Le Partage
Critique socio-écologique radicale

De la colonisation au « développement » : un seul et même projet (par Thierry Sallantin)

La guerre des mots organisée discrètement par nos ennemis : Comment ils ont introduit le mot « développement » puis comment est arrivé l’adjectif « soutenable » travesti ensuite en « durable ».

Ni anthropocène, ni capitalocène : le problème, c'est le mégalocène (par Thierry Sallantin)

Le mal, ce n’est pas le « capitalisme », ce qui laisserait supposer que si la société industrielle était gérée autrement, c’est-à-dire par les anticapitalistes que sont les communistes, les usines cesseraient soudain de polluer, de produire des gaz à effet de serre ! Non ! Le mal est plus profond : c’est l’industrialisme de Marx, Saint-Simon et Keynes ou Hayek qu’il faut remettre en cause. Ce sont tous les auteurs de l’anti-industrialisme qu’il faut relire, comme Thoreau, Tolstoï ou Gandhi, [et les auteurs de l’Encyclopédie des Nuisances, et Bernard Charbonneau, et Jacques Ellul, et tous les autres, NdE] et aujourd’hui Derrick Jensen […]

Animal, femme, indigène : trois figures pour une même peur (par Ana Minski)

La science n’échappe pas aux fluctuations idéologiques difficilement extirpables des contextes sociaux dont elles sont à la fois origine et débouché. L’anthropologie et la préhistoire ne font pas exception. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, naturalistes et anthropologues instrumentalisent les indigènes qui jouent tour à tour le rôle du chaînon manquant, de l’ignoble sauvage ou, parce que « le moins homme »[1], du noble sauvage.

La guerre et la construction de l'État en tant que crime organisé (par Charles Tilly)

Tandis qu’une intervention militaro-policière est en cours à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté aux alentours de 3h du matin ce lundi 9 avril 2018, il nous semble opportun de republier cette très bonne analyse du sociologue états-unien Charles Tilly, qui nous rappelle que l’État est une forme d’organisation sociale (ou antisociale, c’est selon) née de la violence et de la guerre, et qui utilise la violence et la guerre pour continuer à s’imposer — ce qui est tout aussi vrai des premières formes d’État que des États soi-disant « démocratiques » actuels. […]

Héros de la forêt pluviale : La vie et la mort de Bruno Manser (par Wade Davis / Christopher Kühn)

Note du traducteur : Le texte qui suit est une traduction de l’introduction rédigée par l’anthropologue canadien Wade Davis d’un excellent livre (en anglais) que je viens de finir, intitulé Rainforest Hero: The Life and Death of Bruno Manser (en français : « Héros de la forêt tropicale : la vie et la mort de Bruno Manser »), écrit par Ruedi Suter et publié en 2015. Cet ouvrage retrace l’histoire de Bruno Manser, un activiste suisse qui a dédié sa vie à la lutte pour la protection de la forêt tropicale de Bornéo, où vivait l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs nomades de la planète, le peuple Penan. À la suite de ce texte, vous trouverez un documentaire intitulé Bruno Manser – Laki Penan, réalisé par Christopher Kühn en 2007, qui retrace la vie incroyable de cet infatigable militant.

Le mythe du progrès et la toxicité de la monoculture mondialisée (par Nicolas Casaux)

Ainsi que le formule Wade Davis : « Il s’agit de trouver une inspiration et un réconfort dans l’idée qu’il existe des chemins différents du nôtre et que notre destinée n’est donc pas écrite à l’encre indélébile sur un ensemble de choix dont il est prouvé scientifiquement et de manière démontrable qu’ils ne sont pas les bons. »

Expropriation des corps, destruction des esprits : les cordes de pensée contre l'aliénation (par Ana Minski)

« …le processus de l’accumulation de la richesse, tel que nous le connaissons, stimulé par le processus vital puis stimulant la vie humaine, n’est possible que si l’homme sacrifie son monde et son appartenance-au-monde. » (H. Arendt, p. 324)

La déforestation, une Guerre mondiale contre les forêts (par Derrick Jensen)

« Cela ressemblait étrangement à une guerre. Ils attaquaient la forêt comme s’il s’agissait d’un ennemi à arracher des têtes de ponts, à repousser dans les collines, à mettre en lambeaux et à exterminer. Nombreux étaient les bûcherons qui pensaient non seulement fabriquer des poutres, mais également qu’ils libéraient la terre de l’emprise des arbres. »

— Murray Morgan, 1955

El trabajo (por Roger Belbéoch)

Texto originalmente publicado en la revista Survivre… et Vivre n° 16, primavera-verano 1973, pag. 16–22. El trabajo es la mayor de las preocupaciones, ya sea que le consagremos toda nuestra energía, como lo quisiera la moral,  o para poder escaparle, puesto que es una actividad cansada y aburrida. El niño, después de algunas decenas de […]


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