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anticapitalisme

Qu’est-ce que l’anti-industrialisme et que veut-il? (par Miquel Amorós)

De fait, la critique du déve­lop­pe­ment est la critique sociale telle qu’elle existe main­te­nant, aucune autre n’est véri­ta­ble­ment anti­ca­pi­ta­liste car aucune ne met en cause la crois­sance ou le progrès, les vieux dogmes que la bour­geoi­sie a trans­mis au prolé­ta­riat. D’un autre côté, les luttes de défense pour la préser­va­tion du terri­toire, en sabo­tant le déve­lop­pe­ment, font que l’ordre de la classe domi­nante chan­celle : dans la mesure où ses luttes réus­si­ront à refor­mer un sujet collec­tif anti­ca­pi­ta­liste, ces luttes devien­dront la lutte de classes moderne.

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Un message des Zapatistes pour cette nouvelle année: “Nous choisissons la vie!”

Compañe­ras et compañe­ros, nous sommes ici pour célé­brer aujourd’­hui le 22ème anni­ver­saire du commen­ce­ment de la guerre contre l’ou­bli. Depuis plus de 500 ans, nous avons enduré la guerre que les puis­sants de diffé­rentes nations, de diffé­rentes langues, couleurs et croyances, ont mené contre nous afin de nous anni­hi­ler. Ils voulaient nous tuer, que ce soit en tuant nos corps ou en tuant nos idées. Mais nous résis­tons.

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L’écologie radicale est criminalisée (entretien avec Armand Farrachi)

Les orga­ni­sa­tions d’ex­trême gauche qui enten­daient inté­grer l’éco­lo­gie à leur projet ont montré que certains concepts écolo­giques n’étaient pas inté­grables par une pensée de type marxiste (surpo­pu­la­tion, décrois­sance, libé­ra­tion animale, régime frugal, critique de la tech­nique, etc.). Il n’y a pas eu, en France, de courant intel­lec­tuel pour défendre ces idées. Les radi­caux passent pour des quasi terro­ristes, en tout cas des extré­mistes. Ils sont systé­ma­tique­ment attaqués dans la presse et suivis par la police. L’éco­lo­gie radi­cale n’est pas consi­dé­rée comme une frac­tion de l’opi­nion mais comme un danger, une menace. Tout ce qui est zadisme, ecoguer­riers, etc., est non seule­ment margi­na­lisé mais crimi­na­lisé.

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Joe Hill, in memoriam — Ne perdez pas de temps dans le deuil, organisez-vous ! (par Fausto Giudice)

Nous sommes impar­don­nables : nous avons raté le cente­naire de l’exé­cu­tion de Joe Hill, le 19 novembre 1915, à Salt Lake City. Comme Malcolm X, Patrice Lumumba, Che Guevara ou Thomas Sankara, il est mort, assas­siné par l’en­nemi de classe, à moins de 40 ans, exac­te­ment à 36 ans, fusillé par un pelo­ton d’exé­cu­tion. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et je m’en vais donc racon­ter cette page épique, tragique et sanglante de l’his­toire de la classe ouvrière des Amériques, ces hommes et ces femmes qui avaient fui la vieille Europe à la recherche du para­dis sur terre et tombèrent dans l’en­fer du capi­ta­lisme le plus meur­trier de l’his­toire.

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Où est notre Jeremy Corbyn? (Chris Hedges)

La poli­tique de Jeremy Corbyn, qui a remporté samedi une victoire écra­sante à la tête du Parti travailliste qui avait essuyé une défaite élec­to­rale en mai dernier, fait partie de la révolte globale contre la tyran­nie corpo­ra­tiste. Sa longue carrière avait été marquée par une mise à l’écart au sein même de la classe poli­tique de son pays. Mais n’ayant jamais renoncé aux idéaux socia­listes qui défi­nis­saient le vieux Parti travailliste, il est sorti intact du tas de fumier que repré­sente le néoli­bé­ra­lisme. Son inté­grité, ainsi que son audace, offrent une leçon à ceux qui, aux États-Unis, se défi­nissent comme appar­te­nant à la gauche, font de beaux discours, cherchent à compo­ser avec les élites au pouvoir — plus parti­cu­liè­re­ment avec le Parti démo­crate — et sont tota­le­ment dépour­vus de courage.

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