Antiprogressisme

L’absurdité de la « vraie révolution » des smartphones bio (par Nicolas Casaux)

ou L’art de ne rien comprendre aux problèmes de notre temps & de reven­diquer n’im­porte quoi

Face aux déconstructeurs de l'humain (par Pièces et Main d'œuvre)

Comment en sommes-nous arri­vés là ? Comment la haine de l’hu­main s’est-elle bana­li­sée dans les consciences au point de rendre envi­sa­geable un futur post­hu­main ? En dix ans, le trans­hu­ma­nisme est passé des films de science-fiction aux pages « Tech­no­lo­gie » des maga­zines. Pourquoi ceux qui sont suppo­sés culti­ver l’es­prit critique dans les milieux intel­lec­tuels, média­tiques ou mili­tants choi­sissent-ils au mieux d’igno­rer l’agenda de la tech­no­cra­tie, au pire d’y sous­crire ? […]

Remettre l’État à sa place (par James C. Scott)

Toute étude, telle que celle-ci, portant sur la forma­tion de l’État, risque, par défi­ni­tion, de lui attri­buer une impor­tance sures­ti­mée qu’il n’au­rait pas eu dans une descrip­tion mieux équi­li­brée des affaires humaines. J’ai­me­rais éviter cet écueil. Les faits, tels que j’en suis venu à les comprendre, nous enseignent qu’une histoire impar­tiale de notre espèce devrait accor­der à l’État un rôle bien plus modeste que ce qu’il est d’usage de lui accor­der. […]

La civilisation industrielle ou L'asservissement collectif au développement technologique (par Jaime Semprun)

De même que le but premier du système marchand n’est assu­ré­ment pas de satis­faire les besoins des consom­ma­teurs, mais de réali­ser des profits, de même celui du système infor­ma­tique mondial n’est pas d’in­for­mer ou de diver­tir les cyber­ci­toyens de la société program­mée : il est de faire commu­niquer des machines avec d’autres machines, dans un langage de signaux binaires qui leur est propre. […]

Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (par René Riesel et Jaime Semprun)

L’ex­tinc­tion finale vers laquelle nous entraîne la perpé­tua­tion de la société indus­trielle est deve­nue en très peu d’an­nées notre avenir offi­ciel. Qu’elle soit consi­dé­rée sous l’angle de la pénu­rie éner­gé­tique, du dérè­gle­ment clima­tique, de la démo­gra­phie, des mouve­ments de popu­la­tions, de l’em­poi­son­ne­ment ou de la stéri­li­sa­tion du milieu, de l’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion des êtres vivants, sous tous ceux-là à la fois ou sous d’autres encore, car les rubriques du catas­tro­phisme ne manquent pas, la réalité du désastre en cours, ou du moins des risques et des dangers que comporte le cours des choses, n’est plus seule­ment admise du bout des lèvres, elle est désor­mais détaillée en perma­nence par les propa­gandes étatiques et média­tiques. […]

Empreinte : comment la civilisation industrielle détruit les écosystèmes aquatiques

Dans un précé­dent article, nous avons publié le premier film docu­­men­­taire (Manu­­fac­­tu­­red Land­s­capes / Paysages manu­­fac­­tu­­rés) du photo­­graphe cana­­dien Edward Burtynsky, sorti en 2007. En 2013, toujours avec la réali­­sa­­trice Jenni­­fer Baich­­wal, il sortait un deuxième long-métrage inti­­tulé Water­­mark (L’em­­preinte), qui nous entraîne aux quatre coins du monde afin d’ex­­plo­­rer la manière dont la société indus­­trielle se […]

Zoos : Non à l'imposture ! (Par Jean-Claude Nouët)

Pour offrir le maxi­mum de chances à la préser­va­tion des espèces, ce n’est pas aux zoos qu’il faut penser, car tout y est réuni pour son échec. C’est, avant tout, à la préser­va­tion abso­lue et sévè­re­ment respec­tée des espaces natu­rels. […]

Produire ou ne pas produire : Classe, modernité et identité (par Kevin Tucker)

La classe consti­tue une rela­tion sociale. Rame­née à l’es­sen­tiel, elle est un fait écono­mique. Elle distingue le produc­teur du distri­bu­teur et du proprié­taire des moyens et des fruits de la produc­tion. Quelle que soit sa caté­go­rie, elle défi­nit l’iden­tité d’une personne. Avec qui vous iden­ti­fiez-vous ? Ou plus préci­sé­ment, avec quoi vous iden­ti­fiez-vous ? Nous pouvons tous être rangés dans un certain nombre de caté­go­ries socio-profes­sion­nelles. Mais là n’est pas la ques­tion. Votre iden­tité est-elle défi­nie par votre travail ? Par votre niche écono­mique ?

Une brève contre-histoire du “progrès” et de ses effets sur la santé de l’être humain (par Nicolas Casaux)

A notre époque, et dans nos socié­tés indus­trielles, il est diffi­cile de faire entendre la moindre critique de l’idée de progrès. On se retrouve bien souvent immé­dia­te­ment traité de passéiste, de réac­tion­naire, d’obs­cu­ran­tiste, de conser­va­teur, de rétro­grade, de toutes sortes de choses. Et pour­tant, notre santé et notre qualité de vie se dégradent actuel­le­ment en raison d’un grand nombre de problèmes sani­taires qui ont émer­gés à cause de ce soi-disant « progrès » (et de la civi­li­sa­tion), et qui sont désor­mais connus et étudiés par les insti­tu­tions scien­ti­fiques du monde entier (je mentionne cela parce que beau­coup trop de mes contem­po­rains ne jurent que par elles, la Scien­ce™ étant l’au­to­rité moderne). Voyons donc. […]

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