politique

Où est notre Jeremy Corbyn? (Chris Hedges)

La politique de Jeremy Corbyn, qui a remporté samedi une victoire écrasante à la tête du Parti travailliste qui avait essuyé une défaite électorale en mai dernier, fait partie de la révolte globale contre la tyrannie corporatiste. Sa longue carrière avait été marquée par une mise à l’écart au sein même de la classe politique de son pays. Mais n’ayant jamais renoncé aux idéaux socialistes qui définissaient le vieux Parti travailliste, il est sorti intact du tas de fumier que représente le néolibéralisme. Son intégrité, ainsi que son audace, offrent une leçon à ceux qui, aux États-Unis, se définissent comme appartenant à la gauche, font de beaux discours, cherchent à composer avec les élites au pouvoir — plus particulièrement avec le Parti démocrate — et sont totalement dépourvus de courage.

La parade des hypocrites - sous les feux de la rampe à Paris (par Pepe Escobar)

Une parade d’hypocrisie politique sans précédent. La vision du Général Hollande, conquérant du Mali ; de David d’Arabie Cameron ; d’Angela « laissons les Ukrainiens de l’Est mourir » Merkel ; d’Ahmed « Assad doit dégager » Davutoglu ; et même du Roi Sarko 1er, libérateur de la Libye ; sans parler de Bibi « solution finale » Netanyahou – tous paradant pour la « liberté », « la liberté d’expression », et la « civilisation » contre la barbarie, dans les rues de Paris, ferait trembler de dégoût les plus grands intellectuels de tradition occidentale, de Diogène à Voltaire et de Nietzsche à Karl Kraus.

Francis Dupuis-Déri - L’anarchie dans la philosophie politique (2007)

« Quel est le meilleur régime politique ? » Voilà la question fondamentale à laquelle la philosophie politique occidentale s’est traditionnellement attribué le devoir de répondre, dénombrant généralement trois types purs de régimes (la monarchie, l’aristocratie et la démocratie) et un régime mixte (la république), constitué d’éléments des trois régimes purs. […] Quant à l’« anarchie », les philosophes les plus influents de la tradition occidentale l’ont identifiée comme la forme dégénérée et pathologique de la démocratie, entendue ici sous sa forme directe où tous les citoyens peuvent participer à l’assemblée où se prennent les décisions politiques collectivement et à la majorité.
Assimiler ainsi l’anarchie à une forme dévoyée de la démocratie directe constitue une erreur grave qui appauvrit la philosophie politique.

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