suprémacisme

Science et aliénation (par Ana Minski)

En 2005, dans son ouvrage Par-delà nature et culture, Philippe Descola définit quatre ontologies principales selon les relations et conceptions qu’établissent les sociétés humaines avec la nature et ses autres existants : le totémisme, l’animisme, l’analogisme et le naturalisme. Nos sociétés dites modernes sont des sociétés dites naturalistes : elles envisagent une continuité entre humains et non-humains par des lois physiques universelles mais accordent à l’homme, et à lui seul, la faculté de les surpasser pour les maîtriser. […]

Animal, femme, indigène : trois figures pour une même peur (par Ana Minski)

La science n’échappe pas aux fluctuations idéologiques difficilement extirpables des contextes sociaux dont elles sont à la fois origine et débouché. L’anthropologie et la préhistoire ne font pas exception. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, naturalistes et anthropologues instrumentalisent les indigènes qui jouent tour à tour le rôle du chaînon manquant, de l’ignoble sauvage ou, parce que « le moins homme »[1], du noble sauvage.

La civilisation, le suprémacisme humain et l’écologie (par Nicolas Casaux)

La culture dominante, la civilisation industrielle, et ses formes précédentes (diverses civilisations), ont en commun certaines caractéristiques fondamentales, raison pour laquelle est aujourd’hui établie une sorte de continuité temporelle conceptuelle appelée Histoire, basée sur une idée de progrès (de progression). Des peuples pré-industriels deviennent ainsi industriels, puis post-industriels. […]

La vie à la fin de l'Empire : effondrement, suprémacisme et lamentations narcissiques (par Nicolas Casaux)

Comment le suprémacisme humain, à l’origine de l’effondrement du monde, s’en inquiète pour de mauvaises raisons et se lamente narcissiquement sur son propre sort.

Trump et comment nous en sommes arrivés là (par Derrick Jensen)

La décadence de l’Empire entraine une résurgence des valeurs incarnées par Trump : la haine de la femme, le racisme, la désignation à la vindicte de ceux qui mettent des bâtons dans les roues de l’empire, et la volonté de faire tout et n’importe quoi pour maintenir cet empire, pour « rendre sa grandeur à l’Amérique [la Grèce, Rome, le Royaume-Uni, la Chine] ». […]

Le mythe de la suprématie humaine / extrait #1 (par Derrick Jensen)

La haine de la nature est omniprésente dans cette culture. Omniprésente. Ce soir, j’ai lu un éditorial dans le magazine Forbes, intitulé « dans la bataille Man VS. Nature, je choisis l’homme ». […]

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