Fabrique du consentement

Une contre-histoire de la civilisation (par Jedediah Purdy)

Et si l’avè­ne­ment de la civi­li­sa­tion n’avait pas été une aubaine pour l’hu­ma­nité mais un désastre : pour la santé et la sécu­rité, pour la liberté, et pour le monde natu­rel[2] ? Et si les premières villes étaient, avant tout, d’im­menses tech­no­lo­gies d’ex­ploi­ta­tion au service d’une élite cupide ?

L’absurdité de la « vraie révolution » des smartphones bio (par Nicolas Casaux)

ou L’art de ne rien comprendre aux problèmes de notre temps & de reven­diquer n’im­porte quoi

Quelques documentaires sur des catastrophes écologiques occultées (par Nicolas Casaux)

Certaines pollu­tions sont plus connues que d’autres, certains problèmes écolo­giques sont mis en avant, tandis que d’autres non. Connais­sez-vous ceux-ci ? […]

Le colibri et le sanglier : Faire sa part ou faire le nécessaire ?

L’image de couver­­ture est tirée de l’ar­­ticle suivant du blog d’Ales­­san­­dro Pignoc­­chi. La légende Quechua qui illustre les valeurs du Mouve­­ment Coli­­bri[1], et est à l’ori­­gine de son nom se déroule ainsi : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incen­­die de forêt. Tous les animaux terri­­fiés, atter­­rés, obser­­vaient impuis­­sants le désastre. Seul […]

Les Premiers Agriculteurs (par Helga Vierich)

Il faut du temps pour réali­ser que l’agri­cul­ture inten­sive et la sacro-sainte « crois­sance écono­mique » conti­nue ne sont rendues possibles que par la perpé­tua­tion de la destruc­tion des écosys­tèmes natu­rels : conti­nuer l’ur­ba­ni­sa­tion par ce biais garan­tit inéluc­ta­ble­ment la catas­trophe. A moins que de telles socié­tés soient capables de restau­rer des flux trophiques posi­tifs, leur effon­dre­ment est inévi­table.

Face aux déconstructeurs de l'humain (par Pièces et Main d'œuvre)

Comment en sommes-nous arri­vés là ? Comment la haine de l’hu­main s’est-elle bana­li­sée dans les consciences au point de rendre envi­sa­geable un futur post­hu­main ? En dix ans, le trans­hu­ma­nisme est passé des films de science-fiction aux pages « Tech­no­lo­gie » des maga­zines. Pourquoi ceux qui sont suppo­sés culti­ver l’es­prit critique dans les milieux intel­lec­tuels, média­tiques ou mili­tants choi­sissent-ils au mieux d’igno­rer l’agenda de la tech­no­cra­tie, au pire d’y sous­crire ? […]

Remettre l’État à sa place (par James C. Scott)

Toute étude, telle que celle-ci, portant sur la forma­tion de l’État, risque, par défi­ni­tion, de lui attri­buer une impor­tance sures­ti­mée qu’il n’au­rait pas eu dans une descrip­tion mieux équi­li­brée des affaires humaines. J’ai­me­rais éviter cet écueil. Les faits, tels que j’en suis venu à les comprendre, nous enseignent qu’une histoire impar­tiale de notre espèce devrait accor­der à l’État un rôle bien plus modeste que ce qu’il est d’usage de lui accor­der. […]

La civilisation industrielle ou L'asservissement collectif au développement technologique (par Jaime Semprun)

De même que le but premier du système marchand n’est assu­ré­ment pas de satis­faire les besoins des consom­ma­teurs, mais de réali­ser des profits, de même celui du système infor­ma­tique mondial n’est pas d’in­for­mer ou de diver­tir les cyber­ci­toyens de la société program­mée : il est de faire commu­niquer des machines avec d’autres machines, dans un langage de signaux binaires qui leur est propre. […]

Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (par René Riesel et Jaime Semprun)

L’ex­tinc­tion finale vers laquelle nous entraîne la perpé­tua­tion de la société indus­trielle est deve­nue en très peu d’an­nées notre avenir offi­ciel. Qu’elle soit consi­dé­rée sous l’angle de la pénu­rie éner­gé­tique, du dérè­gle­ment clima­tique, de la démo­gra­phie, des mouve­ments de popu­la­tions, de l’em­poi­son­ne­ment ou de la stéri­li­sa­tion du milieu, de l’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion des êtres vivants, sous tous ceux-là à la fois ou sous d’autres encore, car les rubriques du catas­tro­phisme ne manquent pas, la réalité du désastre en cours, ou du moins des risques et des dangers que comporte le cours des choses, n’est plus seule­ment admise du bout des lèvres, elle est désor­mais détaillée en perma­nence par les propa­gandes étatiques et média­tiques. […]

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