greenwashing

Le colibri et le sanglier : Faire sa part ou faire le nécessaire ?

L’image de couverture est tirée de l’article suivant du blog d’Alessandro Pignocchi. La légende Quechua qui illustre les valeurs du Mouvement Colibri[1], et est à l’origine de son nom se déroule ainsi : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul […]

La transition anti-écologique : comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux)

En 1974, le philosophe André Gorz publiait un texte intitulé « Leur écologie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers — en un mot, le capitalisme. Voici ce qu’il écrivait :

L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

Un matin de décembre 2012, Bordeaux se réveillait avec une nouvelle pustule sur sa rive droite. Darwin, un « écosystème écolo », une « ruche dédiée aux activités écocréatives » dans une « démarche de développement durable », un « laboratoire de la ville du XXIe siècle », s’était installé au sein de la métropole française la plus en vogue, dans une caserne militaire désaffectée estimée à 2 millions d’euros que la Communauté urbaine brada pour deux tiers de sa valeur à Philippe Barre, riche héritier de la grande distribution. Juteuse affaire immobilière maquillée par des publicitaires en une étrange promesse de rédemption écologique, Darwin n’est qu’un décor en trompe-l’œil, qui peine à cacher les contradictions sur lesquelles il est édifié. Ses hérauts avaient d’ailleurs jugé nécessaire de prendre les devants en publiant sur leur site une longue page bourrée de justifications creuses : « Darwin, face aux préjugés ». À notre tour de tirer les choses au clair.

L'ONU, le philanthrocapitalisme et l'écologisme grand public (par Fabrice Nicolino)

Le texte qui suit est tiré du livre crucial écrit par Fabrice Nicolino, « Un empoisonnement universel : Comment les produits chimiques ont envahi la planète » (Les liens qui libèrent, 2014). Il revient sur la création d’institutions supposément écologistes parmi les plus prestigieuses, et sur les intérêts économiques qui se cachent insidieusement derrière. Il complète bien le précédent article publié sur notre site, une traduction d’un texte du chercheur australien Michael Barker, qui traite à peu près du même sujet. Ils permettent de comprendre pourquoi il est illusoire de compter sur les institutions dominantes pour sauver quoi que ce soit (à l’exception de la civilisation industrielle).

Une interview de Derrick Jensen (écologie politique, greenwashing, postmodernisme...)

Ce qui suit est la traduction de la retranscription d’une interview que Derrick Jensen a accordé à John Carico pour le site The Fifth Column, et publiée le 10 novembre 2015. […]

Le mythe des énergies renouvelables (par Derrick Jensen)

Cette culture ne mettra rien en œuvre pour arrêter ou ralentir significativement le réchauffement climatique. Cette culture sacrifiera – lisez tuera – la planète plutôt que de remettre en question le système socio-économique qui détruit notre seule maison. Comment le savons-nous ? En voici quelques bonnes raisons. […]

Un point de vue éclairant sur les éoliennes (par Frédéric Wolff)

A celles et à ceux qui se demandaient :
Comment continuer à saccager, enlaidir, piller, asservir dans l’enthousiasme général ?
Comment faire semblant de changer d’énergie sans rien changer de notre société ni de notre mode de vie ?

Ce samedi soir de l’accord "historique" (par Fabrice Nicolino)

Je le sais, soyez-en certains. On vous a, on nous a servi un bon millier de fois le rapprochement avec les Accords de Munich. Ce ne sera donc qu’une fois de plus. Comme je l’ai écrit constamment depuis des mois, il était certain que la COP21 se finirait sur un texte prodigieux, « historique », jamais vu, etc. Et tel est bien le cas.

Une entente secrète entre des groupes environnementaux et des compagnies pétrolières marque la fin d’une époque.

Les mouvements ont la transformation comme objectif, et ils sont de moins en moins intéressés par la déclaration de “victoires” pitoyables suivie d’un passage à autre chose. Nous voulons tout : une planète vivable, une distribution équitable des richesses durablement produites, une décolonisation des modes de contrôle des terres, et des organisations démocratiques qui reflèteront ces objectifs. Laisser inexploités l’essentiel des sables bitumineux qui nous restent en arrêtant tous les pipelines proposés, c’est la première étape nécessaire.

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