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La technique, la technologie et la machine (par Jean-Marc Mandosio)

Avant d’aborder le conditionnement néotechnologique proprement dit, nous allons préciser ce que nous entendons par technique et technologie. L’une des caractéristiques les plus frappantes de l’abondante littérature consacrée à “la technique” est que la notion même de technique n’y est presque jamais définie, comme si elle allait de soi ; or c’est loin d’être le cas, et il règne souvent dans ce domaine un certain flou, propice aux malentendus. Il nous faut donc procéder à quelques mises au point indispensables, qui vont rapidement nous amener au cœur du sujet.

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« L’héroïne électronique » : comment les écrans transforment les enfants en drogués psychotiques

Il y a une raison pour laquelle les parents les plus méfiants face à la technologie sont les concepteurs et les ingénieurs en technologie. Steve Jobs était bien connu pour être un parent anti-technologie. Les directeurs techniques et ingénieurs de la Silicon Valley placent leurs enfants dans les écoles Waldorf, non-technologisées. Les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page sont issus d’écoles Montessori, non-technologisées, à l’instar du créateur d’Amazon Jeff Bezos et du fondateur de Wikipédia Jimmy Wales. […]

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Du post-historique au post-humain : la déshumanisation progressiste (par Lewis Mumford)

La ligne possible de développement que je vais maintenant prolonger repose sur l’hypothèse que notre civilisation continuera à suivre le chemin tracé par le Nouveau Monde et accordera toujours plus d’importance aux pratiques introduites à l’origine par le capitalisme, la technique de la machine, les sciences physiques, l’administration bureaucratique et le gouvernement totalitaire; et que de leur côté ces pratiques se combineront pour former un système parfaitement clos sur lui-même, dirigé par une intelligence délibérément dépersonnalisée. […]

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L’incohérence du socialisme: le mythe du progrès & le culte de la machine (par George Orwell)

[…] Le machinisme appelle le socialisme, mais le socialisme en tant que système mondial implique le machinisme, puisqu’il sous-entend certaines exigences incompatibles avec le mode de vie primitif. Il exige, par exemple, une intercommunication constante et un échange perpétuel de marchandises entre les différents points du globe. Il exige un certain degré de centralisation. Il exige un niveau de vie sensiblement égal pour tous les êtres humains et, sans doute, une certaine uniformité dans l’éducation. […]

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La technologie comme domination (par Miguel Amoros)

[…] La civilisation capitaliste place la production séparée au centre de la société; le pouvoir dépend de la production, la production dépend de la technologie, par conséquent le pouvoir dépend de la technologie. La technologie étant la principale force productive, le progrès social suit la logique du progrès technologique. Et comme le dit Ellul, la technologie n’est rien d’autre que le mode d’organisation du monde. Le pire de tous. La technique n’est pas neutre, elle ne l’est jamais. […]

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Technocritique contre industrie [du mensonge] – (par François Jarrige)

Depuis l’ouverture des « Tobacco Documents », ces archives secrètes ayant révélé les stratégies déployées par les industriels du tabac pour façonner l’opinion, manipuler la science et empêcher toute régulation de leur activité, les enquêtes se sont multipliées sur les manières subtiles par lesquelles l’industrie fabrique le mensonge et sème le doute sur les découvertes menaçant ses profits.

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ALORS, ÇA VIENT ? Pourquoi la transition se fait attendre (par Pablo Servigne & Raphaël Stevens)

La transition vers un monde soutenable, on la souhaite, on la rêve… Et on l’attend toujours ! Mais qu’est-ce qui bloque ? Loin des théories du grand complot ou du mythe des politiciens incompétents et corrompus, cette inertie pourrait être expliquée en grande partie par le phénomène de “lock-in”, lorsqu’un système technique dominant tend naturellement à verrouiller l’émergence d’alternatives.

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Le mythe de la machine : la pensée de Lewis Mumford

La civilisation moderne n’est plus qu’un véhicule gigantesque, lancé sur une voie à sens unique, à une vitesse sans cesse accélérée. Ce véhicule ne possède malheureusement ni volant, ni frein, et le conducteur n’a d’autres ressources que d’appuyer sans cesse sur la pédale d’accélération, tandis que, grisé par la vitesse et fasciné par la machine, il a totalement oublié quel peut être le but du voyage.

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