique, ses plumes étaient d’un vert brillant et d’un jaune écla­tant. Une touffe rouge entou­rait son bec. Et, dites, ce qu’elle parlait ! […]

La démesure, l’ignorance systémique, et la destruction du monde naturel (par Nicolas Casaux)

Quelques éléments de réflexion sur la civi­li­sa­tion, la déme­sure, l’igno­rance systé­mique et la destruc­tion du monde natu­rel (l’éco­cide)…

Les médias de masse & le business de l’écologie™ : à propos du « jour du dépassement »

Entre les travaux de Noam Chom­sky, ceux de Serge Halimi, du Monde diplo­ma­tique, des médias comme Basta !, et de beau­coup d’autres, il devrait être évident et compris que les médias de masse sont un des prin­ci­paux outils de propa­gande de la classe diri­geante. À l’image de la société capi­ta­liste qu’ils défendent, leur raison d’être est égale­ment forte­ment lucra­tive. La vérité ne les inté­resse pas. Pas plus que le bon sens, la justice, ou la morale. C’est pourquoi, quand ils daignent discu­ter des problèmes écolo­giques graves géné­rés par la civi­li­sa­tion indus­trielle qui les a eux aussi créés, ils se débrouillent toujours pour que leur discours ne la menace en rien. […]

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