Antiprogressisme

Une autre histoire du vandalisme révolutionnaire (par Daniel Hermant)

En ces temps de lamentations collectives relativement encouragées voire organisées et orchestrées (par les médias de masse, notamment, y compris via internet), en ces temps de déploration de la dégradation d’un « symbole de la nation », ou « de l’Occident », ou « de la foi chrétienne », d’un bâtiment qui ferait partie du « patrimoine national », à savoir la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, il semble opportun de republier un texte de 1978 de l’historien Daniel Hermant portant sur le vandalisme (ou iconoclasme) révolutionnaire. […]

Les naturiens, précurseurs d'une critique de la civilisation (par Nicolas Casaux)

Bien peu, même parmi les anarchistes contemporains, ont entendu parler des anarchistes naturiens. Et pourtant, les membres de ce courant libertaire — appelé naturianisme — né aux alentours de 1894, étaient autant de « précurseurs de la décroissance » — d’où la publication d’une compilation de leurs écrits, introduite par François Jarrige, dans la collection « les précurseurs de la décroissance » des Éditions du Passager Clandestin —, de précurseurs du mouvement écologiste.

Sauver la civilisation, sauver le monde, régler tous nos problèmes, etc.

J’ai récemment proposé une tribune à Reporterre. Elle ne leur a pas plu. Je la publie donc ici avec, en complément, un passage rapidement traduit du dernier livre de Theodore Kaczynski, Anti-Tech Revolution, Why and How? [Révolution anti-tech, pourquoi et comment ?], qui rejoint l’objet de ma tribune. […]

Le mouvement écologique doit revenir à ses sources (par Bernard Charbonneau)

Bien des mouvements d’opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils régénèrent le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police. L’histoire de l’URSS en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l’État et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le mouvement d’opposition à la société industrielle occidentale que l’on qualifie de « mouvement écologique » n’échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France où il s’est manifesté tardivement à la suite des USA.

Le mensonge du progrès (par Nicolas Casaux)

« Le progrès, dans notre monde, sera le progrès vers plus de souffrance. » — George Orwell « Je doute que l’âge de l’acier soit supérieur à l’âge de pierre. » — Gandhi « Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un. » — Victor Hugo « Il est encore une erreur fort à la […]

Quelques petits problèmes concernant le discours d’Aurélien Barrau (par Nicolas Casaux)

En à peine quelques semaines depuis que son appel a été diffusé sur le site du journal Le Monde, Aurélien Barrau est devenu la coqueluche de l’écologie grand public. S’il énonce des choses tout à fait justes, comme la nécessité pour l’humanité de cesser de s’étendre et même de laisser davantage d’espace aux autres espèces, et la nécessité de consommer moins, de décroître, de renoncer au principe de croissance, son discours pose problèmes pour plusieurs raisons. Retour sur un engouement tout à fait attendu. […]

L'usine aux mille sapiens (par Ana Minski)

Michel Odent est un chirurgien et obstétricien français. Les éditions le Hêtre Myriadis ont publié plusieurs de ses ouvrages dont Le fermier et l’accoucheur et L’humanité survivra-t-elle à la médecine ? Dans Le fermier et l’accoucheur, Michel Odent identifie plusieurs similitudes entre l’industrialisation de l’élevage et l’industrialisation de la naissance. L’une et l’autre évoluent parallèlement au […]

Moins d'humains ou plus d'humanité ? (par Yves-Marie Abraham)

Dans cette perspective, le salut de l’espèce humaine ne passe donc pas par une réduction du nombre d’humains sur Terre mais plutôt par l’avènement de sociétés réellement humaines. C’est avant tout d’un surcroît d’humanité dont nous avons besoin. Pour ce faire, il faut commencer par abattre le capitalisme, ce qui réclame du courage bien sûr, mais aussi beaucoup de précautions. […]

« Aux origines des civilisations », une fiction au service de l'élite (par Ana Minski)

La science est le reflet de la société, et l’archéologie a parfois été utilisée pour alimenter des idéologies totalitaires ou fascistes. Dans Aux origines des civilisations, un documentaire en quatre volets diffusé sur la chaîne de télévision grand public Arte, l’archéologie est mise au service de l’idéologie néolibérale qui domine les cercles privilégiés des sociétés capitalistes contemporaines. […]

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