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L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

Un matin de décembre 2012, Bordeaux se réveillait avec une nouvelle pustule sur sa rive droite. Darwin, un « écosys­tème écolo », une « ruche dédiée aux acti­vi­tés écocréa­tives » dans une « démarche de déve­lop­pe­ment durable », un « labo­ra­toire de la ville du XXIe siècle », s’était installé au sein de la métro­pole française la plus en vogue, dans une caserne mili­taire désaf­fec­tée esti­mée à 2 millions d’eu­ros que la Commu­nauté urbaine brada pour deux tiers de sa valeur à Philippe Barre, riche héri­tier de la grande distri­bu­tion. Juteuse affaire immo­bi­lière maquillée par des publi­ci­taires en une étrange promesse de rédemp­tion écolo­gique, Darwin n’est qu’un décor en trompe-l’œil, qui peine à cacher les contra­dic­tions sur lesquelles il est édifié. Ses hérauts avaient d’ailleurs jugé néces­saire de prendre les devants en publiant sur leur site une longue page bour­rée de justi­fi­ca­tions creuses : « Darwin, face aux préju­gés ». À notre tour de tirer les choses au clair.

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L’ONU, le philanthrocapitalisme et l’écologisme grand public (par Fabrice Nicolino)

Le texte qui suit est tiré du livre crucial écrit par Fabrice Nico­lino, « Un empoi­son­ne­ment univer­sel : Comment les produits chimiques ont envahi la planète » (Les liens qui libèrent, 2014). Il revient sur la créa­tion d’ins­ti­tu­tions suppo­sé­ment écolo­gistes parmi les plus pres­ti­gieuses, et sur les inté­rêts écono­miques qui se cachent insi­dieu­se­ment derrière. Il complète bien le précé­dent article publié sur notre site, une traduc­tion d’un texte du cher­cheur austra­lien Michael Barker, qui traite à peu près du même sujet. Ils permettent de comprendre pourquoi il est illu­soire de comp­ter sur les insti­tu­tions domi­nantes pour sauver quoi que ce soit (à l’ex­cep­tion de la civi­li­sa­tion indus­trielle).

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Le mythe des énergies renouvelables (par Derrick Jensen)

Cette culture ne mettra rien en œuvre pour arrê­ter ou ralen­tir signi­fi­ca­ti­ve­ment le réchauf­fe­ment clima­tique. Cette culture sacri­fiera – lisez tuera – la planète plutôt que de remettre en ques­tion le système socio-écono­mique qui détruit notre seule maison. Comment le savons-nous ? En voici quelques bonnes raisons. […]

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Une entente secrète entre des groupes environnementaux et des compagnies pétrolières marque la fin d’une époque.

Les mouve­ments ont la trans­for­ma­tion comme objec­tif, et ils sont de moins en moins inté­res­sés par la décla­ra­tion de “victoires” pitoyables suivie d’un passage à autre chose. Nous voulons tout : une planète vivable, une distri­bu­tion équi­table des richesses dura­ble­ment produites, une déco­lo­ni­sa­tion des modes de contrôle des terres, et des orga­ni­sa­tions démo­cra­tiques qui reflè­te­ront ces objec­tifs. Lais­ser inex­ploi­tés l’es­sen­tiel des sables bitu­mi­neux qui nous restent en arrê­tant tous les pipe­lines propo­sés, c’est la première étape néces­saire.

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