Histoire

Avant la civilisation : peu de caries, des mâchoires parfaitement adaptées aux dents et des os plus solides

L’émer­gence des pratiques agri­coles ont déclen­ché des chan­ge­ments signi­fi­ca­tifs dans la struc­ture de la mâchoire des humains, menant aux problèmes dentaires dont nous souf­frons encore aujourd’­hui. […]

La servitude des "démocraties" modernes, anticipée (par Alexis de Tocqueville, en 1840)

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puis­santes mains chaque indi­vidu, et l’avoir pétri à sa guise, le souve­rain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minu­tieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus origi­naux et les âmes les plus vigou­reuses ne sauraient se faire jour pour dépas­ser la foule; il ne brise pas les volon­tés, mais il les amol­lit, les plie et les dirige; il force rare­ment d’agir, mais il s’op­pose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyran­nise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un trou­peau d’ani­maux timides et indus­trieux, dont le gouver­ne­ment est le berger.

La journée australienne des secrets, des drapeaux et des lâches (par John Pilger)

C’était à l’aube d’un 26 janvier, il y a de nombreuses années, que je suis allé, avec des austra­liens indi­gènes et des non-indi­gènes, dépo­ser des gerbes dans le port de Sydney. Nous nous étions rendus dans l’une de ces baies sablon­neuses para­di­siaques où d’autres s’étaient rassem­blés comme autant de silhouettes, pour obser­ver les bateaux de la « première flotte » britan­nique tandis qu’ils jetaient l’ancre, le 26 janvier 1788. Ce fut le moment précis où la seule île conti­nent du monde fut volée à ses habi­tants ; selon l’eu­phé­misme consa­cré, il s’agis­sait de « peuple­ment ». Ce fut, comme l’a écrit Henry Reynolds, l’un des rares histo­riens austra­liens honnêtes, l’un des plus impor­tants vols de terre de l’his­toire du monde. […]

Du vote comme rite de participation (par Bernard Charbonneau)

Le vote est un rite fonda­teur. Le jour où la société n’y croira plus, elle aura changé. Déjà la nôtre avec ses sondages d’opi­nion comp­ta­bi­lise moins des liber­tés que des courants collec­tifs. Demain l’on ne votera plus. Mais ce ne sera pas à la suite d’un vote. […]

[Il y a 70 ans!] "An deux mille" — Le progrès, la technique et la démocratie (par Bernard Charbonneau)

Nos moyens sont de plus en plus prodi­gieux et nos fins de plus en plus incer­taines. Il ne nous reste plus que des mots abstraits, la justice, la liberté, de plus en plus dépour­vus de puis­sance effec­tive. À part cela, un vague désir de bonheur physique, l’as­pi­ra­tion à un plus grand confort. Surtout le besoin d’aug­men­ter notre effi­ca­cité indi­vi­duelle ou sociale. Mais cette volonté de puis­sance elle-même n’est que le reflet des moyens dont nous dispo­sons, la joie des forces qu’ils nous commu­niquent. Cette fin-là, ce sont les moyens qui la créent. […]

Le Changement pour le Changement — Maelström létal à entraver (par Bernard Charbonneau)

Ici, un autre extrait tiré de l’ex­­cellent livre de Bernard Char­­bon­­neau, « Le Chan­­ge­­ment » (qu’il aurait achevé en 1990). Parce que ses analyses sont extrê­­me­­ment justes, et dépeignent tout à fait la société, ses chan­­ge­­ments et ses non-chan­­ge­­ments, que nous connais­­sons actuel­­le­­ment. LES COÛTS SOCIAUX [du chan­­ge­­ment] 1. PLUS DE RACINES. L’homme n’est pas un arbre […]

COP21 : le mot "décroissance" fait très peur au Figaro (par Thierry Sallantin)

Les Occi­den­taux croient toujours que leur mode de vie est supé­rieur, et forcé­ment à géné­ra­li­ser !
Or on sait que c’est écolo­gique­ment impos­sible, et même pas souhai­table en termes de mode de vie épanouis­sant et tranquille­ment agréable ! […]

LE CHANGEMENT QUI NE CHANGE RIEN (par Bernard Charbonneau)

Le chan­ge­ment fictif ayant pour fonc­tion de distraire du vrai, on pren­dra ici pour exemple les avatars poli­tiques de la France de 1981 à 1988 : Droite-Gauche, Gauche-Droite, Droite-Gauche.

Joe Hill, in memoriam — Ne perdez pas de temps dans le deuil, organisez-vous ! (par Fausto Giudice)

Nous sommes impar­don­nables : nous avons raté le cente­naire de l’exé­cu­tion de Joe Hill, le 19 novembre 1915, à Salt Lake City. Comme Malcolm X, Patrice Lumumba, Che Guevara ou Thomas Sankara, il est mort, assas­siné par l’en­nemi de classe, à moins de 40 ans, exac­te­ment à 36 ans, fusillé par un pelo­ton d’exé­cu­tion. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et je m’en vais donc racon­ter cette page épique, tragique et sanglante de l’his­toire de la classe ouvrière des Amériques, ces hommes et ces femmes qui avaient fui la vieille Europe à la recherche du para­dis sur terre et tombèrent dans l’en­fer du capi­ta­lisme le plus meur­trier de l’his­toire.

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