Féminisme

« Nous devons être plus courageuses » — la remise en question de "l'identité de genre" et le mutisme imposé au féminisme (par Meghan Murphy)

Les femmes qui remettent en question le discours portant sur « l’identité de genre » ont beaucoup été isolées sur les lignes de front au cours des dix dernières années. Les féministes libérales et progressistes ont souvent préféré la politique identitaire à l’analyse féministe, cela n’a donc rien d’étonnant. […]

Une histoire d'amour... (par Ana Minski)

« Moi, je chasse par amour », a dit l’ancien porte-parole de la Fédération nationale de la chasse, sur Europe 1 le 26 octobre 2018. Beaucoup se sont offusqués, récusant l’amour que cet homme ressentirait pour l’animal qu’il chasse et tue. […]

Les poupées du ventriloque (par Ana Minski)

Les femelles ont longtemps été l’invisible de l’éthologie, de l’anthropologie, de la préhistoire, de l’histoire, de l’art. Tenues en laisse, muselées, confinées dans le cercle domestique, leurs corps ont été contrôlés, transformés, sélectionnés, et leur imaginaire mis au service de la domination masculine. […]

Animal, femme, indigène : trois figures pour une même peur (par Ana Minski)

La science n’échappe pas aux fluctuations idéologiques difficilement extirpables des contextes sociaux dont elles sont à la fois origine et débouché. L’anthropologie et la préhistoire ne font pas exception. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, naturalistes et anthropologues instrumentalisent les indigènes qui jouent tour à tour le rôle du chaînon manquant, de l’ignoble sauvage ou, parce que « le moins homme »[1], du noble sauvage.

La matriarche, la cuisinière, l'amazone : des histoires pour les hommes... (par Ana Minski)

Dans son ouvrage ‘Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était’, Christophe Darmangeat propose une mise à jour des théories développées par Engels en 1884 dans ‘L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État’. S’appuyant sur les travaux de nombreux ethnologues et anthropologues, il piste les conditions de la domination masculine chez les peuples indigènes pour appréhender l’origine de cette domination et sa persistance dans nos sociétés capitalistes. […]

La théorie de la fiction-panier (par Ursula K. Le Guin)

Ursula Kroeber Le Guin, décédée le 22 janvier 2018, est une auteure de science-fiction et de fantasy dont les romans ont exploré des thèmes beaucoup plus marqués par l’univers des sciences humaines que par celui des sciences dures. Fille de deux anthropologues, elle met en scène des personnages qui sont souvent des observateurs immergés dans des cultures ou des sociétés auxquelles ils sont étrangers et qu’ils s’efforcent de découvrir sans préjugés et sans influencer le cours de choses. Des Dépossédés, réflexion sur une utopie anarchiste, à Le nom du monde est forêt, récit de l’invasion d’un monde d’indigènes rêveurs par des colons armés, Ursula K. Le Guin a développé une manière de raconter des histoires qui s’écarte des canons de la science-fiction traditionnelle. Comme elle l’explique dans ce court essai écrit en 1986, […]

Anthologie d’Andrea Dworkin : Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas (Préface de Christine Delphy)

De Woman Hating, où elle met en place ses thèmes, à Intercourse – « le livre le plus choquant jamais écrit par une féministe » (Germaine Greer) – en passant par Pornography : Men Possessing Women, Dworkin n’a de cesse de mettre en évidence la réalité de ce qu’on appelle les rapports sexuels : il n’y a pas de « rapports » au sens où « rapport » implique une réciprocité et une mutualité. Ce que les hommes demandent aux femmes, c’est de consentir à leur propre humiliation, à leur propre anéantissement en tant que personnes ; non seulement d’y consentir, mais de le demander, et même d’y prendre plaisir, pour être « une vraie femme ». Car « être une femme » c’est être baisée par un homme…

Le triomphe des pornographes (par Lierre Keith)

Le triomphe des pornographes est une victoire du pouvoir sur la justice, de la cruauté sur l’empathie, et des profits sur les droits humains. […]

Les jeunes filles et les herbacées (par Lierre Keith)

[…] Ajoutez à cela le fait que toutes les civilisations se terminent par un effondrement. Toutes. Comment pourrait-il en être autrement lorsque votre mode de vie dépend de la destruction de l’endroit où vous vivez ? Le sol a disparu et le pétrole commence à manquer. En évitant les faits, nous nous assurons la pire des fins possible. […]

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