Fabrique du consentement

Le problème de la collapsologie (suite) : NEXT, Cyril Dion et l'idéologie du progrès (par Nicolas Casaux)

« Il est criminel que les citoyens blancs de la classe moyenne se complaisent à examiner leur moi, tandis que leurs compatriotes […] moins chanceux luttent et crèvent de faim. » — Edwin Schur, The Awareness Trap: Self-Absorption Instead of Social Change (Le piège de l’introspection : la fascination pour soi-même au lieu du changement social), 1976. Parmi […]

We Love Green(washing), festival-vitrine de l'écocapitalisme (par Nicolas Casaux)

Près de 40 ans après l’invention de ce concept de « développement durable », la situation écologique planétaire, qui n’a jamais cessé d’empirer, est pire que jamais. L’inanité de ce concept est manifeste. Pourtant, d’un point de vue commercial, le « développement durable » est une incroyable réussite. Toutes les entreprises et tous les gouvernements s’en réclament. L’illusion fonctionne, notamment grâce au complexe médiatico-culturel doté de moyens colossaux et toujours plus envahissant qui n’a de cesse de relayer les mensonges du capitalisme vert. L’imbécillité de toute cette entreprise de propagande culmine dans le festival de musique soi-disant « écolo » et « engagé » We Love Green. […]

Le Centre Nobel de la Paix d’Oslo, les pyromanes pompiers et le capitalisme (par Nicolas Casaux)

Pour comprendre le rôle des ONG et de certaines institutions supposément caritatives au sein du système économique mondialisé il faut regarder qui-finance-qui. Le Centre Nobel de la Paix d’Oslo — qui a accueilli, en 2017, un panel de représentants de tous les principaux cultes du monde et de nombreux peuples autochtones, qui s’y rassemblaient pour […]

Science et aliénation (par Ana Minski)

En 2005, dans son ouvrage Par-delà nature et culture, Philippe Descola définit quatre ontologies principales selon les relations et conceptions qu’établissent les sociétés humaines avec la nature et ses autres existants : le totémisme, l’animisme, l’analogisme et le naturalisme. Nos sociétés dites modernes sont des sociétés dites naturalistes : elles envisagent une continuité entre humains et non-humains par des lois physiques universelles mais accordent à l’homme, et à lui seul, la faculté de les surpasser pour les maîtriser. […]

Conférences-débats avec Peter Gelderloos (auteur de "Comment la non-violence protège l'Etat")

À l’occasion de la sortie du livre Comment la non-violence protège l’Etat de Peter Gelderloos, nous vous proposons deux conférences-débats en présence de l’auteur, dont une où nous proposons également la projection du film documentaire End:Civ (2011) réalisé par Franklin Lopez (qui traite en partie du même sujet). […]

Les industries des énergies « vertes » et le « mangerbio » : deux fausses solutions (par Nicolas Casaux)

Depuis plusieurs années, dans les médias grand public, la propagande en faveur du développement des énergies dites « vertes » (et, plus largement, en faveur du « développement durable ») ne cesse de s’intensifier. En parallèle, l’état du monde naturel ne cesse d’empirer (je pourrais citer une liste interminable d’indicateurs de la catastrophe écologique en cours, mais il est plus simple de souligner qu’aucun indicateur ne témoigne d’une amélioration véritable). […]

De la colonisation au « développement » : un seul et même projet (par Thierry Sallantin)

La guerre des mots organisée discrètement par nos ennemis : Comment ils ont introduit le mot « développement » puis comment est arrivé l’adjectif « soutenable » travesti ensuite en « durable ».

Ni anthropocène, ni capitalocène : le problème, c'est le mégalocène (par Thierry Sallantin)

Le mal, ce n’est pas le « capitalisme », ce qui laisserait supposer que si la société industrielle était gérée autrement, c’est-à-dire par les anticapitalistes que sont les communistes, les usines cesseraient soudain de polluer, de produire des gaz à effet de serre ! Non ! Le mal est plus profond : c’est l’industrialisme de Marx, Saint-Simon et Keynes ou Hayek qu’il faut remettre en cause. Ce sont tous les auteurs de l’anti-industrialisme qu’il faut relire, comme Thoreau, Tolstoï ou Gandhi, [et les auteurs de l’Encyclopédie des Nuisances, et Bernard Charbonneau, et Jacques Ellul, et tous les autres, NdE] et aujourd’hui Derrick Jensen […]

Animal, femme, indigène : trois figures pour une même peur (par Ana Minski)

La science n’échappe pas aux fluctuations idéologiques difficilement extirpables des contextes sociaux dont elles sont à la fois origine et débouché. L’anthropologie et la préhistoire ne font pas exception. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, naturalistes et anthropologues instrumentalisent les indigènes qui jouent tour à tour le rôle du chaînon manquant, de l’ignoble sauvage ou, parce que « le moins homme »[1], du noble sauvage.

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