illusions vertes

We Love Green(washing), festival-vitrine de l'écocapitalisme (par Nicolas Casaux)

Près de 40 ans après l’invention de ce concept de « développement durable », la situation écologique planétaire, qui n’a jamais cessé d’empirer, est pire que jamais. L’inanité de ce concept est manifeste. Pourtant, d’un point de vue commercial, le « développement durable » est une incroyable réussite. Toutes les entreprises et tous les gouvernements s’en réclament. L’illusion fonctionne, notamment grâce au complexe médiatico-culturel doté de moyens colossaux et toujours plus envahissant qui n’a de cesse de relayer les mensonges du capitalisme vert. L’imbécillité de toute cette entreprise de propagande culmine dans le festival de musique soi-disant « écolo » et « engagé » We Love Green. […]

Les industries des énergies « vertes » et le « mangerbio » : deux fausses solutions (par Nicolas Casaux)

Depuis plusieurs années, dans les médias grand public, la propagande en faveur du développement des énergies dites « vertes » (et, plus largement, en faveur du « développement durable ») ne cesse de s’intensifier. En parallèle, l’état du monde naturel ne cesse d’empirer (je pourrais citer une liste interminable d’indicateurs de la catastrophe écologique en cours, mais il est plus simple de souligner qu’aucun indicateur ne témoigne d’une amélioration véritable). […]

La transition anti-écologique : comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux)

En 1974, le philosophe André Gorz publiait un texte intitulé « Leur écologie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers — en un mot, le capitalisme. Voici ce qu’il écrivait :

Du mythe de la croissance verte à un monde post-croissance (par Philippe Bihouix)

La croissance « verte » se base, en tout cas dans son acception actuelle, sur le tout-technologique. Elle ne fera alors qu’aggraver les phénomènes que nous venons de décrire, qu’emballer le système, car ces innovations « vertes » sont en général basées sur des métaux moins répandus, aggravent la complexité des produits, font appel à des composants high tech plus durs à recycler. Ainsi du dernier cri des énergies renouvelables, des bâtiments « intelligents », des voitures électriques, hybrides ou hydrogène…

L’étrange logique derrière la quête d’énergies « renouvelables » (par Nicolas Casaux)

Étant donné que les pays du monde produisent actuellement environ 50 millions de tonnes de déchets électroniques par an, dont l’immense majorité (90%) ne sont pas recyclées. Étant donné que cela suffit à parler de désastre. […]

L’écologie™ du spectacle et ses illusions vertes (espoir, « progrès » & énergies « renouvelables »)

Contre le dessèchement de la pensée par la répétition paresseuse de sempiternels lieux communs ou par une frénésie conceptualisatrice faisant souvent fi de toute rigueur, l’exercice scrupuleux de l’esprit critique mérite, me semble-t-il, d’être instamment réhabilité. […]

Du « développement durable » au capitalisme vert (par Derrick Jensen)

Le mot soutenable [ou « durable », NdT] n’est plus qu’un Gloire au seigneur ! pour les éco-adeptes. C’est un mot qui permet aux corporatistes commerciaux, avec leurs bons sentiments « verts » médiatiques, de rejoindre l’impitoyable déni des privilégiés. C’est un mot que je n’ose presque pas utiliser tellement les moralistes paresseux, les individualistes suffisants et les groupies de l’utopie techno-consumériste à venir l’ont vidé de son sens. […]

Comment les barrages détruisent le monde naturel (et non, le Costa Rica n'est pas un paradis écologique)

En ces temps de désinformation organisée, revenons sur une des nombreuses illusions vertes qu’on nous présente comme une « solution » qui nous permettrait de continuer à bénéficier du confort industriel tout en ne détruisant plus la nature ou (et c’est surtout ce qui est mis avant) en ne déréglant plus son climat. Intéressons nous au cas des barrages et de l’hydroélectricité. […]

L'électrification ou l'expansion de la société industrielle de consommation : l'exemple de l'Afrique

Ce que nous essaierons de souligner dans le texte qui suit, c’est que l’électrification de l’Afrique découle directement de l’expansion et de l’ancrage du mode de vie, de penser et d’être, mais surtout d’avoir, profondément antiécologique et aliénant, de la culture occidentale dominante. […]

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