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Avertissement à l’adresse des lycéennes et lycéens!

Nous, qui sommes de la génération qui vous précède, voudrions vous avertir de ce que nous avons mis bien du temps à réaliser : presque rien de ce qui compte réellement — PARCE QUE DÉTERMINANT CE QUI ARRIVE À NOS VIES — n’est plus décidé par des humains et encore moins soumis à leur suffrage. Ce qui s’appelait “citoyen” (un individu qui prend part aux orientations de la Cité) a cessé d’exister.

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Technocritique contre industrie [du mensonge] – (par François Jarrige)

Depuis l’ouverture des « Tobacco Documents », ces archives secrètes ayant révélé les stratégies déployées par les industriels du tabac pour façonner l’opinion, manipuler la science et empêcher toute régulation de leur activité, les enquêtes se sont multipliées sur les manières subtiles par lesquelles l’industrie fabrique le mensonge et sème le doute sur les découvertes menaçant ses profits.

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Qu’est-ce que l’anti-industrialisme et que veut-il? (par Miquel Amorós)

De fait, la critique du développement est la critique sociale telle qu’elle existe maintenant, aucune autre n’est véritablement anticapitaliste car aucune ne met en cause la croissance ou le progrès, les vieux dogmes que la bourgeoisie a transmis au prolétariat. D’un autre côté, les luttes de défense pour la préservation du territoire, en sabotant le développement, font que l’ordre de la classe dominante chancelle : dans la mesure où ses luttes réussiront à reformer un sujet collectif anticapitaliste, ces luttes deviendront la lutte de classes moderne.

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Du développement au « développement durable » : histoire d’une tromperie (par Fabrice Nicolino)

L’idéologie du développement, dirait sans doute Rist, est avant tout un avatar de la religion. Cette croyance se moque en effet des notions de vrai et de faux, de faits et de raison, car elle n’est de toute façon pas réfutable. Chacun peut voir à quel point le “développement” a échoué.

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Le mythe de la machine : la pensée de Lewis Mumford

La civilisation moderne n’est plus qu’un véhicule gigantesque, lancé sur une voie à sens unique, à une vitesse sans cesse accélérée. Ce véhicule ne possède malheureusement ni volant, ni frein, et le conducteur n’a d’autres ressources que d’appuyer sans cesse sur la pédale d’accélération, tandis que, grisé par la vitesse et fasciné par la machine, il a totalement oublié quel peut être le but du voyage.

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[Il y a 70 ans!] “An deux mille” — Le progrès, la technique et la démocratie (par Bernard Charbonneau)

Nos moyens sont de plus en plus prodigieux et nos fins de plus en plus incertaines. Il ne nous reste plus que des mots abstraits, la justice, la liberté, de plus en plus dépourvus de puissance effective. À part cela, un vague désir de bonheur physique, l’aspiration à un plus grand confort. Surtout le besoin d’augmenter notre efficacité individuelle ou sociale. Mais cette volonté de puissance elle-même n’est que le reflet des moyens dont nous disposons, la joie des forces qu’ils nous communiquent. Cette fin-là, ce sont les moyens qui la créent. […]

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