Histoire

L'invention du labeur et du désastre (par Paul Shepard)

Extrait de l’ouvrage de l’écologiste américain Paul Shepard Nous n’avons qu’une seule Terre (1996), cet article explore l’histoire de l’humanité depuis 10000 ans et offre une vue d’ensemble des conséquences de l’avènement de l’agriculture et de la civilisation, tant du point de vue des écosystèmes que de celui de notre rapport au monde naturel. *** Les […]

Le labour et le carbone : la chronologie du dérèglement climatique (par Max Wilbert)

« […] Il est important que nous comprenions bien le réchauffement climatique. Que se passe-t-il ? Quand cela a-t-il commencé ? Quel en est le moteur ? Et, plus important, comment l’arrêter? »

L'agriculture ou la pire erreur de l’histoire de l’humanité (par Jared Diamond et Clive Dennis)

De récentes découvertes, tout particulièrement, suggèrent que l’adoption de l’agriculture, supposément notre pas le plus décisif vers une vie meilleure, fut par certains aspects une catastrophe dont nous ne sommes jamais remis. […]

Avant la civilisation : peu de caries, des mâchoires parfaitement adaptées aux dents et des os plus solides

L’émergence des pratiques agricoles ont déclenché des changements significatifs dans la structure de la mâchoire des humains, menant aux problèmes dentaires dont nous souffrons encore aujourd’hui. […]

La servitude des "démocraties" modernes, anticipée (par Alexis de Tocqueville, en 1840)

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

La journée australienne des secrets, des drapeaux et des lâches (par John Pilger)

C’était à l’aube d’un 26 janvier, il y a de nombreuses années, que je suis allé, avec des australiens indigènes et des non-indigènes, déposer des gerbes dans le port de Sydney. Nous nous étions rendus dans l’une de ces baies sablonneuses paradisiaques où d’autres s’étaient rassemblés comme autant de silhouettes, pour observer les bateaux de la « première flotte » britannique tandis qu’ils jetaient l’ancre, le 26 janvier 1788. Ce fut le moment précis où la seule île continent du monde fut volée à ses habitants ; selon l’euphémisme consacré, il s’agissait de « peuplement ». Ce fut, comme l’a écrit Henry Reynolds, l’un des rares historiens australiens honnêtes, l’un des plus importants vols de terre de l’histoire du monde. […]

Du vote comme rite de participation (par Bernard Charbonneau)

Le vote est un rite fondateur. Le jour où la société n’y croira plus, elle aura changé. Déjà la nôtre avec ses sondages d’opinion comptabilise moins des libertés que des courants collectifs. Demain l’on ne votera plus. Mais ce ne sera pas à la suite d’un vote. […]

[Il y a 70 ans!] "An deux mille" — Le progrès, la technique et la démocratie (par Bernard Charbonneau)

Nos moyens sont de plus en plus prodigieux et nos fins de plus en plus incertaines. Il ne nous reste plus que des mots abstraits, la justice, la liberté, de plus en plus dépourvus de puissance effective. À part cela, un vague désir de bonheur physique, l’aspiration à un plus grand confort. Surtout le besoin d’augmenter notre efficacité individuelle ou sociale. Mais cette volonté de puissance elle-même n’est que le reflet des moyens dont nous disposons, la joie des forces qu’ils nous communiquent. Cette fin-là, ce sont les moyens qui la créent. […]

Le Changement pour le Changement — Maelström létal à entraver (par Bernard Charbonneau)

Ici, un autre extrait tiré de l’excellent livre de Bernard Charbonneau, « Le Changement » (qu’il aurait achevé en 1990). Parce que ses analyses sont extrêmement justes, et dépeignent tout à fait la société, ses changements et ses non-changements, que nous connaissons actuellement. LES COÛTS SOCIAUX [du changement] 1. PLUS DE RACINES. L’homme n’est pas un arbre […]

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