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À propos de ces youtubeurs qui font la promotion de l’écologie capitaliste (par Nicolas Casaux)

Précision liminaire : À chaque critique formulée envers une personnalité médiatique de l’écologie, un certain type de commentaires — assez déconcertants — paraît immanquablement pour enjoindre les écologistes radicaux à respecter (c’est-à-dire ne pas critiquer) les plus modérés. Comme une sorte d’injonction à ne pas trop réfléchir, à ne pas trop penser. Que les personnes se […]

La consom'action, un moyen pour les puissants d'égarer la résistance (par George Monbiot)

Nous devons défier les corporations qui nous imposent de vivre dans une société jetable plutôt que de chercher des manières « plus vertes » de maintenir le statu quo. […]

Les marches mondiales pour le climat ou le triomphe de l'ingénierie sociale (par Nicolas Casaux)

Année après année, le mouvement écologiste mondial tend à se réduire à ce mouvement pour le climat. C’en est fini du mouvement environnemental ou écologiste, du mouvement « pour sauver l’environnement » qui était celui de la mobilisation du 22 avril 1990, organisée pour la Journée de la Terre, en France, qui reste à ce jour la plus importante de l’histoire du mouvement écologiste français. […]

Lire, écrire et la révolution (par Derrick Jensen)

Le texte qui suit est une traduction d’une partie du chapitre « Revolution » du livre de Derrick Jensen intitulé Walking on Water: Reading, writing and Revolution (non traduit, en français : « Marcher sur l’eau : lire, écrire et la révolution »).

Le Brésil sous tension : une esquisse de la situation (entretien avec un expatrié)

Le Brésil a récemment été au cœur de l’actualité internationale pour des raisons peu glorieuses. En tant que cinquième plus grand pays de la planète, et parce qu’on y trouve une des dernières véritables forêts du monde, le Brésil a une place importante dans les luttes sociales et écologiques qui agitent notre temps. Pour en savoir plus, nous nous sommes entretenus avec J. B., un ami francophone qui y vit actuellement. Voici donc :

Héros de la forêt pluviale : La vie et la mort de Bruno Manser (par Wade Davis / Christopher Kühn)

Note du traducteur : Le texte qui suit est une traduction de l’introduction rédigée par l’anthropologue canadien Wade Davis d’un excellent livre (en anglais) que je viens de finir, intitulé Rainforest Hero: The Life and Death of Bruno Manser (en français : « Héros de la forêt tropicale : la vie et la mort de Bruno Manser »), écrit par Ruedi Suter et publié en 2015. Cet ouvrage retrace l’histoire de Bruno Manser, un activiste suisse qui a dédié sa vie à la lutte pour la protection de la forêt tropicale de Bornéo, où vivait l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs nomades de la planète, le peuple Penan. À la suite de ce texte, vous trouverez un documentaire intitulé Bruno Manser – Laki Penan, réalisé par Christopher Kühn en 2007, qui retrace la vie incroyable de cet infatigable militant.

Les écologistes et les techno-critiques sont-ils des hypocrites ? (par Nicolas Casaux)

À cet argument fallacieux du « mais-vous-utilisez-du-pétrole-vous-ne-pouvez-donc-pas-critiquer-les-énergies-fossiles », l’historienne d’Harvard Naomi Oreskes (auteure, entre autres, du livre Les marchands de doute) répond : « Bien sûr que nous le faisons, et les gens des États du Nord portaient des vêtements dont le coton avait été récolté par des esclaves. Mais cela ne fit pas d’eux des hypocrites lorsqu’ils rejoignirent le mouvement pour l’abolition de l’esclavage. Cela signifiait juste qu’ils faisaient partie de cette économie esclavagiste, et qu’ils le savaient. C’est pourquoi ils ont agi pour changer le système, et pas simplement leurs habits ». Nous pourrions nous en tenir à ça. Mais dans la mesure où cette rhétorique est bien trop répandue et où ses promoteurs ne sont peut-être pas en mesure de comprendre ce qu’explique Naomi Oreskes, continuons. […]

La théorie de la fiction-panier (par Ursula K. Le Guin)

Ursula Kroeber Le Guin, décédée le 22 janvier 2018, est une auteure de science-fiction et de fantasy dont les romans ont exploré des thèmes beaucoup plus marqués par l’univers des sciences humaines que par celui des sciences dures. Fille de deux anthropologues, elle met en scène des personnages qui sont souvent des observateurs immergés dans des cultures ou des sociétés auxquelles ils sont étrangers et qu’ils s’efforcent de découvrir sans préjugés et sans influencer le cours de choses. Des Dépossédés, réflexion sur une utopie anarchiste, à Le nom du monde est forêt, récit de l’invasion d’un monde d’indigènes rêveurs par des colons armés, Ursula K. Le Guin a développé une manière de raconter des histoires qui s’écarte des canons de la science-fiction traditionnelle. Comme elle l’explique dans ce court essai écrit en 1986, […]

L'Afrique et le business de la misère

Les années passent, les rapports d’ONG se suivent, les drames s’enchaînent, l’Afrique est toujours pillée. Asservie par les multinationales des pays riches et par leurs institutions financières, ses peuplades et ses cultures ont été massacrées et bouleversées par la colonisation, que l’on appelle désormais « mondialisation ». La situation du Congo illustre bien celle de l’Afrique en général. […]

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