Le mythe du progrès

Contre l'industrie ! (par Armand Farrachi)

En fait de créer des richesses, le fanatisme industriel ne crée que de la misère, non seulement en appauvrissant directement les populations et en augmentant leur dépendance par l’endettement, mais en épuisant encore ces richesses par de continuelles atteintes aux ressources terrestres. Aucun milieu n’est épargné : lacs, océans, rivières, forêts tropicales ou tempérées, déserts, sols fertiles, marais et tourbières, mangroves, récifs coralliens, estuaires, littoraux, atmosphère, plus rien n’est à l’abri de l’exploitation et du saccage, pas même l’espace sidéral puisque des milliers d’instruments et de déchets franchissent déjà les limites terrestres. De quelque mot qu’il se masque, le seul principe de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des cultures, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s’autodétruit et ne trouve à se survivre qu’en détruisant ailleurs.

La civilisation & les animaux non-humains (par Armand Farrachi)

Texte tiré de l’excellent livre d’Armand Farrachi, Les ennemis de la Terre. Le sang des bêtes […] Et pourtant, partout autour de nous les animaux sont traqués, exploités, dressés, enfermés, torturés, mutilés, abattus, piégés, persécutés, empoisonnés et martyrisés avec une persévérance et un acharnement dont on a peine à croire qu’ils n’aient parfois d’autre but […]

La société cancérigène et les maladies de civilisation (par Armand Farrachi & Geneviève Barbier)

Texte extrait du livre La société cancérigène : Lutte-t-on vraiment contre le cancer ? coécrit par Geneviève Barbier et Armand Farrachi. L’Occident malade est comme subjugué par les efforts qu’il déploie contre son plus intime ennemi: il admire ses hôpitaux comme des palais, se flatte de ses chercheurs devenus ses champions, défend ses médicaments qu’il donne pour […]

Comment tout va s'effondrer - La fin des énergies industrielles (et le mythe des renouvelables)

La présentation de Pablo Servigne et Raphael Stevens du 13 avril 2015, à la maison des métallos, à l’occasion de la parution de leur (excellent) livre:
« Comment tout peut s’effondrer: Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, » sorti le 9 avril 2015 (éditions du Seuil), suivie d’un texte tiré de ce même livre.
Un livre qui présente de manière assez détaillée les multiples raisons qui font que notre civilisation, qui n’a jamais été soutenable, approche aujourd’hui des nombreuses limites inévitables auxquelles elle était appelée à se heurter.

Des mots chargés ! L'écriture comme discipline de combat (par Derrick Jensen)

Bien trop d’entre nous ont oublié, ou n’ont jamais su, que les mots peuvent servir d’armes au service de nos communautés. Bien trop d’entre nous ont oublié, ou n’ont jamais su, que les mots devraient être utilisés comme des armes au service de nos communautés. Depuis bien trop longtemps, trop de critiques et professeurs nous disent que la littérature devrait être apolitique (comme si c’était possible), et que même les essais et les œuvres journalistiques devraient être « neutres » ou « objectifs » (comme si, encore une fois, c’était possible).

L'art, le divertissement et la destruction du monde (Stephanie McMillan, Derrick Jensen & Lewis Mumford)

[…] On nous enseigne qu’il est impoli de juger, d’être moraliste, qu’affirmer un point de vue viole l’esprit pur, transcendantal et neutre de l’art. Des putains de conneries de merde, conçues pour nous affaiblir et nous dépolitiser. Ces temps-ci, la neutralité n’existe pas — ne pas prendre position signifie soutenir et assister les exploiteurs et les meurtriers. Ne soyons ni les outils ni les bouffons du système. Les artistes ne sont ni des poltrons ni des mauviettes — nous sommes des résistants. Nous prenons position. Nous ripostons. […]

Contre le fatalisme & le statu quo : l'activisme (par Derrick Jensen)

[…] dernièrement, je remarque une excuse particulièrement frustrante que beaucoup de gens semblent utiliser pour justifier leur inaction : ils disent que c’est trop tard, que divers points de basculement ont déjà été franchis en matière d’accélération du réchauffement planétaire, et ceci en raison du temps de latence entre les émissions de carbone et l’augmentation de la température ; nous sommes déjà condamnés, à quoi servirait donc de riposter ?

Oubliez les douches courtes ! (par Derrick Jensen)

Une seule personne sensée aurait-elle pu penser que le recyclage aurait arrêté Hitler, ou que le compostage aurait mis fin à l’esclavage ou qu’il nous aurait fait passer aux journées de huit heures, ou que couper du bois et porter de l’eau aurait sorti le peuple russe des prisons du tsar, ou que danser nus autour d’un feu nous aurait aidés à instaurer la loi sur le droit de vote de 1957 ou les lois des droits civiques de 1964? Alors pourquoi, maintenant que la planète entière est en jeu, tant de gens se retranchent-ils derrière ces « solutions » tout-à-fait personnelles ?

Qu’est-ce que l’écologie radicale ? (par Thierry Sallantin)

A bas l’industrialisme, lequel est incompatible avec le retour urgent aux 280 ppm de CO2 dans l’atmosphère : si on continue avec un type de société demandant trop d’énergie, on est parti pour bouleverser le climat de façon irrémédiable pendant 500 000 ans (source: les deux livres de Clive Hamilton: « Requiem pour l’espèce humaine » et « Les apprentis sorciers du climat » et mes discussions avec lui lors de son passage à Paris).

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