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Fabrique du consentement

La parade des hypocrites – sous les feux de la rampe à Paris (par Pepe Escobar)

Une parade d’hypocrisie politique sans précédent. La vision du Général Hollande, conquérant du Mali ; de David d’Arabie Cameron ; d’Angela « laissons les Ukrainiens de l’Est mourir » Merkel ; d’Ahmed « Assad doit dégager » Davutoglu ; et même du Roi Sarko 1er, libérateur de la Libye ; sans parler de Bibi « solution finale » Netanyahou – tous paradant pour la « liberté », « la liberté d’expression », et la « civilisation » contre la barbarie, dans les rues de Paris, ferait trembler de dégoût les plus grands intellectuels de tradition occidentale, de Diogène à Voltaire et de Nietzsche à Karl Kraus.





Je ne suis pas Charlie (par José Antonio Gutiérrez)

Je tiens d’emblée à clarifier que je considère l’attentat contre les bureaux du journal satirique Charlie-Hebdo à Paris comme une horreur et que je ne crois pas qu’il soit justifiable en quelque circonstance que ce soit, de convertir un journaliste, si douteuse que soit sa qualité professionnelle, en objectif militaire. Cela vaut en France, comme en Colombie ou en Palestine.


De l’utilisation du mot “terroriste”

Mais à l’instar d’autres auteurs de violences politiques massives, de l’individu qui ouvrit le feu dans un temple Sikh dans le Wisconsin il y a quelques années, à celui qui attaqua une communauté juive dans le Kansas en Avril, Breivik bénéficie d’un laissez-passer de la part des médias.

Il est un « tueur en série » ou un « meurtrier de masse », pas un « terroriste »…


Les Révoltés – Séverine (1896)

Alors que l’enfant de misère, né comme je l’ai dit d’atrophiés intellectuels — parce que le surmenage use leur cerveau comme la netteté de leur vision, comme la paume de leur main — ou né de rebelles (c’est-à-dire ayant pâti de la rébellion avant que de pouvoir la comprendre, donc à jamais éloigné d’elle) — alors que cet enfant-là ne sera un combatif que si la société l’y force, voici que, dans les berceaux cossus, germe, semée là par on ne sait quelle tourmente, la race des révoltés…