Histoire

"Civilisation" : l'origine d'un concept (par Seb d'Armissan)

Il est dit que les derniers à découvrir l’eau seront les poissons. Les humains auront échappé de justesse à une semblable fatalité. Alors que la civilisation émergea il y a plus de 8 000 ans, la civilisation en tant que concept naquit tardivement, en 1756, lorsque le mot fut utilisé pour la première fois avec […]

La matriarche, la cuisinière, l'amazone : des histoires pour les hommes... (par Ana Minski)

Dans son ouvrage ‘Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était’, Christophe Darmangeat propose une mise à jour des théories développées par Engels en 1884 dans ‘L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État’. S’appuyant sur les travaux de nombreux ethnologues et anthropologues, il piste les conditions de la domination masculine chez les peuples indigènes pour appréhender l’origine de cette domination et sa persistance dans nos sociétés capitalistes. […]

Comment nous nous préparons, nous et nos enfants, pour l’extinction (par Daniel Quinn)

Dans un récent film semi-documentaire appelé Garbage (Déchet), un ingénieur en traitement des déchets toxiques à qui l’on demande comment nous pourrions faire pour cesser de submerger le monde ne nos poisons, répond : « Qu’il faudrait pour cela qu’on disparaisse tous de la planète, parce que les humains GÉNÈRENT des déchets toxiques, qu’il s’agisse d’organismes pathogènes que l’on excrète de nos corps ou d’autres choses. Nous sommes un poison pour la planète. »

Comment réagissez-vous à cette affirmation ? Si vous êtes d’accord avec cette idée que les humains sont intrinsèquement toxiques, levez la main.

La théorie de la fiction-panier (par Ursula K. Le Guin)

Ursula Kroeber Le Guin, décédée le 22 janvier 2018, est une auteure de science-fiction et de fantasy dont les romans ont exploré des thèmes beaucoup plus marqués par l’univers des sciences humaines que par celui des sciences dures. Fille de deux anthropologues, elle met en scène des personnages qui sont souvent des observateurs immergés dans des cultures ou des sociétés auxquelles ils sont étrangers et qu’ils s’efforcent de découvrir sans préjugés et sans influencer le cours de choses. Des Dépossédés, réflexion sur une utopie anarchiste, à Le nom du monde est forêt, récit de l’invasion d’un monde d’indigènes rêveurs par des colons armés, Ursula K. Le Guin a développé une manière de raconter des histoires qui s’écarte des canons de la science-fiction traditionnelle. Comme elle l’explique dans ce court essai écrit en 1986, […]

Le siècle du moi (série documentaire d'Adam Curtis, VOSTFR)

Réalisée pour la BBC en 2002, la série documentaire en quatre parties d’Adam Curtis intitulée, en anglais, The Century of the Self, que l’on pourrait traduire par Le siècle du moi, expose des évènements et des personnages trop peu connus du 20ème siècle, qui ont pourtant joué un rôle crucial dans l’élaboration des mal-nommées « démocraties » modernes (d’Edward Bernays à Matthew Freud, en passant par Anna Freud et bien d’autres). […]

Retour aux sources du Pléistocène : redécouvrir qui nous sommes, avec Paul Shepard (par Patrick Degeorges)

L’excellent livre du biologiste états-unien Paul Shepard intitulé Retour aux sources du Pléistocène, publié aux éditions Dehors en 2013, comporte une très bonne introduction rédigée par Patrick Degeorges que nous reproduisons ci-après. Pour vous procurer le livre, c’est par ici. *** Nous prenons conscience de l’avènement d’un nouvel âge de la Terre, Les conséquences de […]

Comment l’agriculture néolithique a semé les graines des inégalités modernes il y a 10 000 ans (par James Suzman)

Le tournant préhistorique vers l’agriculture a engendré nos problèmes de hiérarchie et de croissance – et a également changé la manière dont nous percevons le temps qui passe. […]

Les Premiers Agriculteurs (par Helga Vierich)

Il faut du temps pour réaliser que l’agriculture intensive et la sacro-sainte « croissance économique » continue ne sont rendues possibles que par la perpétuation de la destruction des écosystèmes naturels : continuer l’urbanisation par ce biais garantit inéluctablement la catastrophe. A moins que de telles sociétés soient capables de restaurer des flux trophiques positifs, leur effondrement est inévitable.

Remettre l’État à sa place (par James C. Scott)

Toute étude, telle que celle-ci, portant sur la formation de l’État, risque, par définition, de lui attribuer une importance surestimée qu’il n’aurait pas eu dans une description mieux équilibrée des affaires humaines. J’aimerais éviter cet écueil. Les faits, tels que j’en suis venu à les comprendre, nous enseignent qu’une histoire impartiale de notre espèce devrait accorder à l’État un rôle bien plus modeste que ce qu’il est d’usage de lui accorder. […]

Previous page Next page