web analytics

octobre 2015

Le Musée de l’Homme ou la mise à mort du passé (par Thierry Sallantin)

De l’étrange similitude entre la stratégie de Daech visant à effacer les traces du passé cher aux archéologues, comme à Palmyre, ou les Talibans faisant exploser les trois Bouddhas de Bâmiyân, et la stratégie des concepteurs de ce “nouveau” Musée de l’Homme où l’on prend soin d’effacer les traces de l’immense variété des peuples chère aux ethnologues, pour tenter de faire taire tout sentiment de nostalgie qui pourrait nuire au but du parcours muséal proposé aux visiteurs : admirer la Mondialisation !

Share




Christophe Colomb, les Indiens et le progrès de l’humanité (Howard Zinn)

FRAPPÉS D’ÉTONNEMENT, les Arawaks, femmes et hommes aux corps hâlés et nus abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu’à cet étrange et imposant navire afin de mieux l’observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de parler, les Arawaks s’empressèrent de les accueillir en leur offrant eau, nourriture et présents. Colomb écrit plus tard dans son journal de bord:

Share

Le développement durable est en train de détruire la planète ! (par Kim Hill)

Ne me parlez pas de développement durable. Vous voulez remettre en question mon mode de vie, mon impact, mon empreinte écologique ? Un monstre se tient au-dessus de nos têtes, dont l’empreinte est si gigantesque qu’il peut écraser une planète entière sous son pied, sans même s’en apercevoir ni s’en soucier. Ce monstre c’est la Civilisation Industrielle. Je refuse de soutenir ce monstre. Si la Terre doit vivre, le monstre doit mourir. Ceci est une déclaration de guerre.

Share


Ce que signifie le socialisme (Chris Hedges)

Comme l’a écrit Friedrich Engels, nous nous dirigerons soit vers le socialisme soit vers la barbarie. Si nous ne démantelons pas le capitalisme nous tomberons dans le chaos hobbesien des états défaillants, des migrations de masse — auxquelles nous assistons déjà — et de guerre sans fin. Les populations, particulièrement dans les pays du Sud, subiront la misère et un taux de mortalité élevé dû à l’effondrement des écosystèmes et des infrastructures, à une échelle qui n’a pas été atteinte depuis peut-être la peste noire. Aucun arrangement n’est possible avec le capitalisme mondial. Si nous ne renversons pas ce système il nous broiera. Et en ces temps de crise nous devons nous souvenir de ce que signifie être socialiste et de ce que cela ne signifie pas.

Share