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Technocritiques – Conclusion : L’impasse industrielle (par François Jarrige)

L’opposition aux produits imaginés dans les laboratoires et aux innovations techniques est devenue nécessaire, indispensable même, pour éviter les catastrophes qui s’annoncent. La plupart des innovations ont d’ailleurs été des échecs, elles ont été oubliées ; de nombreux dispositifs qui semblaient miraculeux ont été relégués dans les poubelles de l’histoire. Pourquoi ne pas accepter cette possibilité ? Plutôt que d’abdiquer devant l’avenir qui se construit à marche forcée, avec ses prophètes futuristes, ne pourrions-nous pas nous considérer enfin libres de creuser des sillons oubliés en renonçant aux trajectoires qui conduisent si manifestement à des impasses ?


Qu’est-ce que l’anti-industrialisme et que veut-il? (par Miquel Amorós)

De fait, la critique du développement est la critique sociale telle qu’elle existe maintenant, aucune autre n’est véritablement anticapitaliste car aucune ne met en cause la croissance ou le progrès, les vieux dogmes que la bourgeoisie a transmis au prolétariat. D’un autre côté, les luttes de défense pour la préservation du territoire, en sabotant le développement, font que l’ordre de la classe dominante chancelle : dans la mesure où ses luttes réussiront à reformer un sujet collectif anticapitaliste, ces luttes deviendront la lutte de classes moderne.


Permaculture, agroécologie, jardins-forêts : des pratiques millénaires, l’exemple des Yanomami (par Thierry Sallantin)

Vers une réintroduction des méthodes douces d’artificialisation des forêts en décolonisant notre imaginaire d’occidentaux ne jurant que par l’AGER (guerre à la nature) / Nouvelles interrogations autour des notions de SYLVA, AGER et HORTUS / Exemples des agricultures Wayampi (Guyane française) et Yanomami (Venezuela)


Les poules préfèrent les cages! (par Armand Farrachi)

Une étude « scientifique » sur le comportement des poules élevées en batterie a conclu qu’elles n’étaient pas gênées par leur cage, mais s’y trouvaient au contraire plus en sécurité qu’ailleurs. De là à prétendre que les poules préfèrent les cages, il n’y a qu’un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent l’obscurité, les otaries les cirques, les Indiens les réserves, ou que les humains se plaisent dans un environnement dévasté ?