Le mythe du progrès

Moins d'humains ou plus d'humanité ? (par Yves-Marie Abraham)

Dans cette perspective, le salut de l’espèce humaine ne passe donc pas par une réduction du nombre d’humains sur Terre mais plutôt par l’avènement de sociétés réellement humaines. C’est avant tout d’un surcroît d’humanité dont nous avons besoin. Pour ce faire, il faut commencer par abattre le capitalisme, ce qui réclame du courage bien sûr, mais aussi beaucoup de précautions. […]

« Aux origines des civilisations », une fiction au service de l'élite (par Ana Minski)

La science est le reflet de la société, et l’archéologie a parfois été utilisée pour alimenter des idéologies totalitaires ou fascistes. Dans Aux origines des civilisations, un documentaire en quatre volets diffusé sur la chaîne de télévision grand public Arte, l’archéologie est mise au service de l’idéologie néolibérale qui domine les cercles privilégiés des sociétés capitalistes contemporaines. […]

Cyril Dion, bonimenteur de l’écologisme médiatique et subventionné (par Nicolas Casaux)

On nous demande souvent pourquoi nous critiquons les Colibris, Pierre Rabhi, Cyril Dion & cie. J’y vois un malentendu important. Pour tenter de le dissiper, revenons sur le dernier livre de Cyril Dion, Petit manuel de résistance contemporaine, récemment publié par la maison d’édition de notre chère ministre de la Culture, Françoise Nyssen. […]

L’Islande est un désastre écologique, contrairement à ce qu’affirme Arte (par Nicolas Casaux)

« Les îles du futur : Islande, un paradis vert à la croisée des chemins ». C’est le titre d’un documentaire réalisé par Daniel Münter, sorti en 2015 et régulièrement diffusé par la chaîne Arte, qui s’inscrit dans la longue série des documentaires visant à promouvoir le mythe d’une société industrielle écologique. Ma critique sera brève. Il s’agit d’un mensonge grotesque. […]

Les (ultra)riches sont des psychopathes (par Nicolas Casaux)

De nombreuses études scientifiques, d’année en année, l’ont démontré de différentes manières, les ultrariches ont tendance à être de sacrés sociopathes. On peut par exemple lire, dans un article[1] de Slate intitulé « C’est scientifiquement prouvé: les riches n’en ont rien à faire des autres », publié en 2018 : […]

Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)

La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire Demain, réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement. […]

Pourquoi l'efficacité énergétique ne résout rien, bien au contraire (par Max Wilbert)

Dans notre culture, et dans le mouvement écologiste en particulier, le mot d’ordre est de promouvoir et de développer ce qu’on appelle « l’efficacité énergétique », ou les « bonnes pratiques énergétiques » dans tous les domaines de la vie humaine sur la planète, du commerce à l’agriculture, des corporations aux maisons individuelles, de l’arène économique au domaine législatif, du secteur universitaire à la sphère militante. […]

Le problème de la collapsologie (suite) : NEXT, Cyril Dion et l'idéologie du progrès (par Nicolas Casaux)

« Il est criminel que les citoyens blancs de la classe moyenne se complaisent à examiner leur moi, tandis que leurs compatriotes […] moins chanceux luttent et crèvent de faim. » — Edwin Schur, The Awareness Trap: Self-Absorption Instead of Social Change (Le piège de l’introspection : la fascination pour soi-même au lieu du changement social), 1976. Parmi […]

We Love Green(washing), festival-vitrine de l'écocapitalisme (par Nicolas Casaux)

Près de 40 ans après l’invention de ce concept de « développement durable », la situation écologique planétaire, qui n’a jamais cessé d’empirer, est pire que jamais. L’inanité de ce concept est manifeste. Pourtant, d’un point de vue commercial, le « développement durable » est une incroyable réussite. Toutes les entreprises et tous les gouvernements s’en réclament. L’illusion fonctionne, notamment grâce au complexe médiatico-culturel doté de moyens colossaux et toujours plus envahissant qui n’a de cesse de relayer les mensonges du capitalisme vert. L’imbécillité de toute cette entreprise de propagande culmine dans le festival de musique soi-disant « écolo » et « engagé » We Love Green. […]

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