A propos de la civilisation

Les Premiers Agriculteurs (par Helga Vierich)

Il faut du temps pour réali­ser que l’agri­cul­ture inten­sive et la sacro-sainte « crois­sance écono­mique » conti­nue ne sont rendues possibles que par la perpé­tua­tion de la destruc­tion des écosys­tèmes natu­rels : conti­nuer l’ur­ba­ni­sa­tion par ce biais garan­tit inéluc­ta­ble­ment la catas­trophe. A moins que de telles socié­tés soient capables de restau­rer des flux trophiques posi­tifs, leur effon­dre­ment est inévi­table.

Produire ou ne pas produire : Classe, modernité et identité (par Kevin Tucker)

La classe consti­tue une rela­tion sociale. Rame­née à l’es­sen­tiel, elle est un fait écono­mique. Elle distingue le produc­teur du distri­bu­teur et du proprié­taire des moyens et des fruits de la produc­tion. Quelle que soit sa caté­go­rie, elle défi­nit l’iden­tité d’une personne. Avec qui vous iden­ti­fiez-vous ? Ou plus préci­sé­ment, avec quoi vous iden­ti­fiez-vous ? Nous pouvons tous être rangés dans un certain nombre de caté­go­ries socio-profes­sion­nelles. Mais là n’est pas la ques­tion. Votre iden­tité est-elle défi­nie par votre travail ? Par votre niche écono­mique ?

Le microbiome des Occidentaux est une catastrophe écologique comparé à celui de chasseurs-cueilleurs

Le monde que nous occu­pons aujourd’­hui est très diffé­rent de celui qu’oc­cu­paient nos ancêtres pas-si-loin­tains. Alors que nous entrons dans une nouvelle ère géolo­gique — l’An­thro­po­cène, marquée par l’em­preinte de l’homme — la défo­res­ta­tion mondiale, la fonte des calottes glaciaires et la dégra­da­tion géné­rale de la biosphère suscitent de graves préoc­cu­pa­tions. Mais une autre victime, souvent négli­gée, de cette nouvelle ère, est la diver­sité des micro-orga­nismes qui vivent sur et à l’in­té­rieur de nos corps (notam­ment les bacté­ries, les virus et les cham­pi­gnons). […]

Vers la sauvagerie : à propos de la lutte eco-extrémiste contre la civilisation (au Mexique)

En 2011, un groupe s’ap­pe­lant “Iden­ti­tés Tendant vers le Sauvage” (Indi­vi­dua­li­dades Tendiendo a lo Salvaje—ITS) débuta une série d’at­taques écoter­ro­ristes au Mexique. Voici une traduc­tion d’une critique de leur action.

Nature sauvage et sauvagerie (par Paul Shepard)

Ce texte est un extrait tiré de l’ex­cellent livre « Retour aux sources du Pléis­to­cène » écrit par le biolo­giste Paul Shepard (éditions DEHORS). Livre dans lequel Paul Shepard, en se basant sur les proces­sus qui ont façonné notre génome, nous explique en quoi nous sommes biolo­gique­ment conçus pour être des chas­seurs-cueilleurs, et en quoi l’agri­cul­ture et […]

L'agriculture ou la pire erreur de l’histoire de l’humanité (par Jared Diamond & Clive Dennis)

De récentes décou­vertes, tout parti­cu­liè­re­ment, suggèrent que l’adop­tion de l’agri­cul­ture, suppo­sé­ment notre pas le plus déci­sif vers une vie meilleure, fut par certains aspects une catas­trophe dont nous ne sommes jamais remis. […]

A la racine des luttes sociales et écologiques: la lutte contre la civilisation (par Mike Sliwa)

La civi­li­sa­tion est rare­ment remise en cause lorsqu’on discute de justice sociale. Il y en a bien quelques-uns qui font la connexion entre justice et civi­li­sa­tion, mais ils sont peu, et restent vagues. Lorsque j’ai commencé à connec­ter la civi­li­sa­tion à la justice sociale, j’ai complè­te­ment perdu certaines personnes. Cela peut être lié au fait que je n’ai pas présenté de docu­men­ta­tion assez claire ou assez bonne, mais au fil des ans, je me suis mis à penser qu’il y avait plus que ça. J’ai commencé à remettre en ques­tion nos arran­ge­ments de vie, et, pour certains, ça n’est pas négo­ciable.

De la permaculture au démantèlement de la civilisation industrielle (pour une culture de résistance)

Actuel­le­ment, la perma­cul­ture opère dans le domaine de l’ac­ti­visme envi­ron­ne­men­tal vert et clinquant et semble croire que la culture actuelle peut être trans­for­mée. Pourquoi les perma­cul­teurs devraient-ils s’ali­gner avec les écolo­gistes radi­caux qui soutiennent le déman­tè­le­ment de la civi­li­sa­tion, parce qu’ils la pensent irré­cu­pé­rable, et parce qu’elle détruit la vie sur la planète ?

La civilisation industrielle, le sentiment de la nature & sa destruction (par Bernard Charbonneau)

Comme le goût de la nature se répand dans la mesure où celle-ci dispa­raît, et qu’il contri­bue à la faire dispa­raître, des masses de plus en plus grandes s’ac­cu­mulent sur des espaces de plus en plus restreints ; et il devient néces­saire de défendre la nature contre l’in­dus­trie touris­tique aussi bien que chimique.

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